Institut professionnel de la fonction publique du Canada

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19 nov. 2008 06h00 HE

IPFPC : Le Nouveau-Brunswick fait des laissés pour compte dans sa quête d’autosuffisance

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 19 nov. 2008) - Le syndicat qui représente les économistes familiaux du Nouveau-Brunswick s'indigne devant l'élimination par le gouvernement actuel de tous les postes régionaux qu'ils occupaient.

Les économistes familiaux sont souvent les premiers à intervenir auprès des familles "vulnérables" pour les aider à gérer leur foyer, leur argent et leurs ressources, à bien se nourrir et à entretenir de saines relations familiales. Leur travail est important puisqu'ils agissent sur l'autonomie de ces familles et sur la prévention de la violence au sein de celles-ci.

"N'est-il pas contradictoire que le premier ministre, Shawn Graham, ait récemment annoncé son intention de faire reculer la pauvreté et de faire du Nouveau-Brunswick une province autosuffisante alors qu'il prive les familles à risque d'un autre moyen de lutter contre la pauvreté?", a demandé Michèle Demers, présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada, le syndicat qui représente les économistes familiaux.

"Quand le premier ministre a déclaré qu'il faisait appel à tous les Néo-Brunswickois pour triompher de la pauvreté, les économistes familiaux n'étaient certainement pas au nombre de ceux à qui il s'adressait, puisqu'ils sont maintenant sans emploi", a ajouté Michèle Demers.

Selon un porte-parole du gouvernement, ces mises à pied visent une plus grande homogénéité à l'échelle provinciale.

A cela, Michèle Demers répond : "Le gouvernement veut-il que la province soit plus homogène dans sa pauvreté? Ce sont aux plus vulnérables de notre société qu'on s'attaque avec ces licenciements. De nombreuses personnes démunies seront dorénavant laissées à elles-mêmes parce qu'il semble que le gouvernement ait d'autres priorités."

"Pour que ces services soient fournis de façon plus uniforme dans toute la province, il aurait fallu engager d'autres économistes familiaux plutôt que d'éliminer tous leurs postes. Quelle piètre règle d'homogénéité le premier ministre a-t-il à l'idée?"

"Ce manque de vision ne peut que démontrer que le gouvernement du Nouveau-Brunswick ne reconnaît pas l'importance de son rôle en ce qui concerne la santé et la sécurité du public. Rien n'est plus important pour les citoyens du Nouveau-Brunswick que d'obtenir les services essentiels auxquels ils ont droit. Le gouvernement aura manqué à son devoir envers eux s'il les en prive."

Les ratés du marché ont récemment prouvé qu'il est fondamentalement mauvais pour un gouvernement de s'en remettre au secteur privé pour fournir des services que lui seul devrait fournir. Comme les rapports de ses propres vérificateurs l'ont signalé, la Province du Nouveau-Brunswick n'a pas toujours mené à bien ses partenariats public-privé.

Les citoyens devront se battre pour empêcher que les services publics soient mis entre d'autres mains par des gouvernements à court d'argent. "Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a été tout à fait inhumain", a renchéri Michèle Demers. "Il doit faire marche arrière et continuer de compter sur ses économistes familiaux pour protéger ses citoyens les plus vulnérables."

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada est le premier syndicat multiprofessionnel en importance au Canada. Au Nouveau-Brunswick, il représente les agrologues, les vétérinaires, les ingénieurs et les économistes familiaux.

Renseignements

  • L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada
    Laureen Allan
    1-800-267-0446, poste 2230
    Cellulaire : 613-864-6700