Institut professionnel de la fonction publique du Canada

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24 juin 2008 12h00 HE

IPFPC : C'est la grève chez le personnel professionnel de l'hôpital général de Whitehorse si aucune entente n'est conclue

WHITEHORSE, YUKON--(Marketwire - 24 juin 2008) - Le personnel infirmier et autres professionnels des soins de santé de l'hôpital général de Whitehorse a voté massivement en faveur de la grève, si nécessaire, en appui à leurs demandes d'améliorations au niveau salarial et de leurs conditions de travail.

Les négociations se sont rompues en avril entre l'hôpital et l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada, le syndicat représentant les professionnels des soins de santé, les désaccords sur les questions salariales et les demandes de l'hôpital de concessions importantes ayant mené à l'impasse.

Le ministre fédéral du Travail a ordonné aux parties de retourner à la table de négociation, où ils seront assistés d'un agent fédéral de conciliation. Les pourparlers reprennent aujourd'hui à Whitehorse.

Si la conciliation échoue, les professionnels des soins de santé se retrouveront en droit de faire la grève d'ici la fin de l'été.

Le négociateur pour le syndicat, James Bart, est d'avis que la division à la table de négociation n'est qu'un symptôme de plus de l'incapacité du Yukon à gérer ses ressources humaines des soins de santé. "Chaque territoire de compétence du pays reconnaît qu'il est en concurrence avec celui d'à côté pour une denrée rare. Le manque de vision entourant les coupures des années 1990 explique la pénurie de professionnels que nous connaissons aujourd'hui, surtout au niveau du personnel infirmier, qui nous empêche de répondre aux besoins d'une population vieillissante. Et rien n'indique une amélioration de la situation, à court terme."

La Saskatchewan a offert une augmentation de 35 % à son personnel infirmier sur une période de quatre ans. "Ce n'est que pour suivre l'Alberta" a-t-il déclaré. "Mais nous ne demandons rien de tel. Notre proposition salariale n'est pas exagérée si on la compare à ce qui se passe au nord du 60e. Mais l'hôpital n'a rien offert en matière d'augmentation salariale."

Michèle Demers, Présidente de l'Institut professionnel, croit que le Yukon ne réalise pas à quel point il dépend des professionnels des soins de santé des autres territoires de compétence et qu'il se doit d'attirer. "C'est incompréhensible" dit-elle. "Aucune institution locale ne forme d'infirmiers, de pharmaciens ou de diététiciens. Le système des soins de santé doit rendre le Yukon attrayant. Le Yukon ne peut pas se contenter de miser que sur ses attraits "magiques et mystérieux". Pourquoi quelqu'un possédant des compétences négociables viendrait-il travailler ici pour moins d'argent et des conditions de travail en détérioration avancée? Voilà le mystère. Quant au côté magique de la question, je suppose que ce serait que la bureaucratie accepte de reconnaître l'état précaire de la situation."

Mme Demers regrette que le syndicat ait eu à procéder à un vote de grève. "C'est regrettable que nous en soyons rendus là. J'espère sincèrement que la conciliation fonctionne. Sinon, notre seule option semble être le retrait des services de façon à démontrer à quel point une pénurie de personnel qualifié affectera l'hôpital, qui se retrouvera dans une situation où il sera incapable de fournir des services complets de soins de santé."

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada est un syndicat national représentant 55 000 professionnels et scientifiques partout au Canada, y compris 150 infirmiers et autres professionnels des soins de santé de l'hôpital général de Whitehorse.

Renseignements

  • Questions des médias - A Whitehorse :
    James Bart, négociateur - 780-860-2482
    (Veuillez noter que M. Bart sera dans l'impossibilité de
    prendre des appels pendant les réunions de conciliation,
    mais il retournera les appels durant les pauses.)
    ou
    A Ottawa:
    Francine Pressault
    Agente des médias et des relations gouvernementales
    1-800-267-0446, poste 2228