Institut Fraser

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25 juil. 2012 06h32 HE

Institut Fraser: Le temps d'attente pour de nouveaux médicaments contre le cancer est près de deux fois plus long au Canada qu'aux États-Unis

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 25 juillet 2012) - Le processus d'évaluation et d'approbation de nouveaux médicaments contre le cancer est près de deux fois plus long au Canada qu'aux États-Unis et est aussi plus long qu'en Europe, conclut une nouvelle étude de l'Institut Fraser, l'organisme de recherche en politiques publiques le plus réputé au pays.

En conséquence, la population canadienne doit attendre substantiellement plus longtemps afin de bénéficier de nouveaux médicaments contre le cancer qui pourraient sauver des vies.

« Le cancer est la principale cause de décès prématuré au Canada. Malheureusement, le processus d'évaluation et d'approbation de nouveaux médicaments contre le cancer est inutilement plus long ici que dans d'autres pays développés », a déclaré Dr Nigel Rawson, senior fellow à l'Institut Fraser et auteur de l'étude Access to New Oncology Drugs in Canada Compared with the United States and Europe. L'étude complète (en anglais seulement) est disponible à www.institutfraser.org.

« Pourquoi les délais d'évaluation sont-ils plus longs au Canada qu'aux États-Unis et qu'en Europe? Cette situation soulève de sérieuses questions quant à savoir si notre régime d'évaluation des médicaments est bénéfique ou néfaste du point de vue des patients canadiens atteints du cancer. »

L'étude compare le temps qu'il a fallu pour approuver chacun des 33 nouveaux médicaments contre le cancer qui ont reçu une autorisation de commercialisation au Canada, aux États-Unis et dans la Communauté européenne de 2003 à 2011. De plus, l'étude précise si ces nouveaux médicaments ont reçu une autorisation de remboursement en vertu des régimes publics d'assurance médicaments des provinces.

Des 33 médicaments contre le cancer pour lesquels une demande d'approbation a été présentée de 2003 à 2011, 30 ont été approuvés aux États-Unis, 26 dans la Communauté européenne et seulement 24 au Canada. À une exception près, il a fallu davantage de temps à Santé Canada (dont le temps d'évaluation médian a été de 356 jours) qu'à la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis (temps d'évaluation médian de 182 jours) pour approuver chaque nouveau médicament contre le cancer.

De plus, 25 des 30 médicaments approuvés par la FDA pendant la période étudiée ont bénéficié d'un examen accéléré, alors que seulement 8 des 24 médicaments approuvés par Santé Canada ont reçu un traitement prioritaire.

« Qui plus est, le temps d'évaluation médian des médicaments faisant l'objet d'un examen accéléré a été de six mois aux États-Unis, alors qu'il a tout de même fallu près d'un an pour approuver les médicaments jouissant d'un traitement prioritaire au Canada », a affirmé M. Rawson.

« Pire encore : lorsqu'un médicament a finalement été approuvé par Santé Canada, les patients découvrent souvent qu'il n'est pas couvert par le régime public d'assurance médicaments de leur province. »

À la fin du mois de mars 2012, les régimes publics d'assurance médicaments des provinces couvraient tous - au moins en partie - seulement 3 des 24 médicaments approuvés au Canada depuis 2003, alors que 7 autres étaient couverts uniquement par certaines provinces. Surtout, près de 60 % des médicaments approuvés n'étaient couverts par aucun régime public d'assurance provincial.

Afin de garantir que la population canadienne ait accès en temps opportun aux nouveaux médicaments contre le cancer déjà approuvés aux États-Unis et en Europe, l'étude propose d'obliger Santé Canada à tenir compte des approbations dans ces endroits. Si un médicament n'est pas approuvé au Canada après un certain délai (par exemple, 90 jours) à partir de sa date d'approbation aux États-Unis ou en Europe, Santé Canada devrait être tenu de justifier les motifs de ce retard.

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L'Institut Fraser est un organisme canadien indépendant de recherche en politiques publiques et d'éducation qui possède des bureaux à Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal et qui entretient des liens avec un réseau mondial de 80 laboratoires d'idées. Son objectif est d'effectuer et de diffuser des recherches à propos de l'impact des marchés concurrentiels et de l'intervention gouvernementale sur le bien-être des individus. Afin de protéger son indépendance, il n'accepte pas de subventions de la part de gouvernements, ni de contrats de recherche.

Consultez le site Web www.institutfraser.org.

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