Agence spatiale canadienne

Agence spatiale canadienne

14 mai 2009 13h07 HE

Le Canada joue un rôle clé dans deux nouvelles missions consacrées aux origines du Cosmos

LONGUEUIL, QUEBEC--(Marketwire - 14 mai 2009) - Ce matin à 9 h 12, heure de l'Est, l'observatoire spatial Herschel et le télescope spatial Planck de l'Agence spatiale européenne ont été lancés simultanément avec succès à bord de la même fusée Ariane 5 depuis la base de Kourou, en Guyane française. Grâce à un financement de l'Agence spatiale canadienne (ASC), quatre équipes scientifiques canadiennes ont collaboré à la mise au point des deux satellites, considérés comme étant deux des plus ambitieux projets destinés à mieux nous faire comprendre la naissance des étoiles et l'origine de l'Univers. Même si les satellites Herschel et Planck correspondent à deux missions bien distinctes, ils contribuent tous deux à enrichir leur secteur de recherche respectif dans le domaine de l'astronomie et de la cosmologie dans l'infrarouge lointain.

"La place tenue par le Canada au sein de ce consortium international démontre que nous sommes un partenaire clé dans le domaine de l'astronomie spatiale", a déclaré l'honorable Tony Clement, ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne. "Ce partenariat, qui est appuyé par l'Agence spatiale canadienne, témoigne des compétences de calibre international du Canada dans le secteur des sciences spatiales."

Observatoire spatial Herschel

Doté du miroir le plus grand jamais lancé dans l'espace (diamètre de 3,5 mètres), Herschel analysera le rayonnement submillimétrique et celui de l'infrarouge lointain afin de déterminer comment les premières galaxies et les étoiles se sont formées. Le télescope se distingue aussi par sa capacité unique à étudier les molécules dans l'espace, dont les molécules d'eau qui sont indispensables à l'apparition de la vie. Des équipes canadiennes des universités de Lethbridge et de Waterloo participent au développement de deux instruments scientifiques de Herschel : le récepteur d'imagerie spectrale et photométrique (SPIRE) et l'instrument hétérodyne pour l'observation dans l'infrarouge lointain (HIFI). En ce qui concerne l'instrument HIFI (dont le fonctionnement s'apparente un peu à celui d'une radio ultra précise), le Canada intervient en fournissant l'unité source de l'oscillateur local (LSU), autrement dit le dispositif donnant le signal de référence nécessaire au bon fonctionnement de l'appareil. Pour ce qui est de SPIRE, le Canada fournit le spectromètre à transformée de Fourier servant à tester et à étalonner l'instrument ainsi que les logiciels de traitement de données. SPIRE permettra de dresser des cartes d'une vaste région du ciel, tandis que HIFI procédera à l'analyse spectrale très détaillée des molécules, dont celles d'eau.

Le chercheur principal du projet HIFI au Canada est le professeur Michel Fich de l'Université de Waterloo. Le professeur David Naylor de l'Université de Lethbridge agit en tant que chercheur principal pour la contribution canadienne à SPIRE. La société COM DEV (Cambridge, Ontario) est le développeur et l'entrepreneur principal responsable de l'unité LSU. La société Blue Sky Spectroscopy constitue l'un des centres d'expertise du projet du spectromètre SPIRE et développe des logiciels de traitement de données et d'analyse scientifique. L'équipe canadienne de Herschel se compose de scientifiques provenant des universités de Colombie-Britannique, de Calgary, de McMaster, de Toronto, de Victoria et de Western Ontario, ainsi que du Conseil national de recherches du Canada.

Le télescope spatial Planck

Lors de la première mission européenne consacrée à l'étude de la formation de l'Univers, le satellite Planck mettra en oeuvre sa résolution spatiale exceptionnelle et sa couverture en fréquence inégalée pour scruter le ciel et fournir les images les plus précises jamais obtenues de l'Univers, alors qu'il n'avait que 380 000 ans. La mission permettra aussi de calculer, avec une grande précision, l'âge de l'Univers et la quantité totale de matière normale et sombre. Enfin, Planck dévoilera des informations fondamentales sur l'origine et l'évolution de la structure cosmique, depuis ses débuts assez uniformes jusqu'au réseau complexe de galaxies et d'amas de galaxies qui nous entoure aujourd'hui.

Planck est équipé d'un puissant télescope de 1,5 mètre et il transporte deux instruments scientifiques : un instrument à basse fréquence (LFI) et un instrument à haute fréquence (HFI), lesquels se comportent comme des thermomètres ultra-sensibles capables de détecter des variations de température infimes dans l'Univers. Le Canada a mis au point un logiciel d'analyse perfectionné qui permettra d'étudier les cubes de données complexes transmis par le satellite. Le logiciel a été conçu en concomitance par l'Université de Colombie-Britannique, pour le LFI, et par l'Université de Toronto, pour le HFI.

Le Canada rejoint donc un consortium international dirigé par l'Agence spatiale européenne pour ce qui concerne les projets Herschel et Planck. La contribution financière de l'ASC à ces missions (17,5 millions de dollars pour Herschel, et 4 millions de dollars pour Planck) permettra à des chercheurs canadiens de s'intégrer aux équipes de scientifiques qui consacreront des années à analyser les données et à répondre aux questions fondamentales sur les origines du Cosmos.

A propos de l'Agence spatiale canadienne

Etablie en 1989, l'Agence spatiale canadienne est chargée de coordonner, au nom du gouvernement du Canada, tous les programmes et politiques civils dans le domaine spatial. L'ASC dispense ses services dans les quatre grands axes suivants : observation de la Terre, exploration et sciences spatiales, télécommunications par satellites et sensibilisation à l'espace et éducation. L'ASC mise sur la collaboration internationale pour favoriser le développement industriel et la recherche scientifique de calibre mondial au profit de l'humanité.

Renseignements

  • Agence spatiale canadienne
    Relations avec les médias
    450-926-4370