Association médicale canadienne

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06 oct. 2005 13h00 HE

L'AMC prévient les gouvernements que le temps presse de raccourcir les périodes d'attente

TORONTO, ONTARIO--(CCNMatthews - 6 oct. 2005) - L'Association médicale canadienne (AMC) a prévenu aujourd'hui les gouvernements : les patients n'ont plus le temps d'attendre qu'ils produisent des points de repère sur les périodes d'attente pour les services de santé et un plan de réduction des temps d'attente.

"Il ne reste que douze semaines avant l'échéance que les gouvernements se sont donnée pour produire un plan de mesure des temps d'attente et pour intervenir afin que les patients, où qu'ils soient au pays, n'aient pas à attendre trop longtemps pour des services de santé", a déclaré la présidente de l'AMC, le Dr Ruth Collins-Nakai. "Un an s'est écoulé depuis la signature du plan de 10 ans sur les soins de santé, mais nous avons constaté bien peu de progrès vers l'établissement de points de repère pancanadiens sur les temps d'attente."

Dans un discours qu'elle prononçait aujourd'hui au Empire Club, à Toronto, le Dr Collins-Nakai a prévenu que les Canadiens n'ont pas oublié l'engagement pris par les premiers ministres du Canada, qui promettaient des interventions concrètes, à l'échelle nationale, d'ici le 31 décembre 2005.

Les résultats d'un sondage réalisé la semaine dernière par Ipsos-Reid, pour le compte de l'AMC, et rendu public aujourd'hui, révèlent que les Canadiens ont des attentes claires sur la façon dont ils et elles veulent que leurs dirigeants élus s'attaquent aux temps d'attente pour les services de santé.



Voici quelques-uns des résultats du sondage :
- 86 % des répondants ont dit que les normes sur les temps d'attente
devraient être les mêmes pour tous les Canadiens, peu importe leur
province ou territoire de résidence;
- 79 % des Canadiens ont dit que le gouvernement fédéral devrait
doter un fonds qui couvrirait les coûts pour les patients
lorsqu'ils doivent se déplacer pour avoir accès aux services de
santé en temps opportun;
- 72 % ont dit que la responsabilité d'assurer l'accès en temps
opportun aux soins de santé revient conjointement aux gouvernements
fédéral, provinciaux et territoriaux.


"Ces données présentent une image assez claire à nos dirigeants, a dit le Dr Collins-Nakai. Mon message pour les Canadiens, et pour nos dirigeants politiques, c'est que le temps passe, et que l'échéance approche."

"Mes patients sont frustrés, et je ressens vivement leur frustration, a ajouté le Dr Collins-Nakai. Pour certains d'entre eux, l'attente aggrave la maladie. Les patients veulent que leurs dirigeants élus agissent dès maintenant, et ils méritent cette intervention."

Par ailleurs, il demeure préoccupant pour les professionnels de la santé que les gouvernements aient entièrement négligé l'apport de l'Alliance sur les temps d'attente, qui réunit six organisations nationales de spécialité et l'AMC. L'Alliance sur les temps d'attente a en effet produit en août un ensemble de points de repère et d'indicateurs de rendement pour cinq domaines de traitement et de diagnostic, ainsi qu'un plan de mise en oeuvre, que les gouvernements pourraient implanter dès maintenant.

"Le rapport final de l'Alliance sur les temps d'attente a été rendu public en août et a été accueilli par le plus grand silence, et pourtant il offrait au gouvernement sur un plateau d'argent un ensemble de moyens permettant de réduire les temps d'attente dans les cinq domaines prioritaires que lui-même avait fixés, a ajouté le Dr Collins-Nakai. Même avec cette solution toute prête, on nous a refusé la possibilité de même rencontrer des représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux."

Pour prendre connaissance du sondage d'Ipsos-Reid, consulter amc.ca

Renseignements

  • Association médicale canadienne
    Carole Lavigne
    Relations avec les médias
    (613) 731-8610 ou 1(800) 663-7336, poste 1266
    (613) 447-0866 (Cellulaire)