L'Association pulmonaire

L'Association pulmonaire

23 avr. 2009 12h00 HE

L'Association pulmonaire : Des fonds fédéraux qui stimuleront la santé pulmonaire

La ministre de la Santé annonce un investissement de 10 millions $ dans un plan d'action pour la santé pulmonaire

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 23 avril 2009) - La lutte contre les maladies pulmonaires au Canada fait un grand bond en avant, aujourd'hui, avec l'annonce par la ministre fédérale de la Santé Leona Aglukkaq d'un investissement de 10 millions $ dans le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire - le tout premier plan d'action du Canada en la matière.

"Grâce au financement annoncé aujourd'hui, nous pouvons donner le coup d'envoi au Plan d'action sur la santé pulmonaire, qui améliorera l'accès aux soins et réduira les temps d'attente, le nombre d'hospitalisations et les dépenses en soins de santé", a affirmé Nora Sobolov, présidente et chef de la direction de l'Association pulmonaire et présidente du Comité directeur du Cadre de travail national sur la santé pulmonaire. "Si vous êtes parent d'un enfant asthmatique, si vous avez la MPOC ou si vous avez de la difficulté à respirer les jours de smog, le Cadre de travail est un gage de meilleure santé pulmonaire; il vous aidera à mieux respirer."

"Cet investissement revigorera la communauté canadienne de recherche en santé pulmonaire", a signalé le Dr Peter Liu, directeur scientifique de l'Institut de la santé circulatoire et respiratoire des Instituts de recherche en santé du Canada (ISRC).

Six millions de Canadien-nes - soit un sur cinq - sont atteints d'asthme, de MPOC, de cancer du poumon, de tuberculose, d'apnée du sommeil ou d'une autre maladie respiratoire. Le Canada a l'un des taux d'asthme les plus élevés au monde, notamment avec 16 % parmi les enfants de 4 à 11 ans et 8,3 % parmi les 12 ans et plus. La MPOC affecte 4,8 % des femmes et 3,9 % des hommes, et elle est presque deux fois plus répandue dans les communautés autochtones que dans la population générale. En outre, le taux de tuberculose parmi ces communautés est plus de 25 fois supérieur à celui du reste de la population.

"C'est une excellente nouvelle pour tous les intervenants en santé respiratoire au Canada", a indiqué le Dr Gerard Cox, ex-président de la Société canadienne de thoracologie et pneumologue au Firestone Institute for Respiratory Health, à Hamilton. "Une fois le Cadre de travail sur la santé pulmonaire est mis en oeuvre, l'on pourrait observer au Canada une réduction de 50 % du nombre de visites à l'urgence pour des maladies pulmonaires obstructives, principalement grâce à la mise en oeuvre de plans d'action et de soins communautaires dirigés par des éducateurs à la santé et destinés aux patients atteints de MPOC et d'asthme. Toutefois, pour y arriver, nous avons besoin d'investissements continus de la part des gouvernements et des fournisseurs de services de santé."

"Le Canada a besoin de plus de pneumologues et de recherches en santé pulmonaire, d'une application complète des lignes directrices existantes (par exemple sur la réadaptation pulmonaire pour la MPOC) et d'une sensibilisation rehaussée aux effets de la maladie pulmonaire", a noté Chris Wigley, membre du COPD Canada Patient Network (Réseau canadien des patients atteints de MPOC) et du Comité directeur du Cadre de travail national sur la santé pulmonaire. "Le Cadre de travail est la première étape pour y arriver!"

En réponse à l'incidence croissante de la maladie pulmonaire au Canada, le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire se concentrera sur quatre domaines d'action stratégiques :

- Promotion de la santé, sensibilisation et prévention des maladies - garder les Canadien-nes en santé, dans leurs milieux de vie, de travail et de loisir, par l'éducation, la réforme des politiques et des soins de santé et la sensibilisation;

- Dépistage et prise en charge des maladies - favoriser le dépistage précoce de la maladie pulmonaire afin que les Canadien-nes et les professionnels de la santé puissent développer des plans efficaces pour la traiter, la gérer et en réduire l'incidence, et que tous aient une meilleure qualité de vie;

- Politiques, partenariats et soutien aux communautés et systèmes - rehausser le dialogue entre les professionnels de la santé, les responsables des politiques et le public général, afin d'appliquer les pratiques exemplaires en santé respiratoire, à l'échelle du pays, et de développer les structures de soutien nécessaires à aider les patients à participer à gérer leur santé par des plans d'auto-prise en charge de la maladie respiratoire;

- Recherche, surveillance et application des connaissances - un financement accru à des recherches novatrices sur les causes et exacerbations de la maladie pulmonaire, pour trouver de meilleurs traitements et des remèdes. Le Plan d'action prônera également un système d'échange des connaissances pour aider les praticiens de la santé à obtenir l'information dont ils ont besoin pour traiter et prendre en charge adéquatement leurs patients.

La somme de 10 millions $ sur trois ans annoncée aujourd'hui permettra d'amorcer immédiatement des projets cruciaux du plan d'action, notamment :

- Rehausser la sensibilisation des Canadien-nes à la prévention, au dépistage précoce et à l'auto-prise en charge de la maladie pulmonaire, avec un point de mire sur des populations à risque élevé comme les enfants, par des produits d'information du public;

- Développer des trousses d'outils pour aider les patients, les familles et les soignants, dans la prévention et la prise en charge de la maladie respiratoire;

- Créer un portail d'échange des connaissances (une base de données électronique) pour permettre aux Canadien-nes et aux praticiens des soins de la santé d'accéder aux meilleurs programmes et options de prise en charge et de traitement de la maladie respiratoire;

- Evaluer et communiquer les risques pour la santé pulmonaire liés à la qualité de l'air intérieur, parmi les communautés des Premières Nations et des Inuits qui vivent dans des réserves.

-Pour de plus amples renseignements sur les projets qui seront financés grâce à l'investissement de 10 millions $, veuillez consulter le document d'information ci-joint.

Depuis 2006, l'Association pulmonaire, le gouvernement fédéral et des dépositaires d'enjeux de la santé respiratoire des quatre coins du pays travaillent fort à bâtir le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire. Ce plan améliorera la santé respiratoire de toutes les personnes qui vivent au Canada, par des approches collaboratives et équitables dans les soins aux patients, les politiques, les programmes, la recherche et le leadership. Reconnaissant le lien primordial entre l'environnement et la santé pulmonaire, il comportera des mesures pour répondre aux problèmes de qualité de l'air intérieur et extérieur. Il est à noter que le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire est la première stratégie de santé au monde à allier environnement et santé, et qu'il est le fruit d'une collaboration entre des dizaines d'organismes et des centaines de bénévoles voués à réduire le fardeau de la maladie pulmonaire au Canada.

Fondée en 1900, l'Association pulmonaire est l'un des organismes de bienfaisance les mieux respectés et des plus durables, au Canada, et un chef de file national en matière d'information scientifique, de recherche, d'éducation, de soutien et de plaidoyer sur les enjeux liés à la santé pulmonaire.

Pour plus d'information et pour un lien vers le Plan d'action du Cadre de travail national sur la santé pulmonaire, voir www.poumon.ca/cadre.


Ce que l'on dit au sujet du Plan d'action national sur la santé pulmonaire

"L'engagement continu à la recherche est la pierre angulaire de la santé pulmonaire des Canadien-nes, et Pfizer Canada félicite le gouvernement de reconnaître cela. Le tabagisme est la principale cause du cancer du poumon, mais il est aussi la plus facile à éviter. Nous sommes fiers d'appuyer l'initiative du Réseau sur la santé pulmonaire parce qu'elle rehaussera la sensibilisation à ces enjeux, favorisera le développement de remèdes contre la maladie pulmonaire et sera un pas dans la bonne direction en vue de l'élaboration d'un plan d'action sur la santé pulmonaire adapté aux besoins des Canadien-nes. Nous croyons qu'il faut plus que des médicaments pour être réellement en santé, et nous partageons les buts de l'Association pulmonaire aux chapitres du plaidoyer et de la sensibilisation du public visant la prévention des maladies respiratoires chroniques et l'abandon du tabagisme." - Paul Lévesque, président, Pfizer Canada.

"En tant qu'ancien ministre de la Santé, je comprends bien les défis et occasions liés à notre système de soins de santé. A mon avis, le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire est exactement ce dont le Canada a besoin pour aller de l'avant dans la réponse à certains problèmes parmi les plus difficiles, en lien avec la santé pulmonaire. L'éducation, la prévention et l'innovation sont la clé d'un système de santé digne du 21e siècle - et le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire nous aidera à y parvenir!" - Dr Dennis Furlong, ex-ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick.

"La MPOC est l'une des principales causes de décès et d'invalidité au Canada - plus de 10 000 Canadien-nes en mourront cette année seulement. Grâce au Cadre de travail national sur la santé pulmonaire, nous continuerons de développer de nouveaux traitements pour aider les 3 millions de personnes aux prises avec cette affection débilitante. Le Cadre de travail est une excellente nouvelle pour les patients atteints de MPOC : il accélérera le rythme des découvertes et fera en sorte que les Canadien-nes vivant avec la MPOC reçoivent les traitements les plus efficaces et novateurs pour maintenir leur santé et leur bien-être!" - Dr Donald Sin, Chaire de recherche canadienne en maladie pulmonaire obstructive chronique, professeur agrégé, Département de médecine, James Hogg iCAPTURE Centre for Cardiovascular and Pulmonary Research, Université de la Colombie-Britannique.

"Le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire illustre l'importance de tenir compte d'enjeux qui sont cruciaux aux communautés autochtones du Canada. Son processus ouvert et inclusif a impliqué divers organismes autochtones, tout au long de la démarche; et c'est un excellent modèle de planification et de développement pour d'autres organismes partenaires qui sont en train d'élaborer leurs propres cadres de travail, et pour faire en sorte que la voix autochtone soit entendue en tout temps." - Dr Malcolm King, directeur scientifique de l'Institut de la santé des Autochtones des IRSC et membre du Comité directeur du Cadre de travail national sur la santé pulmonaire.

"Le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire nous permettra de collaborer avec d'autres dépositaires d'enjeux à envisager de nouveaux moyens pour lutter contre l'asthme et ses déclencheurs, comme la pollution de l'air intérieur et extérieur et la fumée secondaire. Le Cadre de travail est une solution bien de chez nous qui aidera grandement à réduire les taux d'asthme parmi tous les groupes d'âge!" - Christine Hampson, présidente, Société canadienne de l'asthme, et membre du Comité directeur du Cadre de travail national sur la santé pulmonaire.

"Respirer de l'air pur est un droit que nous devons tous protéger. Le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire était attendu depuis longtemps, au Canada, pour aider à protéger ce droit et à préserver l'air pur, et en définitive, la santé pulmonaire de tous. Les Champions de l'air pur (CAP), organisme de bienfaisance national, prennent part au Cadre de travail depuis sa création et sont fiers de contribuer à son développement. Les CAP visent à éduquer les Canadien-nes et à les inspirer à agir pour l'air pur et la santé. Nos champions, des athlètes d'équipes nationales, olympiques et paralympiques, ont besoin de leurs poumons pour leurs performances sportives et sont directement affectés par la mauvaise qualité de l'air. Le public qu'ils joignent à l'échelle nationale est composé principalement de jeunes - dont plusieurs ont des problèmes de santé pulmonaire (comme l'asthme juvénile) qui sont aggravés par la mauvaise qualité de l'air. Pour ces raisons et bien d'autres, le besoin d'un Cadre de travail n'a jamais été aussi pressant; et je suis fière de participer à cet effort national." - Deirdre Laframboise, directrice générale, Champions de l'air pur, et membre du Comité directeur du Cadre de travail national sur la santé pulmonaire.

"L'on ne saurait trop insister sur l'importance de stratégies clés pour répondre aux enjeux critiques de la qualité de l'air intérieur et extérieur, dans le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire. Les résultats d'études fondées sur des données et examinées par des pairs, l'éducation, la communication, l'intervention et le plaidoyer sont essentiels à améliorer la qualité de l'air que nous respirons et à aider les six millions de Canadien-nes touchés par la maladie pulmonaire." - Kenneth Maybee, président des enjeux environnementaux, Association pulmonaire du Canada.

"Je crois que le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire accroîtra la visibilité de la maladie pulmonaire. Les professionnels de la santé auront un meilleur accès aux pratiques exemplaires et aux ressources. Par conséquent, les personnes atteintes de maladies pulmonaires et leurs familles recevront de meilleurs soins. Ils auront accès à plus de soutien communautaire et institutionnel. La santé pulmonaire est vitale au bien-être de tous les Canadien-nes. Après tout, "à bout de souffle, rien ne va plus"." - Cheryl Winger, RN BScN, éducatrice certifiée dans le domaine respiratoire, ex-présidente des Professionnels canadiens en santé respiratoire, Brandon Regional Health Authority.

"Le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire sera vital aux Inuits, considérant les récentes données bouleversantes au sujet de la santé respiratoire de cette population au Canada. Le taux de tabagisme chez les Inuits du Canada est de 66 %, comparativement à 19 % parmi l'ensemble des Canadien-nes. De plus, le taux de cancer parmi les Inuits est le plus élevé au monde; et, selon l'Agence de la santé publique du Canada, le taux de tuberculose parmi les Inuits est 90 fois supérieur à celui de la population non-autochtone née au Canada. Parmi les résultats de santé énoncés dans le Cadre de travail et qui sont pertinents aux Inuits (sans toutefois s'y limiter), notons l'approche inclusive, holistique et respectueuse à l'égard des enjeux de la santé pulmonaire, et la réponse aux disparités de santé entre les Inuits et les autres Canadien-nes. Inuit Tapiriit Kanatami (ITK) espère que la mise en oeuvre du Cadre de travail résultera en une meilleure santé pulmonaire des Inuits, et ce dans un avenir rapproché." - Mary Simon, présidente, ITK.

"Réduire l'incidence, la gravité et l'impact de la maladie respiratoire au Canada est une priorité de longue date de GlaxoSmithKline. Nous ne pourrions travailler à ce but sans faire équipe avec des organismes comme l'Association pulmonaire du Canada, qui a fait un travail formidable en sollicitant l'appui du gouvernement fédéral pour créer le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire. Nous pouvons à présent collaborer à mettre en oeuvre les stratégies nécessaires à faire avancer la santé respiratoire, au profit de tous les Canadien-nes atteint-es d'une maladie pulmonaire. " - Paul Lucas, président et chef de la direction, GlaxoSmithKline Inc.

"AstraZeneca Canada est enthousiasmée par le potentiel du Plan d'action du Cadre de travail national sur la santé pulmonaire. Elaboré par des dépositaires d'enjeux des quatre coins du pays, ce plan systémique aidera à combler d'importantes lacunes dans la prise en charge et le traitement de la maladie respiratoire au Canada - ce qui permettra à chaque patient d'avoir une vie plus productive et bien remplie." - Mark Jones, président et chef de la direction, AstraZeneca Canada Inc.

"Le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire est la première stratégie au Canada qui améliorera la santé pulmonaire des Canadien-nes. Il y a plusieurs facteurs et risques que les gens ne connaissent pas, en lien avec la santé pulmonaire. Le Cadre de travail fournira aux Canadien-nes des renseignements et des outils essentiels pour rehausser leur sensibilisation, leur connaissance et leur compréhension des enjeux liés à la santé pulmonaire, pour qu'ils soient conscients des risques et qu'ils puissent prendre en charge et améliorer leur santé globale." - Peter MacKenzie, Lung Cancer Canada, membre du Comité directeur du Cadre de travail national sur la santé pulmonaire.


Document d'information aux médias : comment le financement de 10 millions $ activera le Plan d'action du Cadre de travail national sur la santé pulmonaire

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Le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire est un plan d'action bien de chez nous pour améliorer la santé pulmonaire. Le plan contribuera à :

- Réduire la pénurie de professionnels en santé respiratoire

- Améliorer le dépistage et la prise en charge de la maladie pulmonaire

- Rehausser l'accès à l'information sur le traitement de la maladie pulmonaire, pour tous les professionnels des soins respiratoires au Canada

- Rehausser les occasions de formation pour tous les professionnels des soins respiratoires au Canada

- Accroître le financement de la recherche en santé pulmonaire

- Rehausser la sensibilisation et l'éducation à l'égard de la maladie pulmonaire

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Pourquoi faut-il agir immédiatement en santé pulmonaire?

L'Organisation mondiale de la santé estime que, d'ici à 2020, les maladies pulmonaires seront la troisième principale cause de décès dans le monde. Et elles ont déjà un impact considérable. A l'heure actuelle, les maladies pulmonaires :

- touchent un-e Canadien-ne sur cinq (soit six millions au total);

- sont responsables de la majorité des visites à l'urgence;

- causent le décès d'un-e Canadien-ne toutes les 20 minutes; et

- coûtent à l'économie canadienne environ 154 milliards $ par année.

Le défi

Puisque les maladies respiratoires englobent de nombreuses affections, tout effort pour en réduire l'impact nécessite l'implication de divers paliers de gouvernement, organismes et acteurs de l'industrie. Plusieurs approches sont nécessaires, afin d'identifier une solution et de la mettre en oeuvre. Seul un effort coordonné permettra d'y arriver.

La solution : un plan d'action coordonné

Le financement fédéral de 10 millions $ sur trois ans permettra au Cadre de travail d'amorcer immédiatement les projets cruciaux suivants :

Sensibilisation à la santé pulmonaire

Six millions de Canadien-nes - soit un sur cinq - sont atteints d'asthme, de MPOC, de cancer du poumon, de tuberculose, d'apnée du sommeil ou d'une autre maladie respiratoire. En raison d'un manque de sensibilisation à la maladie pulmonaire, de nombreux Canadien-nes se retrouvent à l'urgence, à bout de souffle. Plusieurs de ces visites pourraient être évitées grâce au dépistage et au traitement précoces. Les problèmes de santé pulmonaire dans les salles d'urgence constituent un fardeau pour la qualité de vie et l'économie du pays.

Afin de rehausser la connaissance et la compréhension des problèmes de santé pulmonaire urgents, nous élaborerons une campagne nationale de sensibilisation à la santé pulmonaire.

- En 2009, nous évaluerons le besoin de sensibilisation du public en matière de santé pulmonaire et nous déterminerons comment cibler les messages destinés aux Canadien-nes. Cette campagne de sensibilisation conduira à des programmes d'éducation qui renseigneront le public au sujet des signes et symptômes précurseurs de maladie pulmonaire et qui inciteront les gens à demander des soins précoces pour prendre en charge et traiter leur maladie.

- D'ici à 2011, les données tirées de ces recherches seront intégrées dans une campagne nationale de sensibilisation multimédias sur la santé pulmonaire et les enjeux environnementaux, et dans une série de campagnes de sensibilisation à l'intention des autochtones et des nouveaux arrivants.

En habilitant les Canadien-nes à collaborer avec les professionnels de la santé à la prise en charge de leurs besoins de soins de santé, on fera en sorte que les maladies pulmonaires soient dépistées et traitées plus précocément, voire évitées. Cela aura pour effet de réduire les temps d'attente à l'urgence et les dépenses en soins de santé.

Modèles de soins

Il existe plusieurs modèles novateurs de soins pluridisciplinaires (p. ex., cliniques d'éducation sur l'asthme ou réadaptation pulmonaire pour la MPOC), à travers le Canada, qui sont adaptés à la communauté et à la culture. Le problème est que, même si ces modèles sont en vigueur dans une même ville ou région, ils fonctionnent souvent de manière indépendante, de sorte que les ressources ne peuvent être partagées, des références ne sont pas faites, et l'accès est limité à l'échelle nationale.

Afin d'améliorer le dépistage et la prise en charge de la maladie pulmonaire, nous amorcerons en 2009 un projet de recensement des modèles de soins. Cela impliquera d'évaluer des modèles existants dans des domaines tels :

- l'auto-prise en charge des patients

- les programmes de réadaptation pulmonaire

- les équipes de soins interdisciplinaires

- les initiatives et stratégies sur les comorbidités cour/cancer

Ayant identifié les programmes et modèles existants qui donnent les meilleurs résultats de santé possibles, nous pourrons utiliser la collaboration, l'élaboration de trousses d'outils et la formation de médecins/cliniciens de santé pour répliquer ces initiatives dans des domaines où elles sont absentes. Par exemple, dans le cadre de ce projet, il serait possible de répliquer des cliniques d'éducation sur l'asthme (à l'instar du modèle à succès de Windsor, Ontario) dans une province où il n'en existe pas.

Par le recours à ces modèles de soins, l'accès et les services aux patients seront améliorés et l'information sera partagée à travers le pays; ainsi, on n'aura pas à réinventer la roue pour aider les personnes vivant avec une maladie pulmonaire.


Accès rehaussé à l'information sur la santé pulmonaire : portail d'échange des connaissances

Les professionnels des soins respiratoires ont besoin d'un meilleur accès à l'information sur la santé pulmonaire, afin d'offrir une gamme complète de soins.

En 2009, nous travaillerons à développer un outil en-ligne qui reliera des acteurs importants du domaine de la santé respiratoire. Cela favorisera une meilleure collaboration entre professionnels de la santé, en plus de donner accès à une diversité d'études récentes et de pratiques exemplaires en santé respiratoire. L'outil permettra également la mise à jour continue des lignes directrices, programmes et ressources.

D'ici à 2011, nous développerons un portail d'échange des connaissances où les professionnels pourront partager de l'information, collaborer et consulter des études récentes et des pratiques exemplaires en santé pulmonaire. Cet outil permettra aux professionnels de la santé respiratoire d'accéder aux meilleurs programmes et services disponibles, et de recevoir une formation améliorée qui les aidera à traiter leurs patients.

Information de santé et application des connaissances

A l'heure actuelle, il existe d'importantes lacunes dans l'information sur la santé pulmonaire au Canada. Le plan se concentrera sur les priorités suivantes au cours des trois prochaines années :

- l'incidence et la prévalence réelles de l'asthme et de la MPOC

- l'impact de divers aspects de la prise en charge des patients

- l'impact d'un dépistage précoce

- l'impact de programmes de prévention de la maladie pulmonaire dans diverses populations.

Les projets spécialisés incluront :

1. Disséminer les lignes directrices sur le traitement de maladies pulmonaires

Les lignes directrices préconisent une marche à suivre pour guérir la maladie pulmonaire. Elles incluent les meilleurs stratégies, traitements et accès aux soins pour aider les patients à surmonter et à prendre en charge leur maladie.

Les lignes directrices actuelles en santé respiratoire incluent les groupes de maladies suivants :

- Asthme

- Pneumonie acquise dans la communauté

- MPOC

- Apnée du sommeil

- Tuberculose

Malheureusement, ces lignes directrices sur le traitement de la maladie pulmonaire sont peu utilisées, en raison d'un manque d'accessibilité.

D'ici à 2011, ces lignes directrices seront transposées dans des trousses d'outils conviviaux et uniformisés qui seront facilement accessibles aux intervenants de première ligne du secteur de la santé. Largement utilisées, ces lignes directrices influenceront le traitement des patients, la prévention des maladies et le dépistage précoce. Cela aura pour effet de réduire les visites à l'urgence et les hospitalisations.

2. Santé environnementale

La qualité de l'air intérieur et extérieur peut avoir des effets néfastes sur la santé respiratoire des Canadien-nes, à court et à long terme.

- En 2008, on estimait que 21 000 Canadien-nes décéderaient des effets de la pollution de l'air - et que ce nombre pourrait grimper à 710 000 d'ici à 2031.

- Les maladies respiratoires étaient en cause dans environ 40 % des visites à l'urgence liées à la pollution de l'air.

Même si des études ont démontré un lien entre la mauvaise qualité de l'air intérieur et l'augmentation des maladies respiratoires chroniques et infectieuses, des informations supplémentaires sont requises pour comprendre comment l'exposition prolongée à des contaminants environnementaux influence le développement et l'exacerbation des maladies respiratoires.

Le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire élaborera des politiques et recommandations médicales fondées sur des données, afin d'éliminer graduellement les contaminants environnementaux; cela aura pour effet d'améliorer la qualité de l'air, ce qui aidera les Canadien-nes à mieux respirer.

3. Répondre au lourd fardeau de la maladie pulmonaire parmi les communautés autochtones

Les communautés des Premières Nations, Inuits et Métis ont des taux disproportionnés de maladie pulmonaire :

- Dans les Premières Nations, 15 % des enfants et des jeunes de moins de 12 ans sont atteints d'asthme. La prévalence de l'asthme parmi les Métis (15 ans et plus) est de 12 %.

- En 2006, le taux de tuberculose parmi les Inuits était de 114,3 par 100 000 habitants, comparativement à 5,0 par 100 000 habitants dans l'ensemble du Canada.

- Le taux de cancer du poumon parmi les Inuits du Canada est le plus élevé au monde.

- La mortalité liée à la MPOC parmi les femmes inuites est 10 fois supérieure à celle des autres femmes canadiennes, et le taux parmi les hommes inuits est trois fois supérieur à celui des autres hommes canadiens.

- Nous savons que les moisissures et les piètres conditions de logement peuvent exacerber la maladie respiratoire - or, 48,5 % des membres des Premières Nations qui vivent en logement de bande signalent la présence de moisissures dans leur logis.

Des études ont démontré un lien direct entre des déterminants sociaux de la santé, comme le logement et la pauvreté, et les piètres résultats de santé.

Afin de surmonter ces obstacles, le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire collaborera avec des dépositaires d'enjeux clés de la santé autochtone à déterminer le taux et le fardeau réels de la maladie pulmonaire parmi les Premières Nations, les Inuits et les Métis du Canada. Une fois ce travail complété, nous disposerons des données nécessaires à aligner les priorités sociales et de santé, afin de réduire la maladie pulmonaire parmi ces communautés.

Renseignements

  • L'Association pulmonaire
    Cameron Bishop
    Directeur des affaires gouvernementales et relations médias
    613-569-6411, poste 223 ou 613-294-6158
    cbishop@lung.ca