Société canadienne de génie civil

Société canadienne de génie civil

04 août 2011 09h07 HE

La Société canadienne de génie civil (SCGC) se prononce sur l'effondrement au tunnel de l'autoroute Ville-Marie

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwire - 4 août 2011) - L'état des infrastructures du Canada fait à nouveau la manchette. Le matin du dimanche 31 juillet 2011, une section du paralume du tunnel Ville-Marie, dans le centre-ville de Montréal, s'est effondré. Fort heureusement, cet effondrement s'est produit un dimanche matin, alors que la circulation était réduite au minimum, et il n'y a pas eu de blessés. La partie effondrée n'était pas une partie du tunnel lui-même mais le paralume, qui permet aux automobilistes de faire la transition entre la lumière dans le tunnel et la lumière du jour.

Malgré la « bonne nouvelle » selon laquelle cet accident n'a entraîné la perte d'aucune vie humaine, il reste que l'état des infrastructures canadiennes fait une fois de plus les manchettes. À Montréal, des ingénieurs civils ont exprimé leurs opinions quant aux raisons susceptibles d'expliquer cet effondrement. Cet accident à une charpente est semblable à d'autres accidents qui ont affecté des ponts récemment en Amérique du Nord. Le professeur Saeed Mirza, ing., FSCGC, ancien président de la SCGC, a déjà déclaré ceci : « Nous devons modifier nos pratiques actuelles qui consistent à CONCEVOIR, CONSTRUIRE et OUBLIER, et nous devons concevoir et construire toutes nos infrastructures en fonction de performances durables pendant la durée de vie des ouvrages, en tenant compte de tous les coûts du cycle de vie de l'ouvrage (y compris les coûts environnementaux, économiques et sociaux, etc.) et les coûts de l'entretien normal et de toute restauration ou remplacement partiel au besoin. »

Cet accident entraînera d'importants coûts, dont la nécessité de réaffecter des sommes réservées aux investissements pour l'entretien des infrastructures afin de nettoyer le chantier et de reconstruire la partie effondrée de l'ouvrage. En plus des coûts directs de réparation, il y aura aussi les coûts indirects. La circulation doit être détournée vers les rues voisines, ce qui augmente l'usure de ces rues et le volume de circulation qui y passe, ce qui peut bloquer le réseau et provoquer des attentes prolongées pour les usagers, dont les frais de transport augmenteront. L'augmentation de circulation sur des rues qui n'ont pas été conçues en fonction de tels volumes provoque aussi l'impatience des automobilistes, des cas de rage au volant et des risques accrus d'accidents de la route.

La SCGC souligne la nécessité de se concentrer davantage sur les infrastructures qui assurent notre niveau de vie. Malheureusement, des décisions prises dans le passé ont fait en sorte que les organismes publics et les municipalités sont maintenant aux prises avec des besoins qui dépassent souvent leurs moyens. De plus, les deniers publics nécessaires à l'entretien et à la réparation des infrastructures doivent souvent être arrachés à d'autres services publics.

L'actuel président de la SCGC, monsieur Randy Pickle, ing., FSCGC, FEC souligne que la « position de la SCGC est que nos infrastructures doivent être durables et bien gérées. Il est important que les organismes responsables des infrastructures voient à ce que les égouts, aqueducs, routes, ponts et autres charpentes ne tombent pas en état de délabrement ».

Fondée en 1887, la Société canadienne de génie civil est une société savante canadienne sans but lucratif qui offre aux ingénieurs civils des possibilités de perfectionnement au moyen de formation permanente, de réseautage, de promotion des droits et de publications. En plus d'une permanence située à Montréal, la SCGC compte 20 sections répartis à travers le Canada, une succursale à Hong Kong, et nombre de comités techniques et interdisciplinaires. La SCGC est une société constituante de l'Institut canadien des ingénieurs (ICI).

Renseignements

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