Fonction Publique de l'Ontario (SEFPO)

Fonction Publique de l'Ontario (SEFPO)

26 mars 2008 10h12 HE

L'arrangement Dofasco un bon modèle de négociation pour les travailleurs à temps partiel des collèges, selon le SEFPO

HAMILTON, ONTARIO--(Marketwire - 26 mars 2008) - Le nouvel arrangement de négociation collective entre Dofasco et le Syndicat des Métallos montre la direction pour les collèges communautaires de l'Ontario d'entamer des pourparlers contractuels immédiatement avec leurs travailleurs à temps partiel, selon le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario.

"Le modèle Dofasco indique comment la négociation peut avoir lieu avant l'accréditation syndicale, à condition que les travailleurs votent en faveur de la convention collective qui en résulte," a déclaré Roger Couvrette, président de l'organisation provinciale des employés à temps partiel et de session (OPSECAAT). "Les travailleurs à temps partiel et de session se voient refuser les droits de négociation depuis 34 ans - par une loi inconstitutionnelle que nous en sommes conscients maintenant - et ils ont attendu trop longtemps.

"Nous voulons répéter notre invitation aux collèges : 'Venez à la table de négociation dès aujourd'hui.'"

En 2007, par suite d'une série d'événements inattendus, le SEFPO a lancé la plus grande campagne de recrutement syndical dans l'histoire de l'Ontario. Au moment où le syndicat faisait pression auprès du gouvernement provincial pour changer la Loi sur la négociation collective dans les collèges (LNCC) qui interdisait la syndicalisation des travailleurs à temps partiel et de session, la Cour suprême du Canada a jugé que la négociation collective est un droit protégé par la Charte canadienne des droits et des libertés. Quelques semaines après, le gouvernement McGuinty a annoncé son intention de reconnaître les droits de négociation de ces travailleurs des collèges précédemment exclus. La campagne de recrutement a commencé en octobre.

A la suite d'un examen de la LNCC, Kevin Whitaker, président de la Commission des relations de travail de l'Ontario, a recommandé en janvier 2008 que "les employés à temps partiel doivent être accordés immédiatement le droit de s'organiser en syndicat."

Il y a deux semaines, Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, a écrit aux collèges en disant que "les employés à temps partiel et de session des collèges ont exprimé leur désir impérieux d'être représentés par le SEFPO" et leur a demandé de commencer volontairement la négociation collective tout de suite.

"Toutes les parties intéressées sont d'accord que les travailleurs à temps partiel des collèges doivent avoir les droits de négociation," a continué Couvrette. "La seule question qui reste est quand, et en tant que travailleur à temps partiel moi-même, je suis impatient.

"Il n'y a pas un meilleur moment que maintenant pour commencer la négociation," a-t-il déclaré, "et il n'y a pas de bonne raison pour ne pas le faire."

Renseignements

  • SEFPO
    Roger Couvrette
    (416) 553-0769