Institut Fraser

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23 avr. 2013 08h49 HE

Institut Fraser: Les impôts et les taxes accaparent une plus grande part du budget des familles que la satisfaction des besoins fondamentaux

VANCOUVER, COLOMBIE-BRITANNIQUE--(Marketwired - 23 avril 2013) - Les familles canadiennes consacrent des sommes plus importantes aux impôts et aux taxes qu'à l'ensemble de la nourriture, des vêtements et du logement, selon une nouvelle étude de l'Institut Fraser, un organisme de recherche canadien indépendant et non partisan.

Selon l'étude intitulée Indice d'imposition du consommateur canadien, en 2012, la famille moyenne consacrait 42,7 % de son revenu aux impôts et aux taxes - soit tous les types de taxes et d'impôts levés par les gouvernements fédéral et provinciaux et les administrations municipales -, contre 36,9 % à l'ensemble de la nourriture, des vêtements et du logement.

« Les impôts et les taxes sont de loin le poste budgétaire le plus important du ménage moyen et celui qui affiche la progression la plus rapide, affirme Charles Lammam, directeur associé de l'Institut Fraser et coauteur de l'étude. La version intégrale du rapport d'enquête (en anglais seulement) est accessible en format PDF sur le site de l'Institut à l'adresse www.institutfraser.org.

« En fait, le fardeau fiscal total de la famille moyenne a augmenté de pas moins de 1 787 % depuis 1961. »

Cette croissance de 1 787 % dépasse celle du coût du logement (1 290 %), des vêtements (607 %) et de la nourriture (578 %). Elle dépasse également la croissance de l'indice des prix à la consommation de Statistique Canada (675 %). Ce dernier mesure le prix moyen que les consommateurs paient pour les biens et services qu'ils achètent, notamment le logement, la nourriture, les vêtements, le transport, les soins de santé, les soins personnels et l'éducation.

L'Indice d'imposition du consommateur canadien de l'Institut Fraser suit la charge fiscale totale - soit le total des différents impôts et taxes payés à l'échelle fédérale, provinciale et municipale - de la famille canadienne moyenne de 1961 à 2012. Cela comprend notamment l'impôt sur le revenu, les taxes de vente, les impôts fonciers, les cotisations à l'assurance-emploi et aux régimes publics de retraite, de même que les impôts « cachés » comme les droits d'importation, les impôts sur les bénéfices et les taxes sur l'essence.

Les chiffres de cette année montrent que le revenu moyen des familles a augmenté considérablement ces 50 dernières années, mais que leur fardeau fiscal total a augmenté davantage :

  • En 2012, la famille canadienne moyenne (qui comprend tant les familles que les personnes vivant seules) gagnait 74 113 $ et payait 31 615 $ en impôts et en taxes, ce qui représente un fardeau fiscal de 42,7 % du revenu total.
  • En 1961, la famille canadienne moyenne gagnait un revenu de 5 000 $ et payait des impôts et des taxes totalisant 1 675 $, soit 33,5 % du revenu total.

L'étude souligne également que, en 1961, la famille moyenne consacrait 56,5 % de son revenu au logement, à la nourriture et aux vêtements, et en versait 33,5 % sous forme d'impôts et de taxes. En 2012, la situation était l'inverse de celle de 1961 : la famille moyenne consacrait 36,9 % de son revenu à la satisfaction des besoins fondamentaux et en versait 42,7 % sous forme d'impôts et de taxes.

Les déficits : des impôts futurs

Malheureusement, le gouvernement fédéral et la plupart des gouvernements provinciaux affichent des déficits budgétaires, leurs recettes fiscales actuelles étant inférieures à leurs dépenses.

« Les perspectives des contribuables sont sombres, puisque les travailleurs canadiens devront un jour financer les déficits, à moins que les gouvernements ne prennent des mesures sérieuses pour réduire leurs dépenses, fait valoir M. Lammam.

« Lorsque l'on tient compte des déficits publics, qui représentent des impôts futurs, on constate que la charge fiscale totale de la famille canadienne moyenne a augmenté de 1 932 % depuis 1961. »

L'Institut Fraser est un organisme canadien indépendant de recherche en politique publique et d'éducation qui possède des bureaux à Vancouver, à Calgary, à Toronto et à Montréal, et collabore avec 86 centres d'études et de recherches dans le monde. Sa mission consiste à mesurer, à analyser et à faire connaître les effets d'un marché concurrentiel et de l'intervention gouvernementale sur le bien-être des citoyens. Afin de préserver son indépendance, l'Institut refuse toute subvention et tout contrat de recherche des administrations publiques. Consultez son site à l'adresse www.institutfraser.org.

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