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04 mars 2008 06h00 HE

Jobboom/Camionneurs, conducteurs, mécaniciens, etc. : L'industrie des transports doit combler des milliers de postes d'ici cinq ans

Bilan de la formation et du marché du travail en transports

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 4 mars 2008) - Il faudra 5 000 nouveaux camionneurs par an au cours des 5 à 6 prochaines années uniquement pour combler les postes libérés au Québec par de nouveaux retraités. Et c'est sans compter les besoins dans les autres sous-secteurs du transport, comme le transport public, le transport scolaire et le transport de marchandises. C'est ce que révèle l'ouvrage 50 carrières des transports, le plus récent bilan de l'emploi dans ce secteur réalisé par Les éditions Jobboom, en partenariat avec Transports Québec, le Cégep André-Laurendeau et la Société de transport de Montréal (STM).

"Les départs à la retraite, particulièrement chez les conducteurs et les mécaniciens, sont à l'origine de plusieurs pénuries en cours ou à venir", a commenté Patricia Richard, directrice générale des contenus des Editions Jobboom.

Bonifier l'offre?

Du côté des camionneurs, il s'agit d'une grosse commande pour les établissements d'enseignement, qui ne parviennent déjà pas à fournir assez de diplômés pour les besoins du marché. Par exemple, le Centre Formation Routiers Express, situé sur la Rive-Sud de Montréal, place 99 % de ses 600 à 700 diplômés annuels en Transport par camion, sans même pouvoir répondre aux offres d'emploi issues des régions éloignées comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les camionneurs québécois, qui ont 54 ans en moyenne, sont toutefois des bourreaux de travail difficiles à remplacer. "Les jeunes conducteurs refusent souvent de travailler autant que leurs collègues plus expérimentés. Les employeurs cherchent donc davantage de main-d'oeuvre pour remplacer les retraités", affirme Patricia Richard.

Les sociétés de transport, notamment la STM, sont aussi à la recherche de personnel. "Que ce soit pour remplacer nos chauffeurs d'autobus qui partent à la retraite ou nos employés d'entretien plus spécialisés tels que les mécaniciens de voitures de métro, le défi est de trouver de jeunes diplômés qui auront le goût d'embarquer avec nous. Et pour cela, il faut que l'offre soit très avantageuse", indique Christophe Paris, gestionnaire en dotation à la STM. En conséquence, plusieurs entreprises, soucieuses d'améliorer les conditions de travail des employés, offrent des horaires de travail compatibles avec la vie familiale. Quelques-unes ont même mis sur pied des services de garde en 2007.

200 offres d'emploi pour 80 finissants

L'automne dernier, le Cégep André-Laurendeau prévoyait recevoir environ 200 offres pour ses 80 finissants du DEC Techniques de la logistique du transport. Dans le contexte de la mondialisation, ces spécialistes jonglent avec les différents modes de transport pour faire voyager marchandises et passagers le plus rapidement possible, et au moindre coût possible.

La formation technique compte d'autres spécialités trop peu fréquentées. Ainsi, relativement peu de jeunes choisissent les diplômes d'études collégiales (DEC) liés au transport maritime. L'Institut maritime du Québec, à Rimouski, ne distribue que 5 diplômes en Techniques d'architecture navale et 15 en Techniques de génie mécanique de marine chaque année. "Or, ces diplômés ont de belles perspectives d'emploi, le chantier de construction navale de Lévis ayant rouvert et les quotas de pêche ayant été augmentés à Terre-Neuve. Les diplômés en Navigation ne sont pas plus nombreux : en 2007, seules 10 personnes ont terminé cette formation. L'avenir s'annonce bien pour elles aussi, puisque les travailleurs en place obtiennent régulièrement des promotions, ce qui libère des postes d'entrée", explique Mme Richard.

L'industrie du transport aérien accueille à bras ouverts les 15 à 20 finissants annuels du DEC Techniques de pilotage d'aéronefs. Ceux-ci travaillent dès la fin de leurs études, souvent pour de petites compagnies du Saguenay ou de la Côte-Nord. Cela leur permet d'accumuler les heures nécessaires pour passer aux "ligues majeures", les grandes lignes aériennes de Montréal et de Québec.

Des programmes méconnus et délaissés...

Certains programmes spécialisés, comme le diplôme d'études professionnelles (DEP) Mécanique de véhicules lourds (option Autobus) offert au Centre de formation professionnelle Wilbrod-Bherer, à Québec, ne peuvent attirer assez d'élèves pour combler les offres d'emploi. Le DEP Mécanique de marine, qui était offert seulement à Grande-Rivière, en Gaspésie, a pour sa part disparu depuis 2004, même si les diplômés de la dernière cohorte s'étaient tous placés sans problème.

"Le DEP Régulation de vol demeure, lui aussi, méconnu des jeunes. Le Centre de transports de Charlesbourg, seule école à offrir ce programme, a donc formé un comité avec Emploi-Québec pour trouver des solutions à l'éventuel manque de régulateurs de vol qu'elle entrevoit", dit Mme Richard.

L'université aussi...

Dans une industrie où tout doit être planifié avec beaucoup de précision pour éviter des pertes d'argent, le génie civil, le génie des opérations et de la logistique et l'administration des affaires mènent à plusieurs carrières, comme ingénieur en logistique des transports, spécialiste en environnement dans le domaine de la voirie ou encore directeur général d'une compagnie aérienne. Les ingénieurs civils, notamment, ont un taux de chômage très bas (2,3 % en juin 2007). Ils sont aussi parmi les plus âgés, en moyenne, au sein de l'Ordre des ingénieurs du Québec.

Pour en savoir plus

Le guide 50 carrières des transports donne la parole aux travailleurs de l'industrie, les mieux placés pour expliquer leur métier. Un chef de train, une contrôleure de la circulation aérienne, des conducteurs d'autobus et de camions et un officier de navigation, entre autres, se racontent. Ils décrivent leur emploi de façon vulgarisée, en plus de partager leur motivation au travail, leurs conseils pour la relève de même que leur parcours scolaire et professionnel.

La plupart des carrières présentées requièrent une formation de niveau professionnel ou technique. Elles touchent tant le pilotage que la mécanique, la logistique et les travaux de voirie. D'autres, comme les postes d'ingénieur en logistique et de spécialiste en environnement pour Transports Québec, nécessitent une formation universitaire. L'industrie des transports est toutefois caractérisée par un grand nombre de carrières qui s'apprennent grâce à des formations en emploi. C'est ainsi, notamment, que les agents de bord et les matelots de pont font leurs premières armes, tel que décrit dans le guide.

Aussi :

- Les programmes de formation pertinents;

- Le répertoire des organismes et regroupements professionnels;

- Des dossiers : le placement des diplômés; la logistique des transports; les nouvelles technologies en transports.

- Un questionnaire conçu par les conseillers d'orientation de la firme Brisson Legris, Révélateurs de potentiels. Mécanique, pilotage, sécurité, logistique... trouvez votre voie!

Renseignements

  • Source :
    Les éditions Jobboom
    ou
    Renseignements :
    Relations publiques Andrée Peltier
    Andrée Peltier
    514-846-0003
    apeltier@ca.inter.net