Citoyenneté et Immigration Canada

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12 juin 2012 19h05 HE

Le Cabinet du ministre Kenney publie une déclaration au sujet d'un article dans La Presse

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 12 juin 2012) - Le Cabinet de l'honorable Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, a publié aujourd'hui la déclaration suivante au sujet d'un article qui a paru lundi dans La Presse :

« Le 11 juin 2012, la journaliste de La Presse Anabelle Nicoud a rédigé un article au sujet de Joanna Martinez. Mme Nicoud n'a pas consulté CIC avant de rédiger son article.

Les articles qui ne présentent qu'une version des faits peuvent amener le public à perdre confiance dans la primauté du droit au Canada. Les reportages incomplets ou incorrects dans les faits donnent habituellement l'impression que le système canadien de détermination du statut de réfugié est injuste ou cruel. En réalité, le Canada a le système de détermination du statut de réfugié le plus généreux et le plus juste du monde. Moins de 1 % des décisions rendues par les arbitres hautement qualifiés de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada sont renversées par les cours d'appel fédérales. C'est un bilan remarquable dont les Canadiens devraient être fiers.

Dans le but d'assurer que la réputation de notre système de détermination du statut de réfugié n'est pas injustement salie, nous présentons la chronologie exhaustive du cas de Mme Martinez et de ses interactions avec Citoyenneté et Immigration Canada. Bien que les lois sur la protection de la vie privée nous empêchent généralement de divulguer cette information, dans le cas présent, Mme Martinez a un dossier public de longue date devant des tribunaux criminels et civils, au Canada et aux États-Unis. Nous ne divulguons que l'information publique, qui ne décrit pas complètement l'affaire.

Nous prenons la décision inhabituelle d'écrire cette lettre publique afin de rappeler aux journalistes et au grand public que les reportages sur l'immigration ne sont nullement différents des autres reportages médiatiques : les journalistes devraient faire des reportages exhaustifs, et non pas se contenter de relater des faits non corroborés, décrits par une personne cherchant à défendre son propre intérêt. Les reportages trompeurs sur des questions importantes nuisent au discours public au Canada.

Notre demande est simple : si vous êtes un journaliste qui écrit au sujet d'une personne qui va être expulsée du Canada, vous devez vous procurer une renonciation à la protection de la vie privée de la personne visée pour que nous puissions vous remettre l'intégralité du dossier. Si la personne visée ou son avocat refuse de vous remettre une renonciation à la protection de la vie privée et la décision écrite de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, il y a lieu de se demander quelles sont les raisons de ce refus. »

Résumé des faits

  • Mme Martinez est une fugitive qui a un long passé criminel dans au moins trois états : New York, le New Jersey et la Floride.
  • Elle a utilisé au moins 15 (peut-être même 20) différents noms d'emprunt par le passé.
  • Elle a utilisé au moins neuf différentes dates de naissance s'échelonnant entre le 8 août 1970 et le 27 avril 1979.
  • Elle a également affirmé être née à différents endroits.
  • Elle a demandé le statut de réfugié au Canada en disant que son conjoint, Fernando Suarez-Garcia, avait été kidnappé par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et qu'elle était en danger de mort en Colombie. Mme Martinez a donné différentes dates pour l'enlèvement, s'échelonnant entre le 23 juin 2004 et le 29 juillet 2004.
  • La Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) a statué que Mme Martinez n'était pas « crédible ». Mme Martinez n'a pas pu démontrer à la CISR qu'elle et sa famille se trouvaient en Colombie au moment du présumé enlèvement.
  • La CISR a constaté que Mme Martinez était incapable de répondre à des questions directes et que ses réponses étaient incohérentes.
  • Quand on lui a posé des questions sur son arrivée à Toronto le 2 août 2004, Mme Martinez a dit qu'elle aimait Toronto et qu'elle se rappelait qu'il y avait de la neige au sol.
  • Fernando Suarez-Garcia, le conjoint de Mme Martinez, est membre d'une organisation criminelle spécialisée dans le vol de bijoux et d'argent dans la région de Montréal.

La décision de la section de la protection des réfugiés disponible à : http://www.cic.gc.ca/francais/ministere/media/declarations/2012/2012-06-12.pdf

Renseignements

  • Ana Curic
    Cabinet du ministre
    Citoyenneté et Immigration Canada
    613-954-1064