Association canadienne de l'hydroélectricité

Association canadienne de l'hydroélectricité

04 juin 2009 11h00 HE

L'Association canadienne de l'hydroélectricité et la Loi sur les espèces en péril

L'Association canadienne de l'hydroélectricité (ACH) demande que la Loi sur les espèces en péril soit révisée et qu'un rôle d'intendance soit confié à l'industrie de l'hydroélectricité dans les accords de conservation

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 4 juin 2009) - A une réunion du Comité parlementaire de l'environnement et du développement durable, l'Association canadienne de l'hydroélectricité (ACH) a présenté ses commentaires dans le cadre de la révision quinquennale de la Loi sur les espèces en péril (la LEP).

"Nous sommes heureux d'avoir été invités à nous faire entendre dans le cadre de cette révision, car l'application de la LEP suscite une incertitude et des préoccupations pour l'industrie de l'hydroélectricité", a déclaré Jacob Irving, président de l'Association canadienne de l'hydroélectricité. "La façon dont les permis temporaires sont accordés actuellement en vertu de la LEP pour des activités causant des dommages fortuits risque de placer l'industrie de l'hydroélectricité dans une position de non-conformité involontaire. Nous croyons que personne ne souhaite une telle chose, car l'hydroélectricité est une source d'énergie verte, renouvelable et générant peu d'émissions qui aide le Canada dans sa lutte contre les changements climatiques".

L'ACH appuie la protection de la faune et de la flore ainsi que les principes qui sous-tendent la LEP. Toutes les installations hydroélectriques qui sont aujourd'hui construites font l'objet d'évaluations environnementales rigoureuses. Elles sont conçues de manière à nuire le moins possible aux populations aquatiques par l'optimisation de l'habitat et le recours à des turbines sans danger pour les poissons. En travaillant avec la communauté scientifique et les collectivités locales, l'industrie de l'hydroélectricité a acquis une expertise en matière de protection des poissons ainsi que d'autres espèces animales et végétales.

"Nous désirons que la Loi sur les espèces en péril soit de plus en plus axée sur la coopération avec l'industrie de l'hydroélectricité en matière d'intendance et de préservation de la faune et de la flore", a déclaré Eduard Wojczynski, vice-président du conseil de l'ACH et gestionnaire de projets à Hydro Manitoba. "L'industrie souhaite la conclusion d'accords exécutoires et l'adoption de processus de délivrance de permis qui seront bénéfiques pour l'ensemble des espèces et permettront une production hydroélectrique responsable. Le gouvernement, l'industrie et tous les intervenants peuvent apprendre énormément les uns des autres", a-t-il ajouté.

Des accords de conservation particuliers et à plus long terme conclus en vertu de la LEP permettraient une gestion des habitats et des espèces adaptée à la situation précise du milieu de vie de ces dernières. Fondés sur une perspective d'ensemble, tenant compte dans leur intégralité des écosystèmes et des espèces qui les habitent et ayant force exécutoire, ils garantiraient que les activités de l'industrie font l'objet d'une surveillance. L'ébauche actuelle de la LEP permet la mise en place d'accords de conservation, mais ne contient aucune modalité assurant leur réalisation.

Les deux principales recommandations de l'ACH concernant la modification de la LEP sont les suivantes :

1. prévoir l'autorisation d'activités conformes aux accords de conservation;

2. octroyer, aux fins d'activités hydroélectriques, des permis à long terme ou renouvelables pour dommages fortuits(1).

A propos de l'ACH

Fondée en 1998, l'Association canadienne de l'hydroélectricité (ACH) est l'association nationale vouée à la défense des intérêts de l'industrie hydroélectrique. Son principal mandat consiste à promouvoir, à l'échelle nationale et internationale, les avantages environnementaux et économiques, ainsi que le caractère renouvelable de l'hydroélectricité dans la recherche de solutions énergétiques durables. Les membres de l'ACH représentent plus de 95 p. 100 de la capacité hydroélectrique au Canada, qui compte pour 60 p. 100 de l'électricité produite au pays. www.canhydropower.org.

(1)La LEP établit une distinction entre un dommage fortuit et un dommage direct. Le premier est un tort causé par une activité qui ne visait pas expressément à nuire à l'espèce. Par exemple, si un poisson se prend dans les pales du moteur d'une embarcation, il s'agit d'un dommage fortuit. Le second est intentionnel. La capture d'un poisson en est un exemple.

Renseignements

  • Association canadienne de l'hydroélectricité
    Jacob Irving
    Président-directeur général
    613 751-6655
    ou
    Pour de plus amples renseignements et pour des entrevues :
    Association canadienne de l'hydroélectricité
    Gabrielle Collu
    514 844-7338 ou 514 943-6557
    www.canhydropower.org