Ville de Montréal

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03 avr. 2006 11h51 HE

La Ville de Montréal termine l'année 2005 avec un surplus de 163 M$ : Les arrondissements recevront des crédits additionnels

MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 3 avril 2006) - Une gestion saine et rigoureuse et un contrôle serré des dépenses, de même que l'élargissement de l'assiette fiscale en raison de la vigueur du marché immobilier et de la croissance économique ont permis à la Ville de Montréal d'enregistrer un surplus de 163 M$ au terme de l'exercice financier qui s'est terminé le 31 décembre 2005.

Pour le président du comité exécutif et responsable des finances, M. Frank Zampino, ces bons résultats n'effacent toutefois en rien les réels besoins financiers de Montréal. "Nous devons gérer quotidiennement les deniers publics avec beaucoup de rigueur et de prudence car les villes, en vertu de la loi, ne peuvent pas faire de déficit. C'est un exercice qui est de plus en plus difficile, surtout dans la conjoncture où les dépenses croissent plus vite que les revenus. C'est pourquoi nous espérons toujours en arriver avec notre principal partenaire qu'est le gouvernement du Québec à la conclusion d'un nouveau partenariat financier, à l'établissement d'un nouveau cadre financier pour le transport en commun et à la reconnaissance d'un statut particulier pour Montréal. Nous l'avons déjà dit et nous le répétons : Montréal a besoin plus que jamais de nouvelles sources de financement pour assumer pleinement les responsabilités qui lui incombent comme métropole", insiste-t-il.

M. Zampino tient par ailleurs à souligner qu'une bonne partie de ce surplus de 163 M$ qui représente 4 % du budget global de la Ville a déjà été distribuée, par des décisions prises par le conseil municipal.

Ainsi, un montant de 52,2 M$ a déjà été utilisé pour équilibrer le budget de 2006. Une somme de 34,2 M$ servira à renflouer la réserve pour imprévus qui a été créée l'an dernier, et ce, tel que le prévoit la politique qui a été adoptée à cette fin. Un montant de 15,9 M$ sera alloué à diverses autres affectations. A elles seules, toutes ces affectations totalisent déjà un montant de 102,3 M$.

Une autre partie de ce surplus, une somme d'environ 35,9 M$, sera retournée aux 27 arrondissements qui constituaient la Ville de Montréal en 2005. Ce montant inclut les surplus de 14,8 M$ que les arrondissements ont eux-mêmes générés à la fin de l'année 2005, le paiement de la quatrième tranche de 9,1 M$ du prêt de 45 M$ que la Ville de Montréal avait contracté auprès des anciennes municipalités de l'île pour équilibrer le budget de l'année 2002, ainsi que le paiement de la deuxième tranche de 1,5 M$ prévue pour des dossiers budgétaires particuliers. Ce montant inclut également un nouveau virement de crédits de 10,5 M$ aux 27 arrondissements, soit les paiements accélérés de la cinquième et dernière tranche de 9 M$ du prêt de 45 M$ et de la troisième et dernière tranche de 1,5 M$ pour les dossiers budgétaires particuliers.

"Même si les arrondissements ont généré des surplus qui totalisent 14,8 M$ au terme de l'exercice financier 2005, nous avons donc convenu de leur verser, dès maintenant, des crédits budgétaires additionnels. Cela leur donnera plus de marge de manouvre pour l'avenir", note Frank Zampino.

Provenance du surplus

Ce surplus de 163 M$ provient, en outre, d'un excédent des revenus sur les dépenses de 62 M$ et d'une affectation des surplus et fonds réservés des années antérieures de 99 M$.

La Ville a encaissé des revenus additionnels de 79 M$ qui sont dus, en partie, au regain économique que connaît Montréal depuis les dernières années. En effet, les prévisions budgétaires de 2005 au chapitre des revenus de taxes, comparativement à celles de 2004, prévoyaient une augmentation de 90 M$. Dans les faits, pour 2005, la Ville a enregistré un surplus additionnel de 16 M$ pour des revenus totalisant 2,7 milliards, ce qui confirme donc les prévisions. La Ville a aussi pu dégager 20 M$ de plus en droits de mutation.

Des économies ont été également réalisées au chapitre des dépenses. Ainsi, les frais de financement et les remboursements annuels totalisent 845 M$ en 2005, comparativement aux 860 M$ préalablement inscrits au budget. Cette situation représente une économie de 15 M$, essentiellement liée aux coûts d'intérêt favorables sur les marchés financiers. La Ville a réussi à emprunter à un taux de financement inférieur au 6 % qui avait été budgété. "Cela est une conséquence de l'amélioration de la cote de crédit de la Ville que la réputée firme Moody's a fait passer, l'an dernier, de A2 à A1", souligne le président du comité exécutif. De plus, une bonne gestion de la trésorerie a contribué au report de certains emprunts à des dates ultérieures.

L'année 2005 a aussi permis à l'administration municipale montréalaise de poursuivre les démarches amorcées en 2003 pour le refinancement de la dette actuarielle initiale de l'ancienne Ville de Montréal, en concrétisant cette fois-ci une entente avec les pompiers de l'ex-Montréal. Au refinancement de 1,2 milliard $ de 2003, se sont donc ajoutés 411 M$ en 2005. Globalement, pour les 40 prochaines années, la réduction des frais découlant de ce refinancement dépassera plus de 1,3 milliard $.

Par ailleurs, depuis la création de la nouvelle Ville de Montréal, le 1er janvier 2002, la dette en circulation, en excluant la dette actuarielle, a diminué de 933 M$ ou de 15,8 %, pour atteindre 4,969 milliards $ au 31 décembre 2005.

Rappelons que la fin de l'exercice financier 2005 constitue la dernière année d'activité de la Ville telle qu'elle était organisée depuis le regroupement des municipalités de l'île de Montréal, au 1er janvier 2002.

Renseignements

  • Cabinet du maire et du comité exécutif
    Richard Caron
    (514) 872-9859