SOURCE: Fisheries and Oceans Canada

25 avr. 2009 18h01 HE

La Ministre des Pêches et des Océans répond aux propos de la Société Protectrice des Animaux des États-Unis

OTTAWA--(Marketwire - April 25, 2009) - L'honorable Gail Shea, ministre des Pêches et des Océans, a fait la déclaration suivante aujourd'hui, à la suite des propos de Rebecca Aldworth, de la Société protectrice des animaux des États-Unis (Humane Society of the United States - HSUS) :

Je suis navrée de la campagne de désinformation que mène la HSUS à propos de la chasse au phoque pratiquée au Canada, et la conférence de presse de Rebecca Aldworth, mardi, n'a pas fait exception à la règle. Accompagnée du sénateur Mac Harb, Mme Aldworth a de nouveau prouvé qu'elle est prête à déformer les faits et à tromper la population pour atteindre son objectif.

Et quel est cet objectif, au fait?

Mme Aldworth a déclaré publiquement qu'en fait, elle n'en a pas contre la chasse au phoque. Il s'agit plutôt de faire cesser le « commerce de tous les produits dérivés de la faune ». Je la cite.

Cette déclaration ne m'a pas surprise et n'a pas surpris mes fonctionnaires de Pêches et Océans Canada, non plus que quiconque est au fait de la campagne de la HSUS. Elle devrait cependant suffire pour mettre en garde bon nombre de mes homologues de l'Union européenne qui envisagent de céder à Mme Aldworth et à ses sympathisants, qui réclament l'interdiction du commerce et du transport de tous les produits dérivés du phoque dans l'Union européenne.

Nous avons été témoins à maintes reprises d'un mépris manifeste face à l'importance du commerce des produits dérivés d'une chasse durable et sans cruauté pour nos collectivités côtières. Nous pouvons également constater un manque de logique très clair dans le raisonnement des opposants de la chasse au phoque qui insistent sur le bien-être des animaux sauvages par opposition au bien-être des animaux domestiques. Finalement, nous voyons dans cette prise de position, un refus d'envisager les répercussions environnementales éventuelles d'un manque d'équilibre dans la nature.

J'exhorte mes collègues européens à tenir compte de la réalité suivante quand ils voteront sur le projet d'interdiction. Aujourd'hui, c'est la chasse au phoque. Mais demain, ce sera une autre chasse. Rebecca Aldworth et les autres groupes de défense des animaux ne s'arrêteront que lorsque toutes les chasses commerciales seront abolies et que le gagne-pain d'innombrables familles aura disparu.

J'espère que le sénateur Harb prêtera l'oreille à cette mise en garde et verra la détresse que cette campagne va provoquer de même que les répercussions qu'elle pourrait avoir partout dans le monde.


Gail Shea

Ministre des Pêches et des Océans

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