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01 mars 2012 13h00 HE

Le Canada peut devenir un chef de file international en matière de littératie financière, selon L. Jacques Ménard, président du conseil d'administration de BMO Nesbitt Burns

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwire - 1 mars 2012) - « Le Canada peut devenir un chef de file international en matière de littératie financière si les gouvernements réussissent à établir un cadre harmonieux de collaboration, grâce à des politiques et des mesures éclairées, en partenariat avec les secteurs privé et communautaire», a affirmé L. Jacques Ménard, président du conseil d'administration de BMO Nesbitt Burns et vice-président du Groupe de travail sur la littératie financière, lors du Sommet 2012 sur l'avenir des pensions du Conference Board du Canada qui s'est déroulé aujourd'hui à Toronto.

Définissant la littératie financière comme l'ensemble des connaissances, des compétences et du niveau de confiance nécessaires pour pouvoir prendre des décisions financières responsables, M. Ménard a souligné qu'on devait s'appliquer immédiatement à rehausser le niveau de littératie financière au Canada. « Le vieillissement de la population rend ce besoin encore plus pressant alors qu'environ cinq millions de Canadiens de plus seront âgés d'au-delà de 65 ans d'ici les cinq prochaines années », a précisé le vice-président du Groupe de travail sur la littératie financière.

Puisant dans les résultats de l'Enquête canadienne sur les capacités financières menée par Statistique Canada, M. Ménard a souligné que 49 pour cent des adultes canadiens n'ont pas de budget et qu'un pourcentage encore plus élevé de Canadiens plus jeunes, soit 57 pour cent des jeunes de 18 à 29 ans, n'ont pas de budget et sont confrontés à des décisions financières plus complexes et plus nombreuses que les générations précédentes. « Il ressort clairement qu'un très large public a besoin de littératie et d'éducation financières », a poursuivi le vice-président du Groupe de travail sur la littératie financière.

À l'autre extrémité du spectre démographique, les aînés canadiens s'en sortent relativement bien, puisque seulement 4 pour cent des retraités canadiens sont considérés comme des citoyens à faible revenu, comparativement à 13 pour cent dans les pays de l'OCDE, selon l'Institut Info-retraite BMO. M. Ménard a cependant prévenu qu'on ne pourra pas en dire autant des futures générations de retraités canadiens, car le passage des régimes de retraite à prestations déterminées aux régimes de retraite à cotisations déterminées rendra les Canadiens de plus en plus responsables de leur bien-être et de leurs choix de retraite.

« La dette des foyers canadiens correspond à 153 pour cent de leur revenu disponible, chiffre à la hausse par rapport à 148,3 pour cent l'an dernier, et se situe pour la première fois à un niveau comparable à celui des Américains. Des signes avant-coureurs indiquent que les Canadiens pourraient se réserver des lendemains qui déchantent », a ajouté le vice-président du Groupe de travail sur la littératie financière.

Dans son allocution, M. Ménard a relaté nombre de progrès à la fois intéressants et encourageants en matière de littératie financière au Canada, notamment le fait que l'éducation financière est désormais intégrée aux programmes d'études au pays et l'annonce de la nomination prochaine d'un Responsable de la littératie financière, suivant l'adoption du Projet de loi C-28 par le gouvernement fédéral.

Selon le président du conseil d'administration de BMO Nesbitt Burns, la littératie financière est une affaire de bon sens pour le secteur privé et l'industrie des services financiers, car les clients bien informés sont plus enclins à prendre la planification de leur retraite au sérieux et à investir dans leur avenir financier. Qui plus est, un client bien informé est aussi plus susceptible d'être un client plus satisfait.

« Des mesures s'imposent pour rehausser le niveau de littératie financière au Canada, et nous avons tous un rôle à jouer », de conclure M. Ménard.

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