Société canadienne d'hypothèques et de logement

Société canadienne d'hypothèques et de logement

06 juin 2013 11h51 HE

La collecte de l'eau de pluie

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 6 juin 2013) - Depuis des siècles, les gens recueillent l'eau de pluie pour l'utiliser comme eau de boisson, de lavage et d'irrigation. Avec l'avènement des systèmes municipaux de traitement de l'eau, la collecte de l'eau de pluie a perdu en popularité dans les centres urbains, bien que l'on trouve encore des réservoirs de stockage d'eau dans de vieilles fermes un peu partout au pays. Depuis quelque temps, toutefois, on observe un regain de popularité de la collecte de l'eau de pluie dans plusieurs pays, en conséquence des sécheresses, des pénuries d'eau et de la hausse des coûts de l'eau potable et des infrastructures de gestion des eaux pluviales. Le même phénomène s'observe aussi au Canada, où l'on recueille l'eau de pluie pour arroser pelouses et jardins. Bien des municipalités ont d'ailleurs commencé à offrir des mesures incitatives à l'achat de barils pluviaux. Cependant, les systèmes plus élaborés qui captent, stockent, traitent et redirigent de plus grandes quantités d'eau de pluie à d'autres fins sont relativement nouveaux.

Les systèmes de collecte de l'eau de pluie utilisent les précipitations d'eau qui tombent sur la toiture. Il ne faut pas les confondre avec les appareils qui recyclent les eaux usées traitées ou les eaux ménagères (eau des baignoires, des douches et de la lessive). On ne recueille généralement pas l'eau de pluie qui a touché le sol, car elle peut être contaminée par des liquides qui ont fui des automobiles, le sel de voirie, des excréments d'animaux, des pesticides, des engrais et d'autres saletés.

Certaines municipalités autorisent maintenant l'utilisation d'eau non potable (eau qui n'est pas propre à la consommation humaine) pour la chasse des toilettes et l'irrigation souterraine. D'autres autorisent également l'eau de pluie pour la lessive. Des codes et des règlements déterminent alors les exigences relatives aux matériaux appropriés, aux dimensions, aux supports, à la protection et au marquage et définissent les étapes nécessaires pour que l'eau non potable ne soit pas mélangée à l'eau potable (eau de boisson) provenant de la municipalité ou d'un puits. Avant d'installer un système de collecte de l'eau de pluie, il est important de vérifier auprès de la municipalité si la conception et l'installation du système seront conformes aux règlements locaux.

Il existe une grande variété de systèmes de collecte de l'eau de pluie, allant du très petit et très simple au très grand et complexe, les prix variant en conséquence. On s'entend généralement pour dire qu'un système coûte environ 1 $ du litre. Ainsi, les petits systèmes d'une capacité de 2 000 litres coûteront environ 2 000 $. La première étape consiste à déterminer la quantité d'eau requise pour les usages prévus, les dimensions de la surface de captage en toiture et la quantité d'eau de pluie que reçoit généralement la région en un an. Sur la base de ces données, un concepteur de systèmes de collecte de l'eau de pluie pourra calculer la quantité d'eau qu'il est possible de recueillir, de façon réaliste, la capacité de la citerne requise et l'utilisation qui sera faite de cette eau. Les citernes ont beaucoup évolué depuis l'époque où elles n'étaient que de simples barils. Elles sont désormais offertes en différents formats (de 50 à 200 000 litres), sous différentes formes (rectangulaires, carrées, cylindriques, sacs), et elles sont fabriquées de matériaux divers (béton, fibre de verre, plastique, acier, bois). On peut les installer en surface ou sous terre. Les citernes et leurs composantes doivent être isolées ou vidées pour éviter le gel en hiver.

À l'heure actuelle, la qualité de l'eau de pluie est très peu réglementée, mais un système de collecte de l'eau de pluie peut comprendre un certain niveau de traitement de l'eau pour empêcher le système de s'obstruer et pour contribuer à la bonne qualité de l'eau. Les filtres de gouttières, les grillages et des dispositifs qui détournent le « premier flot » d'eau de pluie servent à réduire la quantité de feuilles mortes, d'insectes, de pollens, de saletés et d'autres matières polluantes qui s'accumulent sur les toitures et peuvent pénétrer dans le système de collecte. On installe également des grillages aux ouvertures d'accès des citernes pour empêcher les insectes et les rongeurs d'y pénétrer. Par ailleurs, il est également possible de traiter l'eau de pluie stockée au moyen de filtres à cartouches ou de membranes filtrantes et de la désinfecter avec du chlore ou une lumière ultraviolette avant de l'utiliser. Pour savoir quel est le traitement requis (si c'est le cas), il suffit de communiquer avec l'agence de la santé locale. Une fois le système installé, il faut l'entretenir selon les instructions du fabricant pour en assurer le rendement optimal. Au moins une fois l'an, il importe d'inspecter et de nettoyer les gouttières, de vérifier les filtres et de vérifier s'il y a des fuites.

Dans la plupart des cas, il faut une pompe pour acheminer l'eau de pluie traitée de la citerne au jardin ou à la maison. Il est important de vérifier que toute l'installation de plomberie et la tuyauterie du système de distribution sont de dimensions adéquates et sont bien installées pour assurer un débit optimal. En périodes de fortes précipitations, il faut porter attention à la pluie excédentaire et la rediriger vers un puits d'infiltration ou une tranchée d'infiltration pour éviter que la citerne ne déborde. Enfin, il est préférable de confier la conception, l'installation et la mise en service de ce genre de système à un professionnel.

Les systèmes de collecte de l'eau de pluie offrent une façon efficace de réduire la facture d'eau, d'utiliser de l'eau adaptée pour les plantes du jardin et de diminuer la pression de la demande sur les infrastructures hydrauliques locales. Pour en savoir davantage sur les systèmes de collecte de l'eau de pluie, consulter le guide du consommateur sur le sujet qui se trouve sur le site Web de la SCHL (www.schl.ca) ou composer le 1-800-668-2642 pour demander un exemplaire de la publication.

Depuis plus de 65 ans, la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) est l'organisme national responsable de l'habitation au Canada et une source d'expertise fiable et objective dans ce domaine.

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