SOURCE: Institutional Investor

Institutional Investor

06 oct. 2016 09h22 HE

Le 45e classement annuel d'Institutionnal Investor des meilleurs analystes de Wall Street révèle une résistance du Sell Side

La course entre les meilleurs fournisseurs américains de recherches sur les actions s'accélère encore

NEW YORK, État de New York--(Marketwired - Oct 6, 2016) - La recherche Sell Side à de beaux jours devant elle, d’après l’équipe All-America de recherche 2016 de l'Institutional Investor. Le 45e anniversaire du classement annuel des meilleurs analystes de Wall Street soulève une question : pour quelle raison le Buy Side achète-t-il encore des recherches Sell Side ?

Depuis mai 1975, après 180 années de commissions de courtage à taux fixe à Wall Street, les prévisionnistes ont affirmé que les jours étaient comptés pour la recherche d'actions Sell Side, et les pessimistes y ont vu une mise en péril de la relation entre l'investissement Buy Side et la recherche Sell Side.

Toutefois, année après année, le Sell Side continue de résister. Nicholas Rosato, directeur de la division recherche pour l’Amérique du Nord chez JPMorgan, affirme que malgré toutes les peurs et fluctuations, une constante se retrouve à travers les décennies : la relation mutuellement avantageuse avec le Buy Side.

« Le Buy Side continue d'apprécier la valeur de la recherche Sell Side et d'en avoir besoin », a affirmé M. Rosato.

Institutional Investor a lancé le classement de l’équipe de recherche All-America en 1972, soit 3 ans avant cette journée de mai 1975. La longévité du classement est la preuve de la capacité de la recherche Sell Side à évoluer, à se remettre en question et à changer.

« L’enquête All-America d'Institutional Investor continue d’établir la norme dans l'identification de l'excellence au sein de l’écosystème de recherche en termes d'investissement », a déclaré Will Rowlands-Rees, directeur général de II Research. Il reprend : « Nous avons pu observer plus particulièrement cette année les votants porter un intérêt marqué aux secteurs Économie et Stratégie, ainsi qu'une augmentation substantielle des votes dans l'ensemble. Ceci n'a rien de surprenant si l'on considère l’instabilité de l'environnement macro-économique mondial. Cela ne fait que renforcer l'importance constante de ce processus visant à fournir un retour produit actionnable entre Buy et Sell Side ».

L’équipe représente l’appréciation des performances de ses fournisseurs externes d'analyse d'investissement du Buy Side ; c'est une élection, pas un concours de sélection des titres.

Il y a un nouveau vainqueur cette année. JPMorgan a reçu les honneurs pendant cinq années consécutives, jusqu'à ce que la Bank of America Merrill Lynch prenne la tête du classement l’année dernière. Cette année, JPMorgan récupère sa couronne avec 40 analystes élus dans l’équipe, soit quatre membres de plus qu'en 2015, surpassant BofA qui a vu son nombre total chuter de 6, soit 32 analystes élus.

Le classement complet des dix meilleures cabinets de cette année :

1. J.P. Morgan
2. Bank of America Merrill Lynch
3. Evercore ISI
4. UBS
5. Morgan Stanley
6. Barclays
7. Sanford C. Bernstein & Co.
8. Deutsche Bank Securities
9. RBC Capital Markets
10. Citi

L'équipe de cette année comprenait 322 analystes de 30 cabinets. Pour consulter la composition de l’équipe, ainsi que tous les cabinets classés et les analystes, rendez-vous sur www.institutionalinvestor.com/aart.

Parmi les tendances des investissements révélés par les résultats de cette année :

  • En cette année de troubles, les investisseurs se sont tournés vers les meilleurs cabinets. Huit cabinets sur les dix premiers ont vu leurs chiffres augmenter, en particulier Evercore ISI, avec une augmentation de 25 à 30, et UBS, passé de 22 à 28. Ce ne fut pas le cas en 2015, ce qui pourrait suggérer que lors d'une période difficile, les investisseurs se tournent vers les plus grands cabinets, qui tendent à être plus importants et plus diversifiés.

  • Quand il s'agit de qualité plutôt que de quantité, JPMorgan est le meilleur. La moyenne pondérée montre une autre image que l'ensemble du classement. Cette mesure donne plus de poids aux analystes mieux classés afin d’être élus dans l’équipe. JPMorgan se détache avec la moyenne pondérée, comme depuis un certain nombre d’années, dans laquelle un classement quatre est attribué à chaque première place, trois à chaque deuxième place, etc. La banque enregistre 109 points contre 79 pour le No. 2, Evercore ISI. BofA Merrill descend en quatrième position cette année, avec une moyenne pondérée de 59.

  • Une année volatile a mené à un changement dans les classements par moyenne pondérée. Evercore ISI passe de No. 3 en 2015 à la place de No. 2, tandis qu'UBS saute de trois places en passant de No. 6 à No. 3. Sur la moyenne pondérée cependant, quatre cabinets, UBS, BofA Merrill, Bernstein et Morgan Stanley, ces deux derniers étant tous deux basées à New York, se retrouvent au coude à coude, avec seulement 3 points d’écart entre le No. 3, UBS, et le No. 5, Morgan Stanley.

  • Bon nombre des actions préférées de 2015 sont tombées en disgrâce en 2016. La plupart des profits réalisés cette année proviennent d'un univers d'actions restreint. Un marché à la sélection des titres active et orientée sur la valeur, le genre que la recherche Sell Side alimente habituellement, est passé dans le cours de l’année à un marche de big-cap, de dividendes, de rachat d'actions ou de jeu défensif. Les marchés boursiers américains ont bénéficié d'investisseurs recherchant un rendement à l'échelle mondiale. Cependant, comme le déclare Brian Hodess, qui dirige les efforts de recherche américaine de la Bank of America Merrill Lynch, plus de la moitié des gestionnaires de fonds continuent de penser que le marché est surévalué.

  • Un ensemble complexe de facteurs macroéconomiques a contraint les chercheurs Sell Side à collaborer. « Le Brexit, l'ECB, la Réserve fédérale, la Banque du Japon, de la Chine, tous ont fait le jeu d'une approche mêlant la recherche macro et la recherche d'actions », a commenté Vinayak Singh, un des membres du comité d'investissement, de gestion et de direction d'Evercore ISI. « Cela requiert un degré de collaboration considérable. » Au minimum, ce type de recherche entrave l’entrée de plus petites agences de recherche qui manquent d'envergure, de rayonnement et de ressources financières. M. Singh d'Evercore parle de transfert de talent vers les cabinets les plus importants et de la consolidation du Sell Side. La preuve pourrait se trouver dans la plus forte concentration d'analystes classés appartenant aux dix plus grands cabinets.

  • Comme depuis 1975, la question de qui paiera pour la recherche Sell Side se profile. En Europe, une directive bien plus débattue, la Markets in Financial Instruments Directives II (MIFID II ou Directive sur les marchés d’instruments financiers) prévoit, parmi plusieurs autres changements, que la recherche soit dégroupée des commissions, et il semblerait qu'elle sera finalement mise en place à partir de janvier 2018. La recherche américaine n'est pas en reste. Les principaux cabinets ont des clients européens et des clients faisant des affaires sur le vieux continent. Les conséquences ? Les opinions sont partagées, mais un véritable dégroupement amènera les cabinets à soutenir les analystes à titre individuel au détriment de groupes entiers, ou certains cabinets plutôt que d'autres. « Si vous êtes à un niveau intermédiaire, et que vous ne possédez pas de produits d'excellence, vous pourriez perdre des ventes », a déclaré David Adelman, le directeur du groupe de recherche sur les actions d’Amérique chez Morgan Stanley. C'est ce qui est en train de se produire aux États-Unis à l'heure actuelle de toute façon, et il ajoute, « puisque les clients regroupent leurs votes de recherche ».

Le classement All-America Research Team 2016 reflète les opinions de 3 835 individus de plus de 1 090 cabinets, soit plus de 90 des 100 plus grands gestionnaires de portefeuilles d'actions américaines. Nos répondants gèrent des portefeuilles d'actions américaines estimés à 11,57 milliards USD.

Pour consulter la totalité du classement, l'analyse et la méthodologie, rendez-vous sur www.institutionalinvestor.com/aart.

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