Greenpeace Canada

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07 nov. 2006 12h23 HE

La vieille centrale Gentilly-2 est trop dangereuse

Greenpeace soutient qu’il faut fermer la centrale d’ici 2010 et demande qu’Hydro-Québec prépare un plan de gestion des déchets radioactifs accumulés

Attention: Rédacteur à l'environnement, Rédacteur à l'énergie, Directeur général et de l'information, Rédacteur aux affaires politiques et gouvernementales TROIS-RIVIÈRES/QUÉBEC--(CCNMatthews - 7 nov. 2006) - Greenpeace demande à la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) de suivre de plus près la situation à la centrale nucléaire Gentilly-2 parce qu'elle approche de la fin de sa vie utile et qu'elle est de plus en plus dangereuse. Greenpeace croit aussi qu'il faut refuser d'accéder à la demande d'Hydro-Québec qui souhaite obtenir un permis d'exploitation supplémentaire de 4 ans pour la centrale. Les 7 et 8 novembre prochains, la CCSN tiendra des audiences publiques à Trois-Rivières sur le renouvellement du permis de Gentilly-2 et sur l'évaluation environnementale du projet d'Hydro-Québec concernant l'agrandissement du site d'entreposage des déchets radioactifs.

« Gentilly-2 est une centrale moribonde et elle est de plus en plus dangereuse. Hydro-Québec a découvert des fissures dans le réacteur et elle admet qu'on ne peut pas prédire si ces fissures vont augmenter ou même éclater », expliquait Shawn-Patrick Stensil, le spécialiste des questions nucléaires chez Greenpeace Canada. « Voilà pourquoi il faut examiner de très près la situation à Gentilly, et voilà pourquoi aussi il faut que la CCSN rejette la demande d'Hydro-Québec qui voudrait obtenir un nouveau permis d'exploitation de 4 ans. »

Hydro-Québec reconnaît qu'on ne peut pas faire fonctionner la centrale Gentilly-2 de façon sécuritaire au-delà de 2010. Pourtant, et malgré la forte opposition à l'énergie nucléaire au Québec, Hydro-Québec envisage de rénover cette centrale âgée de 24 ans au coût de 1,2 à 2,3 milliards $, au lieu de la remplacer par des énergies vertes. Greenpeace soutient qu'il faut fermer définitivement Gentilly-2 en 2010 et que la CCSN doit ordonner à Hydro-Québec d'élaborer un plan de fermeture sécuritaire.

« Les Québécois ne veulent pas des risques associés à l'énergie nucléaire, ajoutait Stensil. Gentilly-2 approche de la fin de sa vie utile et c'est le moment idéal pour mettre un terme aux expérimentations du Québec dans le secteur nucléaire. Le gouvernement Charest a posé des premiers gestes importants pour favoriser le développement de l'énergie éolienne au Québec; il doit maintenant continuer dans la direction des énergies vertes et sécuritaires. »

Par ailleurs, en 2004, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a examiné une proposition déposée par Hydro-Québec concernant l'agrandissement de son site d'entreposage des déchets nucléaires. Le but de cet agrandissement était de recueillir les déchets supplémentaires produits dans l'éventualité où on prolongerait la vie utile de Gentilly-2. Le BAPE avait alors recommandé qu'Hydro-Québec reporte ses projets de rénovation de la centrale et d'agrandissement du site d'entreposage jusqu'à ce que le gouvernement fédéral ait présenté un plan définitif de gestion permanente du combustible irradié.

Le BAPE a aussi constaté qu'Hydro-Québec n'avait pas de plan pour gérer certains déchets radioactifs non couverts par la réglementation fédérale et il recommandait qu'Hydro-Québec présente « une solution réaliste et acceptable socialement » pour gérer ces déchets, qui demeureront radioactifs pendant des milliers d'années. Hydro-Québec n'a pas donné suite à cette recommandation. Greenpeace demande donc à la CCSN de forcer Hydro-Québec à présenter un tel plan d'ici deux ans.

« Hydro-Québec doit dire clairement aux Québécois que la centrale Gentilly-2 a produit de grandes quantités de déchets radioactifs, qu'elle continuera à en produire si on continue à l'exploiter, et que la gestion de ces déchets dangereux constitue un énorme fardeau que nous léguons aux générations à venir, concluait Stensil. Avant de prendre une décision quant au futur de Gentilly-2, il faut qu'Hydro-Québec nous dise ce qu'elle veut faire avec ces déchets au cours des prochains millénaires... »

Les Québécois ont toujours été contre le projet du gouvernement fédéral de créer un site d'enfouissement permanent des déchets nucléaires au Québec. Ne serait-ce que pour cette raison, Hydro-Québec doit fermer la centrale Gentilly-2 en 2010.

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IN: ÉNERGIE, ENVIRONNEMENT, POLITIQUE

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