Ville de Montréal - Cabinet du maire et du comité exécutif

Ville de Montréal - Cabinet du maire et du comité exécutif

05 févr. 2006 15h35 HE

La rémunération des élus de Montréal n'a pas doublé depuis 2002 : Elle a à peine suivi l'indice des prix à la consommation

MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 5 fév. 2006) - En réaction à des informations publiées en fin de semaine par le quotidien La Presse, le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, M. Frank Zampino, tient à rétablir les faits et à dire que la rémunération globale des élus, incluant les charges sociales, est passée de 8,54 millions de dollars en 2002 (tel que l'on peut le voir à la page 291 du document budgétaire de 2002 - Tableau de l'analyse de la rémunération) à 12,68 millions de dollars en 2006 (tel que l'on peut voir à la page 154 du document budgétaire de 2006 - Tableau de l'analyse de la rémunération). Un article publié dans La Presse de samedi laisse malheureusement croire que cette rémunération est passée du simple au double, soit de 6,1 millions à 12,68 millions de dollars ; une donnée totalement erronée et sensationnelle. La rémunération des élus montréalais a à peine suivi, en fait, l'indice des prix à la consommation depuis 2002.

L'écart de 4,1 millions de dollars entre 2002 et 2006 est attribuable à deux dépenses exceptionnelles qui apparaissent, pour la première fois, en 2006, au budget de la Ville de Montréal. Il s'agit d'abord des allocations de départ et de transition attribuées aux élus qui ne se sont pas représentés ou qui ont été défaits aux élections municipales de novembre 2005 ou versées à des élus à la suite du processus de fusion et de défusion. Il s'agit ensuite de la cotisation liée au déficit actuariel pour les élus des ex-banlieues payée au Régime de retraite des élus municipaux, lequel est administré par la Commission administrative des régimes de retraite et d'assurances (la CARRA), un organisme mandataire du gouvernement du Québec.

N'eut été de ces dépenses exceptionnelles qui totalisent 2,5 millions de dollars, l'augmentation de la rémunération globale des élus entre 2002 et 2006 se chiffre donc à 1,6 million de dollars. Cet écart s'explique par la rémunération pour des postes de membres de commissions permanentes du conseil municipal non budgétée par le Comité de transition en 2002, par l'augmentation de diverses charges sociales et, enfin, par l'indexation prévue au règlement municipal et à la loi québécoise sur la rémunération des élus. Ces mesures législatives stipulent notamment que les salaires de élus sont majorés selon l'indice des prix à la consommation au Québec fixé par Statistique Canada.

"Prétendre que la rémunération des élus municipaux de Montréal a doublé, entre 2002 et 2006, en lettres majuscules et en caractères gras, à la une de La Presse est une allégation erronée et sensationnelle. Si on suit ce raisonnement, cela voudrait dire que mon salaire qui doit s'élever à 126 082 $ en 2006, selon le tableau publié par La Presse, aurait été 63 041 $ en 2002. Mon T-4 de 2002 indique pourtant que j'ai touché un salaire de 122 130 $. Il s'agit donc d'une augmentation de 3,2 % depuis 2002. Cela prouve bien que la rémunération des élus montréalais n'a pas doublé, ni connu de hausse spectaculaire, depuis que notre administration dirige les destinées de Montréal", a conclu le président du comité exécutif.

Renseignements

  • Source : Richard Caron
    Bureau du président du comité exécutif
    (514) 702-3538