Institut Fraser

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01 sept. 2011 06h32 HE

Institut Fraser: Malgré une légère amélioration du marché du travail provincial, Québec doit accroître la productivité et réformer les lois relatives au travail pour éviter un recul

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwire - 1 sept. 2011) - De légères améliorations dans la performance de son marché du travail ont permis au Québec de passer de l'avant-dernier rang au milieu du peloton dans le classement annuel des marchés du travail provinciaux publié par l'Institut Fraser.

Selon le rapport d'enquête, intitulé Measuring Labour Markets in Canada and the United States 2011, le Québec se classe au 5e rang des provinces canadiennes. Il devance ainsi l'Ontario et le Nouveau-Brunswick (ex æquo au 6e rang), la Nouvelle-Écosse (8e), Terre-Neuve-et-Labrador (9e) et l'Île-du-Prince-Édouard (10e). L'an dernier, le Québec s'était classé 9e, ne devançant que Terre-Neuve-et-Labrador.

Les provinces de l'Ouest canadien offrent toujours les marchés du travail les plus performants au Canada. En effet, l'Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba et la Colombie-Britannique se sont respectivement classés aux premier, deuxième, troisième et quatrième rangs. La version intégrale du rapport est accessible sur le site de l'Institut à www.institutfraser.org.

Bien que la performance du marché du travail du Québec ait affiché quelques petites améliorations, son meilleur classement cette année s'explique surtout par les effets de la récession sur les marchés du travail des autres provinces.

« Les fondamentaux du marché du travail québécois demeurent médiocres », affirme Filip Palda, senior fellow de l'Institut Fraser et professeur à l'École nationale d'administration publique.

« Québec doit mettre en place des politiques visant à améliorer la productivité, à assouplir les règlements sur le travail et à attirer des entreprises du secteur privé qui créent des emplois. »

L'enquête Measuring Labour Markets in Canada and the United States 2011 évalue la performance des marchés du travail des dix provinces canadiennes et des cinquante États de l'Union, et examine les facteurs qui influent sur cette performance. Le rapport comprend une mesure globale de la performance fondée sur cinq indicateurs, soit la croissance de l'emploi total, la croissance de l'emploi dans le secteur privé, le taux de chômage, la durée des périodes de chômage et la productivité du travail sur la période de 2006 à 2010.

Le rapport constate que le Québec s'est classé 57e sur 60 provinces et États quant à la productivité moyenne de la main-d'œuvre, et 36e sur 60 quant au taux de chômage. Le marché du travail de la province se caractérise également par le taux de syndicalisation le plus élevé en Amérique du Nord (39,7 %) et l'un des taux d'emploi les plus élevés dans le secteur public (19,6 %), ce qui lui vaut le 55e rang sur 60. Par ailleurs, la province figurait au 56e rang en raison de son salaire minimum élevé, qui représente 41,3 % du salaire moyen.

La progression du Québec dans le classement découle en partie de la croissance de 0,9 % de l'emploi dans le secteur privé, qui lui a permis de se classer 9e sur 60, surpassant l'Ontario. La province voisine a en effet enregistré une baisse de 0,1 % de l'emploi dans le secteur privé, laquelle lui a valu le 24e rang sur 60. Le taux de chômage moyen dans les deux provinces était de 6,7 % pour la période de 2006 à 2010, mais le taux de chômage au Québec est tombé de 7,2 % en 2009 à 6,7 % en 2010, tandis qu'en Ontario il n'est tombé que de 8,2 % à 7,9 %.

« Le marché de l'emploi québécois a certes connu une amélioration, mais la progression de la province dans le classement par rapport à l'Ontario et à d'autres États américains découle surtout de la récente récession et des effets que cette dernière a eus sur les marchés de l'emploi aux États-Unis et en Ontario », conclut M. Palda.

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L'Institut Fraser est un organisme canadien indépendant de recherche en politique publique et d'éducation qui possède des bureaux à Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal, et collabore avec 80 centres d'études et de recherches dans le monde. Sa mission consiste à mesurer, à analyser et à faire connaître les effets d'un marché concurrentiel et de l'intervention gouvernementale sur le bien-être des citoyens. Afin de préserver son indépendance, l'Institut refuse toute subvention et tout contrat de recherche des Administrations publiques. Consultez son site à l'adresse www.fraserinstitute.org.

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