Le Conference Board du Canada

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18 mars 2009 10h52 HE

Le Conference Board du Canada/Les changements climatiques : Plus de risques pour les secteurs des ressources naturelles et de l'énergie, plus d'occasions à saisir pour le secteur financier

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 18 mars 2009) - Les changements climatiques sont davantage synonymes de risques que d'occasions à saisir pour les services publics et les entreprises des secteurs gazier, pétrolier, minier et forestier. Au contraire, le secteur des services financiers pense profiter de l'intérêt accru que suscitent les questions climatiques. Une nouvelle note d'information produite par Le Conference Board du Canada, Carbon Disclosure Project: How Four Business Sectors See Climate Change Risks and Opportunities, présente de façon plus détaillée, et par secteur, les perspectives divergentes des entreprises canadiennes qui ont répondu au questionnaire du Carbon Disclosure Project (CDP) en 2008.

"Les résultats globaux du Carbon Disclosure Project indiquent que les plus grandes entreprises canadiennes décèlent autant de risques que d'occasions d'agir dans les changements climatiques. Le portrait change toutefois du tout au tout lorsque les réponses sont réparties par secteur. Comme il fallait s'y attendre, le fait qu'une entreprise se trouve dans un secteur à faibles émissions ou dans un secteur à fortes émissions influe beaucoup sur sa perception à l'égard des changements climatiques", explique Graham Campbell, directeur associé, Energie, Environnement et Technologie, du Conference Board, le partenaire canadien du CDP pour l'administration et la déclaration.

Cette note d'information examine les risques et les possibilités propres à trois secteurs à fortes émissions - le secteur pétrolier et gazier; le secteur des matières premières et des produits miniers et forestiers; et le secteur des services publics d'approvisionnement en gaz et en électricité - ainsi qu'à un secteur à faibles émissions, celui des services financiers.

Parmi les principaux risques mentionnés par les répondants des entreprises des trois secteurs à fortes émissions figurent :

- les risques matériels auxquels sont exposées les opérations, les chaînes d'approvisionnement et les installations;

- l'augmentation des coûts découlant de la hausse des cours de l'énergie, des taxes sur l'énergie ou des deux à la fois; et

- les nouveaux risques d'origine réglementaire imputables à l'incertitude liée aux politiques fédérales et provinciales de gestion des gaz à effet de serre (GES), lesquelles sont susceptibles de changer.

Aux yeux des entreprises de ces trois secteurs, les possibilités offertes sont limitées. Toutefois, grâce aux nouveaux systèmes d'échange de droits d'émission adoptés en Amérique du Nord, celles-ci auront des incitatifs financiers pour réduire leurs émissions de GES et générer des crédits. De plus, les entreprises interrogées ont indiqué qu'elles pourraient diminuer leurs coûts en améliorant leur efficacité énergétique. Cependant, pour saisir ces possibilités, elles devront apporter d'importants changements à leurs technologies et se lancer dans de vastes investissements immobiliers, ce qui sera difficile dans le contexte économique actuel.

Pour leur part, les entreprises spécialisées dans les services financiers ont dit voir des occasions d'affaires non seulement dans la participation aux nouveaux marchés des droits d'émission, mais aussi dans le financement d'investissements dans les infrastructures et les énergies vertes. Dans ce secteur, les risques anticipés concernent surtout la réputation des entreprises. Ces entreprises se préoccupent aussi des risques indirects que posent les coûts supplémentaires et les menaces accompagnant les changements climatiques pour leur clientèle.

Le CDP est un sondage annuel auquel participent sur une base volontaire les plus grandes entreprises au monde au nom d'une coalition internationale d'importants investisseurs institutionnels. Au Canada, le questionnaire a été envoyé en février 2009 aux 200 plus grandes entreprises, en termes de capitalisation boursière, cotées à la Bourse de Toronto.

La production de la présente note d'information de la série Executive Action a bénéficié du soutien du haut-commissariat britannique au Canada. Les notes d'information précédentes s'intitulaient Carbon Disclosure Project - Canada 200 Summary for Investors et Carbon Disclosure Project - Why Should Companies Participate?.

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