Agence de la santé publique du Canada

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19 sept. 2011 12h23 HE

Le Canada signe la déclaration des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies chroniques

NEW YORK, ÉTATS-UNIS--(Marketwire - 19 sept. 2011) - Aujourd'hui, le Canada a adhéré à une déclaration des Nations Unies faisant partie d'un engagement mondial à stimuler l'intervention contre la menace croissante des maladies chroniques pour la santé mondiale et les économies nationales.

La Réunion de haut niveau des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles (aussi appelées maladies chroniques) a été convoquée pour traiter des répercussions du cancer, du diabète, des maladies cardiovasculaires et des affections respiratoires chroniques sur la scène mondiale.

« Les maladies chroniques sont l'une des principales causes de décès et d'invalidité à l'échelle mondiale », a déclaré la ministre de la Santé du Canada, Leona Aglukkaq. « Les nations doivent prendre des mesures efficaces pour réduire les facteurs de risque, notamment le tabagisme, la sédentarité, l'alimentation non équilibrée et l'usage nocif de l'alcool. »

Selon des statistiques de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), les maladies chroniques tuent maintenant 36 millions de personnes par année, dont 80 % vivent dans des pays en développement. D'ici 2030, il est attendu que les maladies chroniques contribueront à 75 % des décès au monde.

Ce nombre pourrait être grandement réduit si les gens faisaient des choix plus sains par rapport au tabac, aux aliments qu'ils mangent, à l'activité physique et à la consommation d'alcool. Selon des estimations, 80 % des cas de diabète et de maladies cardiovasculaires ainsi que 40 % des cas de cancer seraient évitables.

« Les maladies chroniques sapent la santé et le bien-être des Canadiens, comme elles le font partout au monde », a ajouté la ministre Aglukkaq. « Tout le monde a un rôle à jouer pour prévenir les maladies chroniques, et le Canada est fier de signer aujourd'hui la déclaration des Nations Unies. »

Au Canada, trois Canadiens sur cinq âgés de plus de 20 ans vivent avec une maladie chronique, et quatre personnes sur cinq sont à risque. Le gouvernement du Canada travaille avec les autorités provinciales et territoriales, le secteur privé, le milieu de la recherche et des organisations de la société civile pour combattre les maladies chroniques.

La Déclaration fédérale, provinciale et territoriale sur la prévention et la promotion appuyée par les ministres de la Santé du Canada l'automne dernier fait de la prévention une priorité et représente l'engagement de collaboration qui est la pierre angulaire de l'approche canadienne en matière de prévention et de maîtrise des maladies chroniques.

La ministre a rajouté que l'engagement continu du gouvernement à améliorer la santé des Canadiens était un investissement dans la croissance économique du pays.

Au total, les maladies chroniques coûtent au moins 190 milliards de dollars par année à l'économie canadienne. Une meilleure santé équivaut à une meilleure productivité et à une meilleure efficacité en milieu de travail.

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FEUILLET DE RENSEIGNEMENTS

INITIATIVES DU GOUVERNEMENT DU CANADA EN MATIÈRE DE LUTTE CONTRE LES MALADIES CHRONIQUES

RÉSUMÉ

  • Chaque année, 67 % de tous les décès au Canada sont attribuables aux quatre principales maladies chroniques, soit le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires et les maladies respiratoires chroniques.
  • Les objectifs du gouvernement du Canada en matière de prévention et de contrôle des maladies chroniques sont les suivants :
    • Travailler avec les provinces et les territoires pour promouvoir la santé et les modes de vie sains, prévenir les maladies et les blessures et réduire les disparités en santé chez les Canadiens.
    • Encourager l'action multisectorielle, qui va au-delà du secteur de la santé et qui touche donc d'autres secteurs, comme ceux des transports, de l'agriculture et de l'éducation, afin d'améliorer la santé et le bien-être.
    • Appuyer la recherche et l'application des nouvelles connaissances afin d'améliorer les résultats pour la santé.
    • Élaborer et mettre en commun des pratiques exemplaires à l'échelle nationale et internationale afin de contribuer aux efforts mondiaux de lutte contre les maladies chroniques et leurs répercussions sur la société.

Importantes initiatives du gouvernement du Canada en matière de lutte contre les maladies chroniques

Collaboration FPT

  • En novembre 2011, les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT) de la Santé se réuniront pour faire le point sur les engagements des intervenants nationaux en matière de prévention des maladies, des incapacités et des blessures et de promotion de la santé. Ces travaux ont débuté à l'automne de 2010 lorsque les ministres FPT de la Santé (à l'exception du Québec) ont appuyé une Déclaration sur la prévention et la promotion et le document Freiner l'obésité juvénile : Cadre d'action pour la promotion du poids santé (déjà publié).
    • Les gouvernements FPT ont demandé aux citoyens, aux collectivités, à l'industrie et à d'autres intervenants des quatre coins du pays s'ils avaient des idées sur la façon de réduire l'obésité et l'embonpoint juvéniles. Le processus a donné aux Canadiens l'occasion de discuter entre eux des mesures à prendre pour promouvoir le poids santé chez les enfants et les adolescents.
  • En 2012, les ministres FPT de trois secteurs différents – des Sports, de l'Activité physique et des Loisirs; de la Santé et des Modes de vie sains; et de l'Éducation – doivent se rencontrer pour discuter d'actions multisectorielles concertées susceptibles d'encourager les enfants et les adolescents à faire de l'activité physique, à adopter de bonnes habitudes alimentaires ainsi qu'à améliorer leur développement social et affectif et leurs résultats scolaires. Les ministres s'intéresseront surtout à la période parascolaire allant de 15 h à 18 h.
  • En septembre 2010, lors de leur conférence annuelle, les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de la Santé (à l'exception du Québec) ont adopté un objectif provisoire qui consiste à réduire la consommation de sodium chez les Canadiens pour atteindre une consommation moyenne de 2 300 mg par jour dans l'ensemble de la population, d'ici 2016. Pour y arriver, les ministres ont incité les dirigeants de l'industrie à accélérer la réduction volontaire du sodium dans les aliments et leur ont demandé de collaborer avec les gouvernements afin de sensibiliser davantage les consommateurs, l'industrie, les professionnels de la santé et d'autres intervenants clés à cette question. Les ministres encouragent les Canadiens à réduire leur consommation de sodium à près de 1 500 mg par jour, soit l'apport quotidien recommandé pour les Canadiens âgés de 9 à 50 ans, et à un niveau inférieur pour ceux de moins de 9 ans et de plus de 50 ans.

Stratégies de lutte contre les maladies

  • La Stratégie canadienne sur le diabète appuie la collaboration et élabore des modèles communautaires visant à mieux faire connaître le diabète et ses facteurs de risque. Elle investit 18 millions de dollars chaque année dans la mise au point et l'échange de renseignements, d'outils et d'approches afin de prévenir le diabète et d'améliorer l'auto-gestion de cette maladie.
    • En juin 2011, la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile (FRDJ) du Canada a annoncé qu'elle consacrait 33,9 millions de dollars à une action d'envergure pour appuyer les essais cliniques visant à évaluer de nouveaux traitements et de nouvelles technologies pour lutter contre le diabète de type 1 au Canada. Le Réseau canadien d'essais cliniques (RCEC) de la FRDJ réunit les meilleurs médecins, scientifiques, chercheurs et innovateurs du pays provenant d'universités et d'hôpitaux réputés ainsi que de l'industrie afin d'accélérer la mise au point de traitements et, ultimement, de trouver des moyens de guérir le diabète de type 1 et ses complications.
    • Le financement du RCEC de la FRDJ créé en partenariat avec le gouvernement du Canada, est issu d'un engagement de l'Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario à verser 20 millions de dollars, somme qui vient s'ajouter à l'investissement de 13,9 millions de dollars de la FRDJ.
  • En avril 2011, le premier ministre, en collaboration avec la Fondation des maladies du cœur, les gouvernements provinciaux et d'autres intervenants, s'est engagé à investir, dès 2012-2013, 10 millions de dollars sur quatre ans dans l'achat de défibrillateurs pour les arénas et la formation des personnes qui devront s'en servir afin d'encourager l'adoption de modes de vie sains et actifs.
  • En mars 2011, le Partenariat canadien contre le cancer (PCC) a de nouveau reçu un financement de 250 millions de dollars sur cinq ans. Le PCC met en œuvre une stratégie générale coordonnée de gestion du cancer au Canada, exploitant les atouts des systèmes fédéral et provinciaux de santé. Le PCC aide les provinces et les territoires à construire leur système de gestion des soins contre le cancer à partir de données et de connaissances recueillies à l'échelle nationale et mises à la disposition de tous. Tous ces renseignements permettront aux spécialistes du cancer, aux professionnels de la santé et aux Canadiens dans leur collectivité, peu importe où ils se trouvent au Canada, de gérer le cancer de façon efficace et efficiente.
  • Grâce à la Stratégie canadienne de santé cardiovasculaire et plan d'action, le Canada lutte contre les maladies cardiovasculaires par le biais d'investissements dans la promotion de la santé et la prévention des maladies, garantissant l'accès à un solide système de soins de santé, accordant de l'aide aux populations vulnérables et coordonnant un vaste programme de recherche. Les 5,2 millions de dollars que l'Agence de la santé publique du Canada accorde chaque année au Programme des maladies cardiovasculaires permettent d'établir les taux de ce genre de maladies et leurs facteurs de risque au Canada, d'appuyer les programmes visant à réduire l'hypertension et d'aider les Canadiens à réduire leur consommation de sodium.
  • En 2009, l'Association pulmonaire du canada a annoncé la création du Cadre de travail national sur la santé pulmonaire, un plan d'action dirigé par des intervenants et financé par l'Agence de la santé publique du Canada qui vise à améliorer la santé pulmonaire des Canadiens. En 2010, un financement de dix millions de dollars sur trois ans a été accordé au Programme de la santé pulmonaire pour remédier aux lacunes en matière d'information cernée dans le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire. Cet investissement comprend des initiatives visant à accroître la sensibilisation à la prévention, à la détection précoce et à la gestion des maladies pulmonaires, y compris aux risques environnementaux, grâce à des produits d'information publique, une attention particulière étant donnée aux groupes à risque élevé, dont les enfants.
  • Étant donné qu'un Canadien sur cinq est touché par une maladie mentale grave au cours de sa vie, le gouvernement fédéral considère aussi la santé mentale comme une priorité. En 2007, le gouvernement a établi la Commission de la santé mentale. Bénéficiant d'un budget de 130 millions de dollars sur dix ans, elle a pour mandat de faciliter l'élaboration d'une stratégie en matière de santé mentale pour le Canada, de mettre en œuvre une initiative anti-stigmatisation et anti-discrimination et de créer un centre d'échange de connaissances.
  • En 2008, le gouvernement a versé un montant additionnel de 110 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir des projets de démonstration axés sur la santé mentale et l'itinérance. La Commission prévoit publier la stratégie en matière de santé mentale pour le Canada au début de 2012.

Modes de vie sains

  • Dans le budget 2011, le gouvernement s'est engagé à doubler le crédit d'impôt pour l'activité physique – incitation fiscale sur le plan des modes de vie sains –, qui passera de 500 $ à 1 000 $, pour aider à financer la participation de tous les enfants canadiens à des activités sportives ou récréatives bonnes pour la santé. Le budget prévoit aussi la création d'un crédit d'impôt pour la condition physique des adultes.
  • En 2010, il a été annoncé qu'un montant de 6 millions de dollars sur deux ans serait versé à ParticipACTION pour aider l'organisme à promouvoir les modes de vie sains auprès des Canadiens grâce à l'activité et au conditionnement physiques. Ce soutien met en évidence les efforts inspirants de Pierre Lavoie ainsi que son initiative, le Grand défi Pierre Lavoie, qui vise à promouvoir les modes de vie sains et l'activité physique auprès des enfants d'âge scolaire partout au pays.
  • La Stratégie fédérale de lutte contre le tabagisme, y compris la mise en œuvre de la Convention-cadre pour la lutte anti-tabac (CCLAT) de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a permis au Canada de réduire les cas de maladies cardiovasculaires et pulmonaires. De plus, en 2009, le premier ministre Harper a déposé la Loi restreignant la commercialisation du tabac auprès des jeunes, qui modifie la Loi sur le tabac et qui vise à protéger les enfants et les jeunes contre les pratiques de marketing de l'industrie du tabac qui les incitent à l'usage du tabac.
  • En mai 2010, le Canada a salué l'adoption de la Stratégie mondiale visant à réduire l'usage nocif de l'alcool par l'Assemblée mondiale de la santé. Le Canada applique de nombreuses pratiques exemplaires internationales visant à réduire les effets nocifs de l'alcool, y compris des interventions dans les dix domaines d'action recommandés dans la Stratégie.
  • Le Portail canadien des pratiques exemplaires propose des méthodes de prévention communautaires fondées sur des données probantes afin de favoriser l'adoption de programmes et de politiques de prévention.
  • Chaque année, par l'intermédiaire du Fonds pour la promotion des modes de vie sains et de la Stratégie d'innovation de l'Agence de la santé publique du Canada, des investissements sont faits pour expérimenter de nouvelles façons d'aider les Canadiens à adopter et à conserver des modes de vie sains.
  • Le gouvernement du Canada investit quelque 2 milliards de dollars par année dans des programmes et des services visant à améliorer l'état de santé des Autochtones. Récemment, un montant de 730 millions de dollars sur cinq ans (2010-2015) a été prévu pour renouveler des programmes comme l'Initiative sur le diabète chez les Autochtones et la Stratégie nationale de prévention du suicide chez les jeunes Autochtones.
  • Donner aux enfants un bon départ dans la vie permet de prévenir les problèmes de santé à mesure qu'ils grandissent. Parmi les programmes fédéraux, citons le Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP), qui par une approche axée sur la communauté vise à aider les femmes vulnérables enceintes, notamment celles qui vivent dans la pauvreté, les adolescentes ainsi que les femmes isolées ou ayant un accès limité aux services. Le volet du PCNP destiné aux Premières nations et aux Inuits repose lui aussi sur une approche communautaire et fournit un soutien aux femmes des Premières nations vivant dans les réserves et aux femmes inuites. De plus, le Programme d'action communautaire pour les enfants (PACE) finance des coalitions communautaires qui offrent des programmes et des services qui visent à combler les besoins en matière de développement des enfants à risque de moins de six ans. Enfin, le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques (PAPACUN) vise à offrir des programmes communautaires de développement de la petite enfance aux enfants (moins de six ans) des Premières nations, métis et inuits vivant en région urbaine et nordique au pays ainsi qu'à leur famille.
  • Au cours du siècle dernier, la vaccination a sauvé plus de vies que n'importe quelle autre mesure de santé publique. Depuis 2004, le gouvernement du Canada a investi 600 millions de dollars afin de financer cinq nouveaux programmes de vaccination au pays. Ce montant s'ajoute à l'investissement annuel de 10 millions de dollars dans la Stratégie nationale d'immunisation.

Recherche

  • Au cours des dernières années, des investissement soutenus du gouvernement dans la recherche en santé ont permis au Canada de mettre à profit des découvertes importantes et l'évolution des connaissances. Grâce à ces investissements, le Canada s'est taillé une place à l'échelle mondiale dans des domaines comme le VIH/sida, le cancer, la santé cardiovasculaire et respiratoire, les neurosciences, le diabète, les maladies infectieuses et l'immunité.
  • La promotion de la santé et la réduction du fardeau associé aux maladies chroniques et à la santé mentale représentent l'une des cinq priorités générales des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). Le principal organisme de financement de la recherche en santé au pays a investi au total 327 millions de dollars (2009-2010) dans les domaines suivants :
    • cancer – 159 millions de dollars;
    • diabète – 36 millions de dollars;
    • maladies cardiovasculaires – 95 millions de dollars;
    • santé respiratoire – 37 millions de dollars.
  • Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada a récemment lancé un programme quinquennal de 3,5 millions de dollars visant à financer des travaux de recherche sur des moyens efficaces permettant aux gouvernements de pays en développement d'appliquer des politiques visant à réduire le fardeau des maladies non transmissibles au sein de leur population. Le programme de prévention des maladies non transmissibles du CRDI visera surtout à trouver des solutions pour les principaux facteurs de risque associés à ces maladies; la recherche pour la lutte contre le tabagisme constitue une priorité manifeste du Centre.
  • Grands Défis Canada (CRDI et IRSC)
    • Le Canada est le premier pays au monde qui cherche à améliorer la santé et le bien-être des habitants des pays en développement en intégrant l'innovation scientifique, technologique, commerciale et sociale ici et dans le monde en développement. Grands Défis Canada, nouvel organisme à but non lucratif qui bénéficie d'un financement quinquennal de 225 millions de dollars venant du budget de l'aide étrangère du Canada, a pour but d'améliorer la santé et le bien-être des habitants des pays en développement par l'intégration de l'innovation scientifique, technologique, commerciale et sociale. L'organisme met l'accent sur les idées audacieuses ayant de grandes incidences. Grands Défis Canada collabore avec le Centre de recherches pour le développement international et les Instituts de recherche en santé du Canada. Les maladies non transmissibles constituent l'un des cinq grands défis de l'organisme. Plus particulièrement, il cherche à favoriser la recherche de mise en œuvre sur l'hypertension artérielle (de concert avec les Instituts de recherche en santé du Canada, le Centre de recherche pour le développement international et le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires) ainsi qu'à améliorer les traitements, à étendre l'accès aux soins et à lutter contre la stigmatisation en ce qui a trait à la santé mentale dans le monde.

Renseignements

  • Santé Canada
    Cailin Rodgers
    Cabinet de l'honorable Leona Aglukkaq
    Ministre fédérale de la Santé
    (613) 957-0200

    Relations avec les médias
    Agence de la santé publique du Canada
    (613) 941-8189