Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada

Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada

27 févr. 2014 16h30 HE

Le Canada défend la cause de l'éducation des enfants dans les pays fragiles et en situation de conflit

Mettre l'accent sur l'amélioration de l'accès à l'éducation et la mise en place de milieux d'apprentissage sécuritaires

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 27 fév. 2014) - Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada

Au cours d'un débat d'experts organisé par la Fondation Aga Khan Canada et le Partenariat mondial pour l'éducation, Lois Brown, secrétaire parlementaire de l'honorable Christian Paradis, ministre du Développement international, a souligné aujourd'hui que le Canada, en collaboration avec ses partenaires expérimentés, veille à ce que les enfants, notamment les filles, aient accès à une éducation de qualité et à des endroits sécuritaires pour apprendre, jouer et grandir.

« Le Canada reconnaît que l'éducation est cruciale pour offrir aux enfants et aux jeunes un meilleur avenir, surtout pour ceux qui vivent dans des milieux difficiles », a déclaré la députée Brown. L'accès à une éducation de qualité peut sauver et changer des vies, en plus de contribuer à accélérer les progrès dans les États fragilisés. »

Près de 200 spécialistes des questions humanitaires, du développement et de l'éducation ont participé à « L'éducation en marge : Rejoindre les enfants dans des États fragiles et en situation de conflit », un débat de spécialistes axé sur le meilleur moyen d'appuyer l'éducation dans les États fragiles et en situation de conflit. Plus de la moitié des 57 millions d'enfants qui ne vont pas à l'école vivent dans de tels pays.

« L'éducation apporte de l'espoir à des millions de personnes qui tentent de surmonter les effets négatifs des conflits et d'améliorer leur qualité de vie », a indiqué Khalil Z. Shariff, directeur général de la Fondation Aga Khan Canada. « Mais la solution ne se limite pas aux bâtiments physiques. Pour avoir une éducation de qualité - de l'école primaire à l'université -, il faut des enseignants compétents, du soutien communautaire et un engagement de la part du gouvernement. La Fondation Aga Khan Canada, en collaboration avec le gouvernement du Canada, transforme la vie des enfants vulnérables grâce à ses programmes d'éducation. »

« Le Partenariat mondial pour l'éducation occupe une place unique qui lui permet d'avoir une incidence dans les États fragilisés et en situation de conflit », a souligné Alice Albright, directrice générale du Partenariat mondial pour l'éducation. En 2013, près de 50 % de notre financement était affecté à des pays fragilisés ou touchés par des conflits. »

« Le gouvernement du Canada est un membre important du Partenariat mondial pour l'éducation et il joue un rôle actif dans son conseil d'administration et ses comités techniques. Nous sommes enthousiastes à l'idée de poursuivre notre coopération productive avec le Canada. L'éducation est la pierre angulaire de la réussite dans la plupart des efforts pour améliorer la santé, réduire le taux de mortalité infantile, renforcer la société civile et désamorcer les conflits. Sans éducation, il est pratiquement impossible d'améliorer les perspectives économiques et d'éliminer les inégalités. »

« Dans les États fragilisés et en situation de conflit, le milieu de l'éducation apporte de la sécurité à l'enfant, un sentiment de normalité, une tribune de réconciliation et de paix, de même que de l'espoir pour l'avenir », a ajouté David Morley, président et chef de la direction d'UNICEF Canada. « Le Canada est un partenaire engagé dans l'éducation et nous sommes enthousiastes à l'idée de continuer notre travail ensemble pour assurer à tous les enfants, surtout ceux qui sont les plus difficiles à atteindre, un accès à une éducation de qualité. »

Les faits en bref

  • Le Canada améliore l'accès à une éducation de base de qualité et offre des milieux d'apprentissage sécuritaires aux enfants qui habitent dans des États fragilisés et en situation de conflit, comme l'Afghanistan, la Syrie, Haïti, le Mali et le Pakistan.

  • Le Canada appuie l'éducation dans les États fragiles par l'entremise du Réseau international pour l'éducation en situations d'urgence afin de diriger le réseau international dans ce domaine.

  • Le Canada collabore avec le Partenariat mondial pour l'éducation, qui est présent dans 28 États fragiles. Depuis 2008, le Canada a remis 106,4 millions de dollars au Partenariat afin de s'assurer que tous les enfants reçoivent une éducation de qualité et grandissent de façon à contribuer à la sécurité, à la prospérité et au développement durable de leur pays.

  • Le Canada a affecté 50 millions de dollars à des activités d'éducation et de protection des enfants en appui à la campagne « Non à une génération perdue », une initiative dirigée par l'UNICEF et diverses organisations non gouvernementales afin de protéger l'avenir des enfants touchés par la crise en Syrie.

  • L'éducation demeure l'un des principaux domaines d'investissement en Afghanistan. Les efforts du Canada en matière d'éducation en Afghanistan ont contribué à accroître sensiblement le nombre de filles inscrites dans les écoles d'un bout à l'autre du pays ainsi qu'à assurer la paix et la sécurité dans le pays.

  • Le Canada, en partenariat avec la Fondation Aga Khan Canada, renforce les systèmes d'éducation primaire et préscolaire en Afrique de l'Est, appuie l'éducation des filles en Afghanistan, renforce la formation des enseignants et l'éducation au Pakistan et améliore les résultats d'apprentissage des enfants défavorisés en Inde.

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Discours de la secrétaire parlementaire Lois Brown - L'éducation en marge : Rejoindre les enfants dans des États fragiles et en situation de conflit

Le 27 février 2014 - Ottawa, Ontario

Sous réserve de modifications

Merci pour cette aimable présentation. Bon après-midi, Mesdames et Messieurs.

J'ai le plaisir d'être ici aujourd'hui au nom du ministre Paradis qui regrette de ne pouvoir se joindre à nous. Je tiens à souligner la présence de Diane Jacovella, sous-ministre adjointe du Secteur des enjeux mondiaux et du développement, qui dirigera les discussions d'aujourd'hui.

J'aimerais aussi remercier tout particulièrement la Fondation Aga Khan Canada et le Partenariat mondial pour l'éducation, deux de nos plus importants partenaires en matière d'éducation qui sont aussi coprésentateurs de cette activité.

Les pays en développement ont fait de grands progrès vers l'atteinte de l'objectif d'assurer l'éducation primaire pour tous. Toutefois, à cet effet, les États fragiles en situation de conflit sont loin derrière les autres pays et ce sont leurs enfants qui en subissent les conséquences.

Assurer l'avenir des enfants et des jeunes est l'une de nos priorités en matière de développement. Pour le Canada, l'éducation est un moyen de favoriser la paix et la sécurité ainsi que d'aider à stimuler la croissance économique et à réduire la pauvreté.

Le besoin d'éducation dans les États fragile est le plus grand qui soit. L'éducation des enfants est fondamentale et nous ne pouvons l'ignorer.

Le Canada a un engagement de longue date à l'égard des Objectifs du Millénaire pour le développement qui visent à s'assurer que, d'ici 2015, les garçons et les filles seront en mesure de terminer leur éducation primaire. Les programmes de développement sont axés sur le soutien à l'accès à une éducation de base de qualité, et à des écoles sécuritaires.

Nous souhaitons aussi nous assurer que les enfants et les jeunes aux prises avec des situations d'urgence en raison de catastrophes et de conflits ont accès aux services dont ils ont besoin, y compris l'éducation.

Voilà pourquoi le Canada appuie l'éducation dans les États fragiles par l'intermédiaire du Réseau inter-agences pour l'éducation en situation d'urgence, le principal réseau international dans ce domaine.

Un des buts de ce réseau est de rassembler des intervenants clés pour aider les pays à passer de l'aide humanitaire à l'aide au développement relativement à l'éducation.

Il permet aussi à des partenaires de longue date de comparer leurs expériences, de définir de nouvelles méthodes de collaboration, et de tirer profit de leurs pratiques exemplaires et novatrices respectives.

Plus tôt aujourd'hui, Son Altesse l'Aga Khan nous a fait l'honneur de s'adresser au Parlement. Le premier ministre Harper et Son Altesse ont signé un protocole d'entente qui les engage tous deux à tenir régulièrement des consultations de haut niveau sur un éventail d'enjeux régionaux et mondiaux.

Ce protocole renforce notre collaboration ainsi que la coopération par l'intermédiaire du ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement et de la Fondation Aga Khan Canada.

Nous sommes très emballés par le potentiel de cette entente relativement à divers enjeux mondiaux incluant la possibilité d'obtenir de meilleurs résultats en matière d'éducation des enfants et des jeunes.

Nous collaborons déjà évidemment à plusieurs projets éducatifs dans d'autres pays. Par exemple, en Afghanistan notre programme d'éducation pour les filles comprend toutes les étapes du processus d'éducation, des programmes de développement de la petite enfance à ceux visant le soutien des femmes dans les établissements de formation en enseignement.

Le Canada figure parmi les principaux donateurs en Afghanistan et l'éducation demeure un des plus importants secteurs d'investissement du Canada, représentant 25 % de son budget de développement.

Nos efforts sur place ont porté des fruits. L'investissement que nous avons fait dans l'enseignement a entraîné une augmentation formidable du nombre de jeunes filles inscrites dans les écoles dans tout le pays.

En 2001, moins d'un million d'enfants étaient inscrits dans les écoles officielles - et c'était tous des garçons.

En 2013, 9,7 millions d'enfants étaient inscrits dans les écoles - et 40 % de ces enfants étaient des filles!

En considérant le sujet d'aujourd'hui, L'éducation en marge : Rejoindre les enfants dans des États fragiles et en situation de conflit - il est évident pour moi que notre réussite tient au fait que nous travaillons avec des partenaires qui ont de l'expérience et de solides connaissances, comme ceux qui sont présents aujourd'hui.

En outre, le Canada est fier de s'être associé au Partenariat mondial pour l'éducation, qui œuvre dans 28 États fragiles en développement.

Le Partenariat mondial pour l'éducation aide à mettre en place des plans d'éducation provisoires dans les États fragiles. Il s'agit d'une étape clé pour offrir aux enfants qu'il est très difficile d'atteindre l'occasion d'apprendre et de s'épanouir.

Travaillant avec des partenaires locaux, le Partenariat mondial pour l'éducation est en train de transformer l'est de la République démocratique du Congo, qui a préparé récemment le premier plan d'éducation provisoire depuis plus d'une génération.

Le Partenariat mondial pour l'éducation aide aussi à accélérer le financement de l'enseignement vers des pays considérés comme extrêmement fragiles, tels que la Somalie et la République centrafricaine, où ses subventions assistent les enseignants, les enfants et les conseils scolaires.

Le Canada a beaucoup appris des progrès réalisés grâce à des mesures comme l'Initiative du G8 de Muskoka sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, qui se trouve être la priorité absolue du gouvernement en matière de développement. Nous sommes efficaces quand le monde adopte une idée - en l'occurrence, sauver la vie de femmes et d'enfants et améliorer leur santé.

Nous avons maintenant l'occasion de concentrer notre attention sur les enfants réfugiés et déplacés de Syrie.

Le 7 janvier, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, Aide à l'enfance, Vision Mondiale et d'autres organisations non gouvernementales partenaires ont lancé l'initiative « Non à une génération perdue ». On y demande aux gouvernements, aux organismes d'aide, et au grand public de défendre la cause des enfants syriens.

Depuis que le conflit a débuté en Syrie en mars 2011, on estime que 140 000 personnes ont été tuées, et que plus de huit millions de Syriens, la moitié étant des enfants, ont dû quitter leur foyer.

Je suis très touchée par l'objectif de cette initiative, qui est de fournir aux enfants syriens, où qu'ils soient, la protection et l'enseignement dont ils ont besoin pour pouvoir retrouver leur enfance.

La grande majorité d'entre eux, un million en fait, vivent dans les pays avoisinants, à savoir le Liban, la Jordanie, la Turquie, l'Égypte et l'Iraq.

Près de 8 000 enfants ont été séparés de leurs proches.

La situation est encore plus désespérée pour plus de trois millions d'enfants déplacés qui vivent encore en Syrie.

Le 24 janvier, le premier ministre a annoncé le versement de 50 millions de dollars supplémentaires en aide financière humanitaire destinée aux activités d'enseignement et de protection des enfants qui appuient l'initiative « Non à une génération perdue ».

Nous prévoyons, par l'intermédiaire de nos partenaires, pouvoir redonner espoir à 660 000 enfants en les protégeant et en leur donnant une éducation.

Le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement collabore étroitement avec l'UNICEF et les ONG partenaires pour qu'il y ait une coordination entre les activités humanitaires et les activités de développement à l'appui d'un système d'enseignement d'urgence au Liban et en Jordanie.

Je crois comprendre que le groupe réuni aujourd'hui va explorer comment les engagements pris par la société civile, les gouvernements et les institutions multilatérales peuvent vraiment aider les enfants dans les États fragiles et en situation de conflit.

Je suis persuadée que l'on parlera du rôle du Canada en ce qui concerne l'appui à l'initiative « Non à une génération perdue » dans cette conversation, alors que nous envisageons de nouvelles façons d'harmoniser nos efforts.

Je vous souhaite une discussion fructueuse et je suis impatience de connaître les idées qui en émergeront.

Merci.

Renseignements

  • Margaux Stastny
    Directrice des Communications
    Cabinet du ministre du Développement international
    et ministre de la Francophonie
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