Fonction Publique de l'Ontario (SEFPO)

Fonction Publique de l'Ontario (SEFPO)

15 sept. 2008 13h00 HE

La province doit prendre conscience des problèmes de l'inspection des viandes, selon le SEFPO

TEESWATER, ONTARIO--(Marketwire - 15 sept. 2008) - Le gouvernement de l'Ontario doit prendre conscience des problèmes du système provincial d'inspection des viandes et y accorder davantage de ressources afin d'éviter un désastre majeur de santé publique, selon le syndicat qui représente les inspecteurs des viandes de la province.

"Le système provincial d'inspection des viandes a connu d'importantes améliorations après 2003, mais depuis quelques temps, nous sommes retombés en arrière," a déclaré Bob Lowry, président de la section locale du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario et chef élu des 160 inspecteurs de viandes que le syndicat représente. "A l'heure actuelle, nous avons besoin davantage de ressources si nous voulons éviter un autre désastre de santé publique lié à la consommation des viandes."

Lowry a émis cet avertissement à la veille du 2008 International Plowing Match qui commencera mardi à Teeswater, Ontario. Cet événement annuel attire plus de 100 000 visiteurs et les agents de l'hygiène des viandes, membres du SEFPO, y tiendront un kiosque d'information.

Le système provincial d'inspection des viandes est la responsabilité que le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario (MAAARO) doit assumer. Environ 15 pour cent des viandes consommés en Ontario sont préparés dans les usines inspectées au niveau provincial.

Depuis la publication du rapport 2004 du juge Roland Haines, la province avait commencé à regrouper des centaines d'usines de traitement de viandes de second cycle sous un seul système provincial d'inspection.

"A l'heure actuelle, le MAAARO s'occupe de 155 abattoirs et de 315 usines de traitement de second cycle, " a déclaré Lowry. "Le 1er octobre, 120 autres usines de second cycle seront y ajoutées, mais jusqu'à présent, aucuns autres inspecteurs n'ont été embauchés pour ces usines."

Le gouvernement doit enlever les barrières bureaucratiques pour embaucher de nouveaux inspecteurs visant à augmenter le personnel d'inspection de première ligne d'au moins 50 pour cent, a continué Lowry. Il a aussi souligné plusieurs autres problèmes de sécurité qui mettraient la santé publique en danger :

- Les inspecteurs du MAAARO ne testent pas pour la EBS (maladie de la vache folle) dans les abattoirs;

- Les inspecteurs du MAAARO ne font pas d'épreuves par écouvillonnage à l'égard du matériel dans les salles de préparation et les usines de traitement pour vérifier la listeria, la diarrhée colibacillaire ou d'autres contaminants;

- Les inspecteurs du MAAARO ne ramassent les échantillonnages ni testent au hasard les aliments prêts à consommer à mesure que ces derniers sortent de la ligne de production.

Le SEFPO fait appel à Leona Dombrowsky, ministre de l'Agriculture, et lui demande d'autoriser l'embauche de 12 inspecteurs principaux tout de suite afin d'aider les gestionnaires de zone, tel qu'il a été recommandé par le juge Haines.

"Vous ne pouvez demander aux gestionnaires de faire 60 heures par semaine dans une ambiance de travail hautement stressante et vous attendre à ce qu'ils soient au courant de tout et en tout temps," a déclaré Lowry. "Nous avons besoin de ces inspecteurs principaux, et nous avons besoin d'eux dès aujourd'hui."

Renseignements

  • Fonction Publique de l'Ontario (SEFPO)
    Bob Lowry
    (905) 394-1245
    ou
    Fonction Publique de l'Ontario (SEFPO)
    Greg Hamara
    (647) 238-9933