L'Association pulmonaire du Canada

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29 août 2012 11h34 HE

L'Association pulmonaire incite les Canadien-nes à faire un test de radon dans leur domicile

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 29 août 2012) - À la lumière d'une nouvelle étude de Santé Canada, l'Association pulmonaire incite les Canadien-nes partout au pays à effectuer un test de radon dans leur domicile - l'exposition au radon étant la deuxième principale cause de cancer du poumon. Le radon est un gaz radioactif incolore et inodore qui peut s'infiltrer dans les maisons à partir du sol et entraîner un risque sérieux pour la santé. La nouvelle étude du fédéral dans 14 000 résidences a révélé que du radon est présent dans près de deux fois plus de foyers canadiens qu'on ne l'avait estimé.

« L'exposition au radon dans l'air intérieur est la deuxième principale cause de cancer du poumon, après le tabagisme », a signalé Mary-Pat Shaw, directrice générale intérimaire de l'Association pulmonaire du Canada. « La récente analyse de Santé Canada1 indique que le risque lié au radon est considérablement plus élevé qu'on le croyait. »

Le radon vient de la décomposition naturelle de l'uranium dans le sol, la roche et l'eau. Il peut s'infiltrer dans les maisons par des fissures normales dans les fondations, les murs ou d'autres petites ouvertures dans les planchers, et s'accumuler à un taux dangereux, surtout pendant les mois d'hiver, lorsque les maisons sont bien fermées. Puisque la concentration de radon peut varier d'une maison à l'autre, le seul moyen de savoir si le taux de radon est trop élevé dans une maison est de faire un test.

L'étude de Santé Canada indique que plus de 7 % des résidences canadiennes ont un taux de radon supérieur à 200 becquerels par mètre cube d'air (Bq/m3) - ce qui dépasse l'estimation antérieure de 3 à 5 %. Un taux de 200 Bq/m3 est le seuil à partir duquel Santé Canada recommande d'adopter des mesures afin de réduire le radon. Dans certaines régions du pays, la proportion estimée de résidences affectées est beaucoup plus grande, notamment au Manitoba (19,4 %), au Nouveau-Brunswick (20,6 %) et au Yukon (19,6 %).

À la lumière de ces nouvelles données, des scientifiques ont estimé que l'exposition au radon est responsable d'environ 3 200 décès par année, au Canada - soit 16 % des décès liés au cancer du poumon. Les estimations antérieures, basées sur des tests datant des années 1970, étaient que 10 % des décès liés au cancer du poumon étaient dus à l'exposition au radon dans l'air intérieur.

« La bonne nouvelle est que ces décès sont évitables - si tous les propriétaires canadiens font un test de radon dans leur maison et agissent lorsque le taux de radon est élevé », a affirmé Mme Shaw. « Les Canadien-nes devraient faire un test de radon peu importe où ils habitent. Certaines provinces ont un taux moyen de radon plus élevé, mais la concentration de ce gaz dangereux peut varier d'une maison à l'autre dans un même secteur. »

Le test de radon est simple - des trousses peu coûteuses et faciles d'usage sont en vente dans les magasins de rénovation ou sur Internet par l'entremise de certaines Associations pulmonaires provinciales. Pour une mesure plus exacte du taux de radon à l'intérieur, l'Association pulmonaire recommande de se procurer un test de radon à long terme, qui dure au moins trois mois, et d'effectuer le test durant les mois les plus froids de l'année, lorsque la maison est moins aérée.

En cas de taux élevé de radon, il n'est généralement pas très compliqué ni coûteux d'effectuer les réparations nécessaires. La méthode de réduction du radon la plus efficace est la dépressurisation active sous la dalle, un système de tuyauterie muni d'un petit ventilateur qui permet d'évacuer le radon du sol de la maison vers l'extérieur, l'empêchant de s'infiltrer à l'intérieur. Les coûts se situent habituellement entre 1 500 $ et 3 000 $.

Il est important de noter que l'exposition au radon est encore plus dangereuse pour les fumeurs : les personnes qui fument et qui sont exposées à un taux élevé de radon ont une chance sur trois de mourir d'un cancer du poumon (comparativement à une chance sur 20 chez les non-fumeurs exposés au radon).2

Pour plus d'information sur le radon et la santé pulmonaire, les Canadien-nes peuvent communiquer avec l'Association pulmonaire, au 1-888-566-5864, ou visiter www.poumon.ca/radon.

Au sujet de l'Association pulmonaire

Fondée en 1900, l'Association pulmonaire est l'un des organismes de bienfaisance les mieux respectés et des plus anciens, au Canada, et un chef de file national en matière d'information scientifique, de recherche, d'éducation, de soutien et de plaidoyer sur les enjeux liés à la santé pulmonaire.

1 Chen, J., Moir, d. et Whyte, J. « Canadian population risk of radon induced lung cancer: a re-assessment based on the recent cross-Canada radon study », Bureau de la radioprotection, Santé Canada, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22874897

2 Santé Canada, http://www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/radiation/radon/index-fra.php

Renseignements

  • Jennifer Oakley
    Gestionnaire du marketing
    L'Association pulmonaire du Canada
    (613) 569-6411 (poste 232)