CONSEIL EN EDUCATION DES PREMIERES NATIONS

28 mai 2006 11h44 HE

Le CEPN demande à Prentice de résoudre les enjeux à long terme des Premières Nations en matière d'éducation

OTTAWA, le 28 mai - Le Conseil en Education des Premières Nations (CEPN) amorce ce matin une vaste campagne de communication et de relations publiques visant à sensibiliser l'opinion publique sur les réalités du financement des écoles des Premières Nations et à influencer le gouvernement fédéral. Aujourd'hui, le CEPN ainsi que plusieurs chefs de Premières Nations du Québec somment le gouvernement fédéral de revoir le financement des écoles des Premières Nations, nettement désavantagées en comparaison avec les autres écoles de la province. "Nos écoles tentent de survivre avec une formule de financement désuète qui n'a guère changé depuis 20 ans. Cette situation est inacceptable et intolérable", a déclaré le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, en conférence de presse sur la Colline du Parlement, à Ottawa.

A la veille de la présence du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits, Jim Prentice, au Comité permanent des affaires autochtones et du développement du Grand Nord, les Premières Nations du Québec expriment ainsi leurs inquiétudes majeures concernant ce financement. Elles rappellent qu'il ne correspond pas aux coûts réels et ne reflète pas les besoins des Premières Nations. "Comment faire pour lutter contre le décrochage quand on a zéro pour des programmes sportifs, zéro pour la formation professionnelle et zéro pour l'achat de livres?", s'interroge le chef Picard.

Lise Bastien, directrice du Conseil en Education des Premières Nations, rappelle que de nombreuses études indiquent que la formule de financement utilisée par le gouvernement fédéral depuis 1988 est périmée et ne répond pas aux besoins actuels en matière d'éducation. Depuis des années, le gouvernement nous répond qu'il révise les programmes. Cette réponse ne suffit plus. Il est temps d'agir afin d'offrir aux écoles des Premières Nations des services essentiels dès septembre 2007.

Elaborée en 1988, la formule de financement des Premières Nations ignore notamment les coûts suivants :



- Les coûts associés à l'intégration de la technologie dans les écoles.
- Les coûts associés à l'exploitation des bibliothèques dans les écoles.
- Les coûts associés à la formation professionnelle.
- Les coûts associés à des activités parascolaires de sports et de
loisirs.
- Les coûts associés au suivi des réformes provinciales, lesquelles ont
des effets considérables sur le curriculum, les heures d'enseignement
et les mesures de soutien, comme l'aide aux devoirs, etc.


De plus, le financement des écoles des Premières Nations n'a pas été indexé depuis 1996.

Enfin, contrairement à toutes les provinces, le gouvernement fédéral n'a jamais investi pour munir les Premières Nations de systèmes de gestion modernes. "En refusant aux Premières Nations les moyens d'accéder à une éducation de qualité, le gouvernement du Canada ferme volontairement les portes de leur avenir", de conclure Ghislain Picard.

Pour obtenir plus d'information, nous vous invitons à visiter notre site Internet, au www.avenir-future.com.

Le CEPN est un organisme à but non lucratif qui défend les intérêts des Premières Nations en matière d'éducation.

Renseignements

  • Renseignements: Lise Bastien, Directrice - CEPN, (418) 842-7672; Pour
    une demande d'entrevue, s'adresser à: Alain Garon, (418) 956-5720; Source:
    Eric Cardinal, Conseiller en communication, (450) 638-5159, Cellulaire: (514)
    258-2315