Institut Fraser

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28 avr. 2009 06h00 HE

Institut Fraser : Les familles canadiennes paient davantage en impôts que le total de ce qu'elles paient pour se nourrir, s'habiller et se loger

VANCOUVER, COLOMBIE-BRITANNIQUE--(Marketwire - 28 avril 2009) - La famille canadienne moyenne dépense près de la moitié de son revenu total en impôts, c'est-à-dire davantage que ce qu'elle dépense pour se nourrir, s'habiller et se loger, d'après une nouvelle étude de l'Institut Fraser, un organisme de recherche indépendant.

L'Indice d'imposition du consommateur canadien 2009 montre que même si le revenu de la famille canadienne moyenne a augmenté de manière considérable depuis 1961, sa facture d'impôts totale a crû à un rythme bien plus rapide.

- En 2008, la famille canadienne moyenne gagnait un revenu de 71 764 $ et payait des impôts totalisant 31 535 $, soit 43,9 % de son revenu.

- En 1961, la famille canadienne moyenne gagnait un revenu de 5000 $ et payait des impôts totalisant 1675 $, soit 33,5 % de son revenu.

"Les familles canadiennes ont vu leur facture d'impôts totale augmenter d'une proportion incroyable de 1783 % au cours des 47 dernières années," a déclaré Niels Veldhuis, coauteur de l'étude et directeur des études fiscales à l'Institut Fraser.

"Le fardeau fiscal des Canadiens dépasse largement l'impôt sur le revenu. Lorsqu'on additionne tous les impôts payés par les Canadiens à chaque ordre de gouvernement, la famille typique consacre une plus grande part de son revenu à l'Etat qu'elle ne dépense sur les nécessités de base comme la nourriture, les vêtements et le logement."

L'Indice d'imposition du consommateur canadien calcule la facture d'impôts totale de la famille canadienne typique en additionnant les différents impôts qu'une famille paie à l'échelle fédérale, provinciale et municipale. Ceux-ci comprennent les impôts directs comme l'impôt sur le revenu, les taxes à la consommation, l'assurance-emploi et les cotisations au Régime de pensions du Canada, de même que les impôts "cachés" comme les droits de douane, les taxes d'accise sur le tabac et l'alcool, les taxes d'amusement et les taxes sur l'essence.

"A cette période de l'année, la plupart des Canadiens s'affairent à remplir leur déclaration aux fins de l'impôt sur le revenu. Cependant, l'impôt sur le revenu des particuliers ne compte que pour 33 % de la facture d'impôts totale payée par la famille canadienne moyenne en 2008," a affirmé M. Veldhuis.

L'Indice d'imposition du consommateur canadien tente de répondre à la question : comment le fardeau fiscal de la famille moyenne a-t-il évolué depuis 1961?

En 1961, la famille moyenne devait dépenser 56,5 % de son revenu pour se nourrir, s'habiller et se loger. La même année, 33,5 % du revenu de cette famille allait à l'Etat sous forme d'impôts.

En 1981, la situation était inversée : les gouvernements prélevaient désormais 40,8 % du revenu sous forme d'impôts, alors que la famille dépensait 40,5 % pour se nourrir, s'habiller et se loger.

En 2008, la famille moyenne consacrait 43,9 % de son revenu pour payer les impôts des gouvernements alors qu'elle dépensait 35,7 % de son revenu pour les nécessités de la vie - la nourriture, les vêtements et le logement.

Depuis 1961, la facture d'impôts totale de la famille canadienne moyenne a augmenté de 1783 %. En comparaison, le coût pour se loger a augmenté de 1218 %, pour se nourrir de 532 % et pour s'habiller de 536 % depuis 1961.

"Au cours des 47 dernières années, le montant d'argent que la famille canadienne moyenne paie en impôts a augmenté plus rapidement que toute autre dépense, au point où les impôts sont désormais la dépense la plus importante pour une famille," d'après M. Veldhuis.

L'Institut Fraser est un organisme de recherche indépendant avec des bureaux dans toute l'Amérique du Nord et des partenaires dans plus de 70 pays. Son objectif est d'effectuer et de diffuser des recherches à propos de l'impact des marchés concurrentiels et de l'intervention gouvernementale sur le bien-être des individus. Afin de protéger son indépendance, il n'accepte pas de subventions de la part de gouvernements, ni de contrats de recherche. Consultez le site Web www.institutfraser.org.

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