L'Association pour Personnes Handicapées Visuelles de Rouyn-Noranda

16 févr. 2005 08h00 HE

La canne jaune : nouvelle aide technique offerte aux malvoyants

Attention: Rédacteur à l'éducation, Rédacteur de la santé, Directeur général et de l'information, Rédacteur aux affaires politiques et gouvernementales ROUYN-NORANDA, QUÉBEC--(CCNMatthews - 16 fév. 2005) - L'Association pour Personnes Handicapées Visuelles de Rouyn-Noranda (A.P.H.V.-R.N.) est fière de vous annoncer qu'elle a porté à bon port un dossier qui lui était cher. Depuis 1996, Madame Lise Gagné Couture, présidente de l'association a pris connaissance suite à un documentaire à la télévision qu'il existait une canne jaune utilisée par les malvoyants en Europe. Cette canne jaune, légalisée en Belgique depuis le 4 juillet 1991 permet de distinguer les malvoyants des non-voyants et leur offre la possibilité de faire admettre leur handicap. Au Québec, le malvoyant a lui aussi besoin d'être reconnu dans la société par un signe distinctif et reconnaissable par tous.

Depuis le 28 octobre 2004 le Ministère de la santé et des services sociaux du Québec a reconnu la canne jaune pour les malvoyants au même titre que la canne blanche pour les non-voyants comme une aide technique assurée par la Régie de l'assurance-maladie du Québec, via le programme des aides visuelles. Suite à cela, tous les centres de réadaptation ont été informés de ce fait.

Cela permettra à toutes personnes malvoyantes admissibles au programme des aides visuelles de la Régie de l'Assurance-Maladie du Québec (R.A.M.Q.) d'en faire la demande auprès de leur centre de réadaptation.

Dans le terme « Légalement aveugle », 90% représente les personnes malvoyantes alors que seulement 10 % d'entres elles sont non voyantes.

Au Québec 100,000 personnes sont atteintes de troubles de la vision handicapants et non corrigeables, et ce nombre est en constante augmentation. Le manque de reconnaissance sociale des malvoyants place ceux-ci devant une alternative insupportable, soit qu'ils acceptent d'être considérés comme aveugles alors que bien souvent c'est l'issue qu'ils redoutent le plus, adoptant par exemple la canne blanche, et passent pour des simulateurs chaque fois qu'ils utilisent manifestement la vision qui leur reste, soit qu'ils cachent leur déficience en essayant de se comporter "normalement," mettant parfois en danger leur vie ou celle des autres en suscitant l'incompréhension devant les "gaffes" inévitables. Faux-aveugle ou faux-voyant, le malvoyant n'est pas reconnu pour ce qu'il est : une personne douée de capacités visuelles utilisables, mais réduites.

Pour ainsi dire, la population des personnes "malvoyantes" est très peu connue du grand public, qui ne distingue le plus souvent que les "bien-voyants" et les "aveugles".

L'introduction de la canne blanche à partir de 1930, et plus récemment celle du chien-guide, ont considérablement amélioré la reconnaissance sociale de la cécité. Soixante-quatorze ans plus tard, il est temps que les malvoyants se dotent à leur tour d'un emblème caractéristique permettant au public de les reconnaître dans leur spécificité.

La canne jaune permettra aux personnes malvoyantes de disposer d'une aide supplémentaire à la mobilité qui reflète davantage leur condition. (Vision résiduelle fonctionnelle)

Depuis 1996, à Rouyn-Noranda, des membres de notre association utilisent la canne jaune et l'expérience a démontré les effets positifs sur leur qualité de vie. En voici quelques-uns :

*Aide à la mobilité qui permet une compréhension plus claire par le public et les différencie des non-voyants.
*Contribue à accroître la qualité de vie, la sécurité, la confiance en soi et l'importance d'être bien avec soi-même, mieux identifié et donc plus heureux psychologiquement.
*Sortir de l'isolement et ne plus craindre les regards interrogateurs des voyants.
*Outil indispensable à la sécurité, car un très grand nombre de malvoyants n'utilisent pas de canne.
*Outil de transition à une éventuelle cécité totale.
*En acceptant d'adopter la canne jaune, c'est faire un grand pas pour plus d'autonomie.

De plus l'A.P.H.V.-R.N. s'occupera de faire la promotion de la canne jaune aux niveaux régional et provincial. /Renseignements: Jean-Marc Lafortune , coordonnateur, (819) 762-2823/ IN: ÉDUCATION, SANTÉ, TRAVAIL, SOCIAL, AUTRE

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