Deloitte

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16 août 2011 06h00 HE

La majorite des Canadiens affirment qu'ils sont en bonne sante physique et emotionnelle mais le mieux-etre, une vie saine et les maladies chroniques constituent un defi : Deloitte

L'utilisation de services préventifs est très répandue et l'intérêt pour les outils électroniques de gestion des soins est grand.

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 16 août 2011) - Cinquante-cinq pour cent des Canadiens jugeaient que leur santé générale était « excellente » ou « très bonne » en 2011, ce qui constitue une diminution par rapport à 60 pour cent en 2009, et près des deux tiers affirmaient que leur bien-être émotionnel était très élevé, soit un résultat semblable à celui d'il y a deux ans. Cependant, les Canadiens font face à divers obstacles pour s'occuper adéquatement du mieux-être, d'une vie saine et des maladies chroniques. Par exemple, plus de la moitié des Canadiens ont fait l'objet d'un ou de plusieurs diagnostics de maladie chronique. Voici certaines des conclusions du Sondage de 2011 des consommateurs de soins de santé au Canada : Principales conclusions et incidences stratégiques de Deloitte qui a sondé plus de 2 300 adultes canadiens dans le but de mieux comprendre les perspectives des Canadiens en tant que consommateurs de soins de santé.

« Même si nous remarquons une diminution par rapport à il y a deux ans, le fait que la majorité des Canadiens affirment qu'ils sont en santé est une bonne nouvelle. Notre sondage indique que nous occupons le troisième rang dans cette auto-évaluation, tout juste derrière les États-Unis (61 pour cent) et le Royaume-Uni (56 pour cent), et bien en avant des neuf autres pays que nous avons examinés, déclare Jean-Luc Ostiguy, associé délégué et leader du Québec – Santé et Services sociaux. Ce résultat concorde avec les autres résultats de notre sondage qui indiquent que les Canadiens sont, dans l'ensemble, satisfaits de leur système de soins de santé; toutefois, nous remarquons également une augmentation de la demande des consommateurs qui désirent voir une amélioration du rendement du système et de l'accès aux soins de santé pour soutenir la gestion autonome de leur bien-être et de leurs soins. »

Mais les résultats du nouveau sondage révèlent aussi d'importants défis, notamment l'augmentation du nombre de diagnostics des maladies chroniques (52 pour cent cette année comparativement à 47 pour cent en 2009), une situation qui a des répercussions importantes en termes de santé et d'aptitude de génération de revenus pour de nombreux Canadiens. « Le nombre de Canadiens qui se considèrent en bonne santé augmente de façon importante (plus de 70 pour cent) si l'on exclut ceux qui ont une maladie chronique », déclare M. Ostiguy. En outre, un Canadien sur sept est maintenant responsable des soins de membres de la famille ou d'amis, ce qui représente une augmentation par rapport à 2009. M. Ostiguy a fait remarquer que cette tendance est à la hausse et qu'elle restreint considérablement l'aptitude du fournisseur de soins de générer des revenus. « Ce défi demeure un élément essentiel de l'expérience en soins de santé du consommateur canadien », explique M. Ostiguy.

Le sondage de 2011, qui en est à sa quatrième édition à l'échelle mondiale et qui couvre le Canada pour la deuxième année, continue d'explorer les comportements, les attitudes et les besoins non comblés des consommateurs dans six domaines : mieux-être et vie saine; ressources d'information; services de santé traditionnels; services de santé alternatifs; assurance-maladie; politique en matière de santé.

Le nouveau sondage a révélé que les Canadiens doivent composer avec diverses difficultés – allant des coûts aux renseignements à obtenir afin de naviguer efficacement dans le système – pour trouver les ressources nécessaires à une autonomie des soins efficace. Par conséquent, les participants au sondage étaient favorables à l'innovation et aux solutions qui les aident à gérer leurs propres soins et qui amènent le système de soins de santé le plus près possible de la personne de façon à combler les attentes liées à des besoins en évolution.

Lorsqu'elle a commenté ces résultats, Lisa Purdy, associée et leader nationale des Services de santé chez Deloitte a déclaré que l'utilisation de plus en plus répandue des services préventifs, c'est-à-dire les examens de santé, les tests de dépistage, les suppléments et les aliments nutritifs, est un pas dans la bonne direction mais que cette pratique doit être améliorée au moyen d'encouragements ciblés comme des mesures incitatives fiscales favorisant une vie saine. « Actuellement, les femmes et les personnes du troisième âge sont les personnes qui utilisent le plus les services préventifs, mais les jeunes adultes canadiens affirment qu'ils seraient favorables à de nouveaux modèles fiscaux publics encourageant une vie saine », a déclaré Mme Purdy.

Elle a également souligné le vif intérêt des Canadiens pour les outils électroniques qui les aident à gérer leurs soins et à consolider les renseignements s'y rapportant : plus de 65 pour cent des Canadiens ont affirmé être en faveur d'un dossier de santé électronique (DSE) produit par le gouvernement qu'eux-mêmes et leurs fournisseurs de soins de santé pourraient utiliser; un nombre semblable de répondants appuient l'utilisation de dispositifs médicaux qui leur permettraient de surveiller leur santé et d'envoyer des informations par voie électronique à leur médecin. « Une forte majorité des Canadiens ont dit qu'ils ont utilisé Internet au cours de la dernière année pour des services bancaires en ligne, pour acheter de la marchandise ou faire des réservations de voyage; il s'agit d'une tendance que notre système de soins de santé peut adapter pour répondre aux besoins changeants de la population. » Mme Purdy a également constaté que les préoccupations des consommateurs liées à la confidentialité et à la sécurité des renseignements personnels diminuent : cette année, moins du tiers des répondants ont déclaré être très préoccupés à propos de la sécurité des renseignements personnels stockés en ligne, comparativement à 34 pour cent il y a deux ans.

Voici d'autres points saillants des conclusions du nouveau sondage :

La plupart des Canadiens pensent qu'ils sont correctement assurés par leur régime d'assurance public et privé.

  • Soixante-dix-neuf pour cent de tous les répondants sont couverts par un type ou un autre d'assurance-maladie privée supplémentaire, un régime de santé ou un programme de soins de santé, ce qui représente une augmentation par rapport au résultat d'il y a deux ans. La plupart d'entre eux ont des assurances qui couvrent les médicaments d'ordonnance, les soins dentaires et les soins de la vue.
  • La crise économique a eu des effets sur l'utilisation du système par les Canadiens : la moitié d'entre eux sont plus prudents en ce qui concerne leurs dépenses en soins de santé et six sur 10 ne sont pas certains de pouvoir supporter les coûts des soins de santé à l'avenir.
  • Quelle que soit leur couverture d'assurance, les consommateurs sont préoccupés par leur aptitude à supporter leurs coûts de santé futurs. Un tiers des répondants ont dépensé davantage en soins de santé cette année qu'en 2009 et 40 pour cent sont d'avis que les dépenses en soins de santé limitent l'aptitude d'un ménage à acheter d'autres produits et services essentiels.

Environ quatre consommateurs sur 10 ont une opinion positive du système de santé canadien et pensent qu'il est meilleur que de nombreux systèmes comparables, qu'il est de haute qualité et qu'il est technologiquement avancé. Le tiers considère qu'il conduit à du gaspillage. Cependant, les Canadiens comprennent mal leur système de santé; ils fondent leur évaluation du système sur leur propre expérience par opposition aux perspectives d'une étude.

  • Les caractéristiques du système canadien que les consommateurs aiment ou apprécient comprennent les technologies avancées, l'innovation, les installations et l'équipement modernes ainsi que l'utilisation de dossiers de santé électroniques.
  • Les consommateurs critiquent le rendement du système de santé en raison de problèmes de délais (57 pour cent), d'accès (28 pour cent), d'orientation en matière de mieux-être (26 pour cent), d'utilisation des dossiers de santé électroniques (22 pour cent) et d'accent sur les patients (22 pour cent).
  • Les opinions concernant la privatisation sont mitigées : environ un répondant sur cinq pense que la privatisation améliorerait le rendement, tandis qu'un tiers des répondants ne le croit pas. La génération du baby-boom manque d'enthousiasme à propos de la privatisation, et les consommateurs avec trois maladies chroniques ou plus ne sont pas convaincus que la privatisation constitue une solution aux problèmes de rendement.
  • Les soins de santé sont une question politique essentielle pour une grande majorité des Canadiens : Un peu plus des deux tiers d'entre eux sont d'avis qu'il s'agit d'un enjeu fédéral important tandis que les trois-quarts affirment que c'est un enjeu provincial important. La facilité d'accès est la principale priorité.

La majorité des consommateurs affirment qu'ils seraient prêts à quitter leur communauté locale pour obtenir des soins de plus grande qualité et plus rapidement accessibles.

  • Bien que de nombreux répondants soient disposés à se déplacer pour bénéficier d'un traitement si leur médecin leur recommandait de le faire (38 pour cent), en particulier les personnes du troisième âge (48 pour cent), 27 pour cent ne le feraient pas. Au cours des 12 derniers mois, seuls deux pour cent des répondants ont voyagé à l'extérieur du Canada pour consulter un médecin, passer un examen, subir une procédure médicale ou recevoir un traitement. Cependant, plus de la moitié d'entre eux le feraient s'ils avaient besoin de se soumettre à une intervention hospitalière, comme le remplacement d'une articulation ou une chirurgie cardiaque, ou à une procédure facultative (40 pour cent).
  • La décision de voyager vers l'extérieur du Canada pour obtenir des soins nécessaires est fondée sur des critères comme des soins médicaux et des traitements de meilleure qualité (75 pour cent), la disponibilité du traitement requis (74 pour cent), l'absence de délais (67 pour cent), des installations et des technologies plus modernes qu'au Canada (66 pour cent) et les coûts directs (64 pour cent).

Bien que les Canadiens préfèrent la médecine occidentale traditionnelle aux autres, le quart d'entre eux dépensent des sommes dans des méthodes alternatives.

  • Quarante-cinq pour cent des Canadiens préfèrent les médecins axés sur la médecine traditionnelle; 19 pour cent affirment avoir consulté un herboriste, un homéopathe, un chiropraticien, ou un autre praticien ou conseiller en médecine alternative au cours de la dernière année.
  • Le quart des consommateurs affirment avoir décidé de reporter un traitement ou de ne pas suivre les recommandations d'un médecin pour plutôt suivre un traitement alternatif ou une thérapie naturelle.
  • La moitié des consommateurs utilisent des médicaments d'ordonnance et trois sur 10 prennent des médicaments en vente libre; ils ont une grande confiance envers le caractère sécuritaire et l'efficacité des deux types de médicament.

Les consommateurs canadiens font confiance aux renseignements sur les traitements et la sécurité qui proviennent de centres universitaires de sciences de la santé ou d'associations médicales. Les sources considérées comme les moins fiables étaient les fabricants de dispositifs / produits pharmaceutiques, biotechnologiques ou médicaux et les entreprises d'assurance-maladie / régimes de santé.

  • Pour obtenir des renseignements sur les traitements les plus sécuritaires et efficaces, plus de la moitié des répondants disent se fier aux médecins et aux centres de sciences de la santé, tandis que 48 pour cent affirment se tourner vers les hôpitaux communautaires, 45 pour cent vers Santé Canada et 45 pour cent vers les pharmaciens.
  • Les consommateurs commencent à s'adresser aux pharmaciens pour obtenir des renseignements à propos des médicaments; le degré de confiance des consommateurs à l'égard des médicaments d'ordonnance est élevé et ils sont ouverts à l'utilisation de médicaments génériques.

Différences régionales

Les réponses des Canadiens de partout au pays sont semblables pour la plupart des questions du sondage. Toutefois, certaines différences importantes se distinguent. Par exemple, seulement le tiers des Québécois ont donné une cote de A ou de B au système de santé du Canada, comparativement à un peu plus de la moitié des répondants dans les autres régions du pays. Près des deux tiers des Ontariens ont donné une note de A ou de B à leur système de santé. Les Québécois sont aussi plus disposés que les autres Canadiens à payer pour des soins privés afin d'obtenir une meilleure qualité ou un accès plus rapide. Le sondage indique également que les patients du Canada atlantique ont le plus de difficulté à avoir accès à un praticien de soins de première ligne. En ce qui a trait à la qualité des soins dans les hôpitaux canadiens, les résidents de la Saskatchewan sont les plus satisfaits avec un taux de 85 pour cent, comparativement à la moyenne canadienne de près de 75 pour cent.

Répercussions pour les autres intervenants du système des soins de santé

Les principales conclusions suivantes devraient motiver les intervenants à élaborer des stratégies visant à mobiliser les consommateurs à améliorer leur propre santé et à modifier leurs interactions avec le système :

  • Les Canadiens souhaitent que des améliorations soient apportées à l'ensemble du système de santé en privilégiant des mesures qui faciliteront l'accès aux médecins, aux services de premier recours, aux services communautaires et aux DSE.
  • Les consommateurs continuent d'évaluer le système au moyen de critères de qualité, de service, de satisfaction et de rapport qualité/prix fondés sur leurs expériences personnelles au lieu d'une analyse objective des options. Cependant, les coûts ne sont pas encore une considération importante pour les consommateurs.
  • Le degré de confiance envers le système de soins de santé public est élevé et les consommateurs le soutiennent. Cependant, leurs opinions à propos de son rendement par rapport à celui d'autres systèmes sont acceptables. De plus, les consommateurs reconnaissent qu'ils sont mal préparés à une participation accrue à la prestation des soins et à la gestion de leur coût.
  • Les consommateurs accepteraient l'augmentation des coûts des services spécialisés ou de soins privés améliorés si le système de soins de santé était conservé.
  • Les consommateurs souhaitent des soins et des ressources holistiques qui favorisent le mieux-être et une vie saine. Cependant, ils ont besoin d'aide pour atteindre l'autonomie en matière de santé.
  • Les consommateurs soutiennent les innovations qui améliorent l'autonomie en matière de santé, le caractère pratique des services, la personnalisation des soins et le contrôle de leurs renseignements personnels en matière de santé – outils en ligne, dossiers de santé personnels et accès en ligne à leurs médecins – pour améliorer et non remplacer les relations de confiance qui existent entre les fournisseurs de soins et les patients.

À propos du sondage

Un échantillon représentatif à l'échelle nationale de 2 304 adultes canadiens âgés de 18 ans et plus a été interrogé en avril 2011 au moyen d'un questionnaire Web. L'échantillon, fondé sur le recensement de 2006, représentait la population du pays en matière d'âge, de sexe, de revenu et de répartition géographique. Les résultats sont considérés comme exacts à deux points de pourcentage près, 19 fois sur 20.

Le sondage était fondé sur 84 questions, et sur 33 questions potentielles de suivi. Des versions française et anglaise étaient disponibles. Pour réduire le nombre de réponses partiales, les participants ont été interrogés à propos des comportements puis des attitudes, dans chaque domaine. Cette année, Deloitte a interrogé des consommateurs de soins de santé en Belgique, au Brésil, au Canada, en Chine, en France, en Allemagne, au Luxembourg, au Mexique, au Portugal, en Suisse, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

À propos du Deloitte Center for Health Solutions

Le Deloitte Center for Health Solutions (DCHS) est le bras de Deloitte LLP chargé des recherches sur les services de santé. Notre but consiste à renseigner toutes les parties prenantes du système de santé en matière de tendances, de possibilités et de défis émergents au moyen de recherches rigoureuses. Au moyen de nos recherches, tables rondes et autres activités, nous nous efforçons d'être une source fiable de perspectives pertinentes, opportunes et fiables.

Pour en savoir plus à propos du DCHS, ses projets de recherche et ses événements, veuillez visiter la page www.deloitte.com/centerforhealthsolutions.

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