L'Association pulmonaire du Canada

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16 nov. 2011 09h44 HE

L'Association pulmonaire du Canada: Enrayez les attaques pulmonaires! Apprenez à prévenir les poussées de MPOC

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 16 nov. 2011) - Le simple fait d'attraper le rhume ou la grippe, ou d'aller dehors lorsqu'il fait très froid, peut déclencher une « attaque pulmonaire » chez les personnes atteintes de MPOC, une maladie pulmonaire sérieuse.

La maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), mieux connue sous le nom d'emphysème et de bronchite chronique, est une maladie pulmonaire évolutive qui rend la respiration plus difficile au fil du temps.

Une poussée de MPOC se produit lorsque les symptômes s'aggravent ou qu'il en apparaît de nouveaux. Elle est aussi appelée « exacerbation » ou « attaque pulmonaire ». Non traitée, elle peut avoir des conséquences fatales.

« Une poussée aiguë de symptômes de MPOC peut être aussi sérieuse qu'une crise cardiaque, causant aux poumons ou aux voies aériennes des dommages importants et persistants; elle peut nécessiter l'hospitalisation, voire être mortelle », signale le Dr Jean Bourbeau, porte-parole de l'Association pulmonaire du Canada en matière de MPOC.

Selon une récente étude canadienne publiée dans la revue médicale britannique The Lancet, une femme sur quatre et un homme sur trois de 35 ans et plus ont un risque de développer la MPOC avant l'âge de 80 ans.

Une étude de 2010 de la Société canadienne de thoracologie (la section médicale de l'Association pulmonaire du Canada) a révélé que la MPOC est une importante cause d'hospitalisations et de visites à l'urgence, au Canada.1 Les chercheurs ont constaté que la prévention des poussées de MPOC peut aider à réduire le nombre d'hospitalisations.2

« Si vous avez la MPOC, il est important de prévenir les poussées et de comprendre leurs signes et symptômes », affirme le Dr Bourbeau, pneumologue à l'Institut thoracique de Montréal, du Centre universitaire de la santé McGill.

« Les patients peuvent réduire leur risque de poussées en prenant leurs médicaments tels que prescrits, en suivant les conseils de leur médecin concernant la vaccination contre la grippe et la pneumonie, en cessant de fumer et en faisant régulièrement de l'exercice physique », précise Donna Goodridge, professeure au Collège de soins infirmiers de l'Université de la Saskatchewan et coprésidente de l'Assemblée clinique sur la MPOC. « Les familles et les soignants ont aussi un rôle important à jouer dans l'amélioration de la qualité de vie des patients, et c'est pourquoi nous les encourageons à communiquer avec leur Association pulmonaire locale pour obtenir de l'assistance. »

L'Association pulmonaire du Canada fournit du soutien et des conseils par le biais de sa Téléassistance gratuite sur la MPOC, au 1-866-717-MPOC (6762).

Comment prévenir les poussées

Signes avertisseurs et symptômes de poussée

Quoi faire si vous avez une poussée, et quand demander une aide d'urgence

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Au sujet de l'Association pulmonaire du Canada

Fondée en 1900, l'Association pulmonaire est l'un des organismes de bienfaisance les mieux respectés et des plus anciens, au Canada, et un chef de file national en matière d'information scientifique, de recherche, d'éducation, de soutien et de plaidoyer sur les enjeux liés à la santé pulmonaire.

Au sujet de la Société canadienne de thoracologie (SCT)

La Société canadienne de thoracologie est la section médicale de l'Association pulmonaire du Canada. Elle conseille l'Association pulmonaire sur des questions scientifiques et de programmes, y compris sur les politiques concernant l'appui à la recherche et à l'éducation. Elle se veut une tribune où des praticiens médicaux et des chercheurs peuvent contribuer à l'étude des maladies pulmonaires, au développement de lignes directrices de pratiques cliniques fondées sur les meilleures données disponibles, et à la provision d'une éducation continue aux professionnels médicaux et des soins de la santé.

La SCT vise à maintenir les plus hautes normes professionnelles et scientifiques, dans tous les aspects de la maladie respiratoire, par le leadership, l'éducation, la recherche et la communication.

Au sujet des Professionnels canadiens en santé respiratoire (PCSR)

Les Professionnels canadiens en santé respiratoire (PCSR) sont la section pluridisciplinaire des professionnels en santé respiratoire de l'Association pulmonaire du Canada. Ils regroupent des infirmier(ère)s, des inhalothérapeutes, des physiothérapeutes cardiorespiratoires, des pharmaciens et d'autres professionnels alliés de la santé respiratoire.

1 Société canadienne de thoracologie, Le fardeau humain et financier de la MPOC : Une des principales causes d'hospitalisation au Canada, http://www.lung.ca/cts-sct/pdf/COPDReport_F.pdf

2 Ibid.

Document d'information sur la MPOC

Qu'est-ce que la MPOC?

MPOC signifie « maladie pulmonaire obstructive chronique » – c'est le nom courant de la bronchite chronique et de l'emphysème. Cette maladie pulmonaire chronique est souvent causée par le tabagisme. La MPOC endommage lentement les voies aériennes (les tubes qui laissent entrer et sortir l'air des poumons); elle les rend enflées et partiellement bloquées par du mucus. Elle endommage aussi les minuscules sacs d'air à l'extrémité des voies aériennes. Cela rend difficile de respirer, de faire entrer de l'oxygène dans le corps et d'évacuer le dioxyde de carbone. La MPOC ne se guérit pas, mais il existe d'excellents traitements.

Messages clés :

- Tous les fumeurs et ex-fumeurs de plus de 40 ans devraient faire le Test canadien de santé pulmonaire pour évaluer leur risque de MPOC.

- Si vous croyez avoir un risque de MPOC, demandez à votre médecin de vous faire passer un test de spirométrie – un test respiratoire simple qui mesure la quantité d'air que vous pouvez expirer de vos poumons en un souffle forcé.

- Les principaux symptômes de la MPOC sont l'essoufflement et la difficulté à accomplir des activités physiques quotidiennes comme marcher.

- La MPOC est traitable. Un traitement précoce peut ralentir le déclin de la fonction pulmonaire et améliorer la qualité de vie.

- L'abandon du tabagisme est l'un des meilleurs moyens de prévenir la MPOC. L'Association pulmonaire du Canada considère qu'il n'est jamais trop tard pour arrêter de fumer.

- Il est important que les personnes atteintes de MPOC ou vulnérables à celle-ci soient renseignées au sujet de cette maladie pulmonaire grave. L'Association pulmonaire du Canada est là pour aider les personnes affectées par la MPOC. Visitez www.poumon.ca/mpoc ou téléphonez à la Téléassistance sur la MPOC, au 1-866-717-MPOC (6762), pour plus d'information. Au Québec, faites le 1-888-POUMON-9.

Faits saillants sur la MPOC

- La MPOC est la quatrième principale cause de décès au Canada.1

- Parmi les 35 ans et plus, une personne sur quatre a un risque de développer la MPOC au cours de sa vie, selon une récente étude canadienne publiée dans la revue médicale britannique The Lancet.2 Les résultats révèlent que le risque de développer la MPOC est nettement supérieur à celui d'insuffisance cardiaque congestive, de crise cardiaque aiguë et de plusieurs cancers répandus.

- Une femme moyenne de 35 ans a trois fois plus de chances de développer la MPOC que le cancer du sein, au cours de sa vie; un homme moyen de 35 ans a un risque de MPOC de plus de trois fois supérieur à celui de cancer de la prostate.3

- Au moins 80 % des cas de MPOC sont causés par le tabagisme.

- Les autres facteurs de risque incluent l'exposition à long terme à la pollution de l'air, l'exposition professionnelle chronique à la poussière, les infections pulmonaires à répétition pendant l'enfance, et une rare affection génétique appelée « déficit en alpha 1-antitrypsine ».

- La MPOC est une importante cause d'hospitalisations et de visites à l'urgence, au Canada.4

- La prévention des poussées (exacerbations) de MPOC peut réduire considérablement le nombre d'hospitalisations.5

1 O'Donnell D. E., Aaron S., Boubeau J. et coll., « Recommandations de la Société canadienne de thoracologie au sujet de la prise en charge de la maladie pulmonaire obstructive chronique – Mise à jour de 2007 », Revue canadienne de pneumologie, 2007; 14(Suppl. B) : 1B-31B http://www.lignesdirectricesrespiratoires.ca/sites/all/files/2007-COPD-FR.pdf

2 Dre Andrea S. Gershon et coll., The Lancet 378(9795) : 991-996, 10 septembre 2011 http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2811%2960990-2/abstract

3 Ibid.

4 Société canadienne de thoracologie, Le fardeau humain et financier de la MPOC : Une des principales causes d'hospitalisation au Canada, http://www.lung.ca/cts-sct/pdf/COPDReport_F.pdf

5 Ibid.

Renseignements

  • Jennifer Oakley
    Gestionnaire du marketing
    L'Association pulmonaire du Canada
    (613) 569-6411 (poste 232)
    joakley@lung.ca