Institut professionnel de la fonction publique du Canada

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10 mars 2008 14h54 HE

IPFPC : La mauvaise note attribuée à la gérance de l'environnement soulève la question du coût de la négligence

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 10 mars 2008) - La mauvaise note donnée au gouvernement fédéral dans le rapport du Commissaire à l'environnement et au développement durable, est un autre exemple du mauvais leadership du gouvernement en matière d'environnement, a déclaré l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (L'Institut).

Le rapport de Ron Thompson fait état de progrès non satisfaisants et d'un faible leadership dans les domaines de la pollution de l'eau des Grands Lacs, des espèces en danger de disparition, des opérations fédérales et des engagements internationaux du Canada. Tous ces éléments ont déjà été soulevés dans de précédentes vérifications du bureau du Commissaire, lequel relève du vérificateur général. Le Ministère n'a pas fixé de date pour la concrétisation de toutes les mesures prioritaires, n'a pas établi d'entente de partage des coûts avec des partenaires responsables, et n'a pas non plus obtenu les ressources nécessaires pour mettre en application les mesures requises.

"Il est difficile d'imaginer une sanction plus grave pour sa gestion de l'environnement que celle qui est attribuée au gouvernement dans ce rapport", a déclaré la Présidente de l'Institut, Michèle Demers. "Il convient tout particulièrement de noter jusqu'à quel point le manque de surveillance et d'évaluation scientifique réside à la source de l'incapacité du gouvernement à faire face à ses propres engagements dans un grand nombre de domaines."

On s'aperçoit ainsi beaucoup mieux aujourd'hui des conséquences du manque de personnel, du sous-financement, du détournement des affectations de programmes et de l'érosion des fonds versés aux ministères et agences scientifiques du gouvernement fédéral.

Cette négligence entraînera l'érosion de la capacité scientifique du gouvernement fédéral à surveiller et évaluer les menaces aux écosystèmes en danger et à la faune, et à y répondre. Le manque de ressources et le détournement des fonds de programmes disponibles poussent les scientifiques à poser d'importantes questions : Y a-t-il suffisamment de financement pour qu'Environnement Canada remplisse ses objectifs? Les obligations juridiques du gouvernement sont-elles respectées? Qu'en est-il des risques à l'environnement et à la santé des êtres humains? Quelles sont les répercussions possibles sur les contribuables de poursuites alléguant une violation des obligations?

La mauvaise note attribuée dans ce rapport remet une fois de plus en question la décision prise par le gouvernement visant la fermeture du bureau du Conseiller national des sciences.

"A une époque où les Canadiens sont fortement préoccupés par l'environnement, le besoin d'un conseiller national des sciences n'a jamais été aussi grand, et le gouvernement risque, une fois encore, d'endommager la réputation internationale dont jouit le Canada en tant que leader en science", a ajouté Mme Demers.

L'Institut professionnel est un syndicat national représentant 55 000 scientifiques et autres professionnels au Canada.

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