Institut professionnel de la fonction publique du Canada

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05 mars 2012 15h43 HE

Journée internationale de la femme : comme les choses changent vite

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 5 mars 2012) - Les femmes au Canada ont fort heureusement plus de droits maintenant qu'elles n'en avaient il y a un siècle.

Au Canada, les femmes syndiquées reçoivent un meilleur salaire que celles non syndiquées, ainsi que des pensions et des avantages sociaux plus généreux. Selon Statistique Canada, le salaire moyen des femmes syndiquées en 2011 était de 877 $ par semaine, tandis que celui des femmes non syndiquées était de 649 $ pour la même période. En comparaison, le salaire moyen des hommes syndiqués et celui des hommes non syndiqués était de 1048 $ et de 916 $ par semaine, respectivement. « Les statistiques montrent clairement que les femmes occupant des emplois syndiqués gagnent approximativement 35 % de plus que celles qui ne sont pas syndiquées », a déclaré Bonnie Pratt, directrice régionale des Prairies et des T.N.-O., et présidente du Comité des droits de la personne au travail à l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC).

« La lutte pour l'égalité des sexes et l'autonomie est loin d'être terminée pour les femmes, mais les syndicats continuent de jouer un rôle essentiel dans l'élimination de la discrimination au travail et dans la réduction de l'écart salarial entre les sexes », d'ajouter Mme Pratt.

Entre 31 et 33 % de la main-d'œuvre féminine du Canada est syndiquée, une statistique constante depuis 15 ans. « Les femmes méritent d'être représentées de manière juste et équitable quand vient le moment de négocier leurs rémunérations, leurs pensions et leurs soins de santé », soutient Mme Pratt.

Dans l'ensemble, la proportion de femmes dans le secteur public canadien a augmenté au cours des 15 dernières années, passant de 56,9 % en 1997 à 62,4 % en 2011. La proportion des femmes syndiquées du secteur public se chiffrait quant à elle à 65 % en 1997 et atteignait 71 % en 2011. Le taux d'emploi de la main-d'œuvre féminine au fédéral en 2010-2011 s'établissait à 54,8 %, dont 49,6 % travaillant dans les domaines scientifiques et professionnels.

« Si les agents négociateurs, comme l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada, veulent continuer à attirer les femmes dans le mouvement syndical, ils doivent impérativement abattre les barrières qui empêchent les femmes d'y adhérer et d'y prendre une part active », a conclu Mme Pratt.

Avec l'introduction du processus d'Examen stratégique et fonctionnel dans le budget de 2011 visant des compressions de 11 milliards de dollars, de nombreuses femmes à l'emploi du gouvernement fédéral risquent de perdre leur emploi.

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada est un syndicat national qui représente près de 60 000 professionnels et scientifiques dans l'ensemble de la fonction publique du Canada.

Renseignements

  • Helen Bobat
    613-228-6310, poste 2227