Association médicale canadienne

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19 oct. 2006 15h02 HE

L'AMC félicite le gouvernement de reconnaître les répercussions de l'environnement sur la santé

OTTAWA, QUEBEC--(CCNMatthews - 19 oct. 2006) - L'Association médicale canadienne (AMC) a déclaré aujourd'hui que la nouvelle loi fédérale proposée sur la qualité de l'air constitue une importante reconnaissance du rôle de l'environnement comme déterminant clé de la santé.

"Partout au Canada, les médecins savent combien il importe d'améliorer la qualité de l'air que nos patients respirent", a déclaré le président de l'AMC, le Dr Colin McMillan. "Nous espérons que les promesses faites aujourd'hui dans la Loi canadienne sur la qualité de l'air se traduiront par des mesures concrètes sur la qualité de l'air qui amélioreront la santé de la population canadienne."

Chaque jour, l'adulte moyen respire de 15 000 à 20 000 litres d'air contenant des produits chimiques et biologiques sous forme de gaz, d'aérosols et de particules, dont certains sont nocifs pour la santé. Les coûts économiques et sociaux de la pollution atmosphérique sont énormes et il est possible de les mesurer en perte de productivité, mortalité prématurée, hospitalisations plus nombreuses et augmentation du nombre des consultations à l'urgence. L'AMC prévoit étudier les répercussions sanitaires et économiques de la pollution atmosphérique au Canada au cours des prochains mois en se fondant sur un modèle logiciel mis au point par l'Association médicale de l'Ontario.

"Pour être véritablement pertinente pour la santé, une politique sur la pollution atmosphérique doit entraîner une réduction quantifiable du total des émissions, a déclaré le Dr McMillan. Les maladies causées par la pollution atmosphérique répondent à la dose. Si l'on n'assainit pas l'air, on ne réduit pas la dose et il y a peu de chance que l'on améliore la santé de la population."

"Le gouvernement a certes du pain sur la planche et on verra avec le temps si les mesures décrites aujourd'hui entraîneront une amélioration globale de la qualité de l'air," a conclu le Dr McMillan. "En reconnaissant et en ciblant le rôle que l'air propre joue dans la bonne santé, le gouvernement semble toutefois dans la bonne voie. C'est pourquoi la Loi canadienne sur la qualité de l'air pourrait se révéler un premier pas vers l'amélioration de la santé de la population canadienne."

Rappel : Les candidatures pour les Prix Médias 2007 d'excellence en reportage sur la santé de l'Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) et de l'Association médicale canadienne (AMC) doivent nous parvenir au plus tard le 20 novembre 2006 à 17 h HNE. Pour plus de renseignements au sujet de cet hommage au journalisme canadien qui contribue à faire mieux comprendre la santé, le système de santé et le rôle des professionnels de la santé, voir www.prixmedia.ca.

Renseignements

  • Association médicale canadienne
    Carole Lavigne
    Relations avec les médias
    613-731-8610 ou 1-800-663-7336, poste 1266