Institut professionnel de la fonction publique du Canada

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13 déc. 2010 13h42 HE

IPFPC : Pour une protection efficace des dénonciateurs de la fonction publique

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 13 déc. 2010) - L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada salue le travail de la vérificatrice générale, Sheila Fraser, qui ne dénonce dans son récent rapport rien de moins que le manque d'intégrité au sein du Commissariat à l'intégrité du secteur public du Canada. Le rapport de Mme Fraser, qui fait la lumière sur le climat de travail malsain régnant au Commissariat, et l'absence de mesures convaincantes émanant de celui-ci depuis sa mise sur pied en 2007, illustre le climat de peur et d'intimidation dans lequel vivent de plus en plus les professionnels de la fonction publique du Canada. « Si ces choses-là arrivent au Commissariat, à quoi le fonctionnaire moyen doit-il s'attendre? », s'interroge le président de l'Institut, Gary Corbett.

« Il est regrettable que les résultats de l'enquête de la vérificatrice générale corroborent ce que nous affirmons depuis des années, à savoir qu'il est très difficile d'assurer la protection des dénonciateurs de la fonction publique qui mettent leurs connaissances professionnelles au service du public, poursuit M. Corbett. Il est particulièrement troublant de voir qu'un tel problème peut se produire aux échelons les plus élevés de la bureaucratie, dans un organisme mis sur pied à toutes fins pratiques pour protéger les fonctionnaires. Cela démontre clairement qu'il est nécessaire de se doter d'un organisme vraiment indépendant et que le gouvernement doit prendre plus de mesures pour protéger ceux qui agissent de la bonne façon dans l'exercice de leurs fonctions ».

Comme en témoigne le rapport, de nombreuses plaintes avaient été portées à l'attention du Commissariat depuis ses débuts. Étrangement, aucune de ces plaintes n'ont donné lieu à une enquête permettant de conclure que des actes répréhensibles ont été commis, un résultat qui non seulement mine la crédibilité du Commissariat, mais décourage également les autres fonctionnaires de signaler des pratiques douteuses ou un comportement inapproprié.

« Ce rapport ouvre les yeux de ceux qui croient que les fonctionnaires se la coulent douce, soutient M. Corbett. Ce type de comportement, par lequel on fait complètement fi des plaintes des employés, ne s'observe nulle part dans le secteur privé. Il n'est donc pas étonnant de voir le taux de maladie augmenter au sein de la fonction publique. Vers qui les employés intègres peuvent-ils se tourner? C'est l'occasion de faire le point sur la situation pour s'assurer une fois pour toutes que les professionnels de la fonction publique peuvent faire leur travail sans craindre de représailles. 

L'Institut a toujours défendu ardemment l'adoption de mesures législatives efficaces qui protègent les dénonciateurs et a montré un optimisme prudent lorsque le gouvernement a fait de cette question l'une de ses priorités. Depuis lors, cependant, il est devenu évident que l'efficacité de cette mesure législative essentielle peut facilement être compromise. L'institut est impatient de voir comment le gouvernement corrigera la situation.

En tant que personnes directement concernées, nos membres sont prêts à travailler avec le gouvernement et le Commissariat à l'intégrité du secteur public du Canada à l'élaboration et à l'application de solutions concrètes à ce problème persistant et omniprésent », conclut M. Corbett.

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada est un syndicat national qui représente quelque 59 000 professionnels et scientifiques dans l'ensemble de la fonction publique du Canada.

Renseignements

  • IPFPC
    Chantal Lecours
    613-228-6310, poste 2229
    613-864-4368 (cell)
    www.pipsc.ca