Institut professionnel de la fonction publique du Canada

Institut professionnel de la fonction publique du Canada

19 nov. 2008 20h09 HE

IPFPC/Discours du Trône : L'avenir du Canada compromis

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 19 nov. 2008) - L'avenir du Canada ne peut être plus prospère que l'avenir de ses travailleurs et les fonctionnaires constituent un segment clé de la population active du Canada. Même si le Premier ministre dit vouloir stimuler l'économie, il met la santé et le bien-être de la population canadienne en danger en réduisant les dépenses de la fonction publique.

Les fonctionnaires sont d'une importance vitale pour le bien-être des Canadiens et Canadiennes. Ces employés sont les hommes et les femmes qui nous protègent. Ils voient à ce que l'énergie nucléaire soit produite d'une manière sûre et veillent à ce que les aliments que nous consommons, les jouets avec lesquels s'amusent nos enfants et les médicaments que nous prenons soient sûrs. Ils protègent les systèmes de données, contrôlent les systèmes d'imposition et mènent des recherches de calibre mondial sur les changements climatiques et les autres problèmes naissants. Les fonctionnaires sont des professionnels dévoués qui sont également des Canadiens et des Canadiennes qui ont des parents âgés et des petits enfants, qui sont des consommateurs et des contribuables. En leur offrant des emplois sûrs et des salaires équitables, on ne fait pas que stimuler l'économie, on protège également les Canadiens et leurs familles.

Afin de combattre le ralentissement économique, le gouvernement fédéral devrait investir dans le secteur public afin de stimuler l'activité économique, d'augmenter la productivité et l'innovation dans le secteur commercial et d'accélérer la transition vers une croissance et un développement durables sur le plan de l'environnement.

Ce n'est pas en appuyant simultanément sur l'accélérateur pour stimuler l'activité économique et sur les freins pour réduire les dépenses des programmes et les salaires de la fonction publique que le gouvernement verra ses efforts de stimulation récompensés. Ce n'est maintenant pas le temps de transférer les services publics à des "partenaires" du secteur privé qui offrent à moindre prix des services de qualité moindre. En se servant du ralentissement économique comme d'une excuse, le gouvernement poursuit toutefois sa croisière idéologique préconisant un plus petit gouvernement, une plus grande privatisation et une déréglementation sans entraves, et continue son attaque contre les travailleurs de la fonction publique.

Le Canada est dans une excellente position financière et a une économie stable. Si le Premier ministre impose par voie législative des salaires bas pour des centaines de milliers de fonctionnaires, il ralentira la reprise économique. Il faut rappeler au gouvernement qu'en 2006 la Cour suprême du Canada a reconnu le droit constitutionnel à la négociation collective. L'Institut est prêt à poursuivre le dialogue, mais seulement lorsque la menace du contrôle des salaires se sera dissipée et que le gouvernement aura fait montre d'un véritable engagement au renouveau de la fonction publique. Le gouvernement ne devrait pas négocier dans les médias ou en se servant du Discours du Trône. L'Institut a toujours négocié de bonne foi et continuera de le faire au nom de ses 40 000 membres de la fonction publique fédérale.

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada représente 55 000 professionnels et scientifiques.

Renseignements

  • Institut professionnel de la fonction publique du Canada
    Chantal Lecours
    613-228-6310, poste 2229 ou 613-864-4368 cell.