Institut professionnel de la fonction publique du Canada

Institut professionnel de la fonction publique du Canada

29 oct. 2014 16h30 HE

La présidente de l'IPFPC appuie les conclusions d'un rapport sur l'écart salarial entre les secteurs public et privé

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 29 oct. 2014) - Debi Daviau, présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), appuie les conclusions d'un nouveau rapport https://www.policyalternatives.ca/publications/reports/refermer-l'écart préparé par le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA), dans lequel les salaires des secteurs public et privé sont comparés. Ces conclusions indiquent clairement que l'écart salarial pour des postes similaires est négligeable entre ces deux secteurs. Cependant, le rapport relève aussi la discrimination salariale exercée à grande échelle à l'encontre des femmes, des minorités visibles et des Autochtones dans le secteur privé. Cette discrimination n'est atténuée dans le secteur public que grâce aux lois sur l'équité en matière d'emploi et à la syndicalisation plus généralisée des travailleurs dans le secteur public.

« Quand nous négocions des conventions collectives, nous négocions pour chaque personne qui fait partie de l'unité de négociation, sans égard à sa race, à son sexe ou à sa religion, explique la présidente de l'IPFPC, Debi Daviau. Quand on est pour faire un travail, on ne devrait pas être moins payé selon son sexe ou la couleur de sa peau ».

Le rapport montre que dans le secteur privé, un travailleur ayant un diplôme universitaire est moins rémunéré que les autres de 44 % s'il est autochtone, de 20 % s'il est issu d'une minorité visible et de 27 % s'il s'agit d'une femme. Dans le secteur public, l'écart salarial discriminatoire est beaucoup moins marqué dans ces trois groupes.

« Même si ces conclusions sont très préoccupantes pour les travailleurs du secteur privé, je ne peux pas dire qu'elles me surprennent. J'étais mère monoparentale quand j'ai commencé ma carrière en informatique dans la fonction publique et je suis bien placée pour savoir ce qu'il en coûte aux femmes qui préfèrent les responsabilités familiales aux heures supplémentaires que le patron peut exiger qu'on fasse plusieurs semaines d'affilée », poursuit Debi Daviau.

Le rapport démontre que même si les travailleurs du secteur public gagnent en moyenne 2,3 % de plus que leurs homologues du secteur privé, une fois la discrimination salariale prise en compte, l'écart salarial entre les deux secteurs disparaît.

« Le gouvernement Harper veut sabrer les salaires de la fonction publique parce qu'il pense que c'est plus juste pour le secteur privé. Nous savons que cette justification comporte de graves lacunes et nous pouvons maintenant le démontrer », ajoute Mme Daviau. « Au lieu de réduire les salaires dans le secteur public, le gouvernement devrait plutôt revoir sa politique publique de manière à décourager les employeurs de profiter des travailleurs marginalisés en leur donnant un salaire inférieur aux normes ».

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada représente quelque 55 000 professionnels du secteur public canadien.

Notes: Refermer l'écart : La différence que font les salaires du secteur public est disponible à https://www.policyalternatives.ca/publications/reports/refermer-l'écart

The report "Narrowing the Gap The Difference That Public Sector Wages Make" is available at: https://www.policyalternatives.ca/publications/reports/narrowing-gap

www.pipsc.ca

Renseignements

  • Johanne Fillion
    613-228-6310, poste 2303
    613-883-4900 (cell.)