Agriculture et Agroalimentaire Canada

Agriculture et Agroalimentaire Canada

18 août 2005 11h05 HE

La frontière est ouverte, mais il reste du travail à faire, par l'honorable Andy Mitchell, C.P., député, Ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 18 août 2005) - Le 14 juillet dernier, la U.S. Ninth Circuit Court of Appeals a renversé l'injonction préliminaire émise au début de mars par une cour du District du Montana. Cette décision signifie que la règle sur le risque minimal d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) est maintenant en vigueur aux Etats-Unis, et que les bovins vivants canadiens âgés de moins de 30 mois peuvent de nouveau traverser la frontière américaine.

Je me joins au secteur canadien de l'élevage et à l'ensemble des Canadiens pour applaudir cette bonne nouvelle. Le département de l'Agriculture des Etats-Unis (USDA) et le gouvernement du Canada ont longtemps allégué qu'il n'existait aucune preuve scientifique justifiant le maintien de la fermeture de la frontière, et cette décision nous a effectivement donné raison.

La décision appuie la position du gouvernement du Canada et de l'USDA selon laquelle les deux pays sont mieux servis par un marché nord-américain intégré du bouf et des ruminants guidé par des principes scientifiques reconnus internationalement en matière de protection de la santé des animaux et des humains. Parmi les motifs du renversement de l'injonction préliminaire, la Ninth Circuit Court of Appeal a souligné que l'USDA se fondait sur des motifs sérieux pour déterminer que la reprise des importations du bouf et des ruminants du Canada n'augmenterait pas de manière significative le risque d'apparition de l'ESB chez les troupeaux des Etats-Unis.

Hors de tout doute, les deux dernières années ont été extrêmement difficiles pour les producteurs, leurs familles et l'ensemble du secteur. Je désire personnellement remercier et féliciter nos partenaires de l'industrie et des gouvernements qui ont travaillé d'arrache-pied pour obtenir cette victoire.

Même si nous sommes heureux de voir la reprise des échanges commerciaux, notre travail n'est pas encore terminé. Nous attendons que le juge Cebull du Montana décide s'il procédera à l'audience qui était prévue le 27 juillet 2005. En attendant, nous continuerons à miser sur les progrès que nous avons réalisés en repositionnant le secteur du bouf canadien, de manière à en assurer la rentabilité et la viabilité dans les années à venir.

La Stratégie de repositionnement que nous avons mise en oeuvre en septembre dernier avec la collaboration de l'industrie et des provinces comprenait divers volets. L'un de ces volets, l'augmentation de notre capacité nationale d'abattage, visait l'exportation de produits à valeur ajoutée et la réduction de notre dépendance à l'égard des exportations d'animaux vivants vers les Etats-Unis. Nous sommes très heureux des résultats obtenus, et nous comptons poursuivre sur cette lancée.

La Stratégie comprenait également un volet sur l'expansion des marchés à l'échelle internationale, et nous avons atteint notre but à cet égard. Le Canada a repris les échanges commerciaux, en partie ou en totalité, dans 15 marchés internationaux autres que les Etats-Unis. Nous avons intensifié nos efforts pour faire connaître les produits canadiens au Mexique et au Japon, ainsi que dans d'autres marchés potentiels et non exploités, pour hausser la demande de produits du Canada.

En augmentant sa capacité d'abattage et en s'employant énergiquement à se tailler une place sur les marchés internationaux, le Canada a réussi à offrir à ses producteurs la possibilité de choisir la façon dont leurs produits seront commercialisés. Ils peuvent choisir de vendre des animaux vivants ou de la viande aux Etats-Unis ou à d'autres pays dont les frontières sont désormais ouvertes. Nous offrons davantage d'options à nos producteurs, qui pourront choisir la façon dont seront commercialisés leurs produits en adoptant l'approche qu'ils jugent la plus avantageuse pour leur entreprise.

Maintenant que la règle sur le risque minimal d'ESB est en place, le Canada pourra continuer à collaborer étroitement avec ses homologues américains pour veiller à ce que cette règle produise les meilleurs résultats possible, et ce, dans l'intérêt des deux pays.

Finalement, comme je le mentionne toujours au secrétaire du département de l'Agriculture des Etats-Unis, Mike Johanns, nous devons régulariser l'exportation de bovins canadiens âgés de plus de 30 mois dans les plus brefs délais. Nous devons terminer le processus et élaborer une autre règle qui viserait les animaux plus âgés et les animaux de reproduction. Je continuerai à faire des pressions auprès du secrétaire pour faire avancer ce dossier le plus vite possible.

Nous avons franchi une étape clé en rétablissant l'exportation de bovins canadiens âgés de moins de 30 mois vers les Etats-Unis. Il reste beaucoup de travail à faire, mais je suis convaincu qu'en unissant les efforts des producteurs et d'autres intervenants du secteur avec ceux des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, nous réussirons à atteindre nos objectifs.

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