Pêches et Océans Canada

Pêches et Océans Canada

22 juin 2016 13h48 HE

Le Conseil canadien des ministres des pêches et de l'aquaculture accomplit des progrès dans la gestion du développement de l'aquaculture et l'expansion de l'accès au marché pour le poisson...

...et les fruits de mer

ST. ANDREWS, NOUVEAU-BRUNSWICK--(Marketwired - 22 juin 2016) - Au cours des deux derniers jours, les membres du Conseil canadien des ministres des pêches et de l'aquaculture (CCMPA) se sont rencontrés pour discuter d'un vaste éventail de priorités communes, notamment la conservation marine, un processus pour modifier la Loi sur les pêches, l'accès au marché pour le poisson et les fruits de mer canadiens, le développement d'une aquaculture responsable et les espèces aquatiques envahissantes. La réunion était coprésidée par l'honorable Dominic LeBlanc, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, et l'honorable Rick Doucet, ministre de l'Agriculture, de l'Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick. Parmi les participants étaient présents les ministres responsables des pêches et de l'aquaculture de Terre-Neuve-et-Labrador, de l'Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, et du Nunavut, ainsi que des représentants de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba, de l'Ontario, du Québec, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon.

Les membres du CCMPA ont partagé leurs priorités et discuté des façons de travailler en partenariat pour faire progresser leurs objectifs, visant à stimuler la croissance économique, à renforcer l'accès au marché mondial pour le poisson et les fruits de mer canadiens, incluant le phoque, et à protéger les océans, les côtes, les voies navigables et les pêches du Canada.

Les ministres ont par ailleurs réitéré leur engagement à accroître leur collaboration en matière de conservation marine et à travailler ensemble pour atteindre les cibles de conservation marine des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.

Les ministres ont également discuté des effets néfastes causés par les espèces aquatiques envahissantes sur les infrastructures et l'environnement et ont renouvelé leur engagement à collaborer pour lutter contre les espèces aquatiques envahissantes.

La valeur économique et le potentiel du secteur de l'aquaculture du Canada ont également fait l'objet de discussions. Reconnaissant le potentiel de l'aquaculture pour la création d'emplois, la croissance et la prospérité économiques dans les collectivités éloignées, rurales, côtières et autochtones, les ministres ont examiné une Stratégie de développement de l'aquaculture du CCMPA échelonnée sur trois ans et fourni des directives supplémentaires. La stratégie prône un développement vigoureux d'une aquaculture durable sur le plan environnemental, une croissance responsable et la mobilisation des intervenants.

Les ministres ont discuté du processus visant à revoir les modifications de la Loi sur les pêches annoncé par le gouvernement du Canada le 20 juin. Ce processus réinstaurera les protections éliminées qui concernent le poisson et l'habitat du poisson, et ajoutera des mécanismes de protection modernes. Les ministres ont été assurés que la consultation sera au cœur de cet examen, et que les points de vue des provinces et des territoires, du public, des peuples autochtones et de divers intervenants, y compris l'industrie et les groupes environnementaux, seront entendus. Les ministres ont convenu que l'éventail complet des opinions exprimées serait pris en considération, et il y aura d'autres occasions pour discuter de la marche à suivre.

L'accès au marché pour le poisson et les produits de la mer canadiens et la nécessité de mettre l'accent sur leur qualité élevée, ont également été évoqués par les membres du CCMPA. Les ministres ont convenu de dresser l'inventaire de programmes de financement des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, qui soutiennent tout particulièrement le secteur du poisson et des fruits de mer. Le dialogue a porté sur les débouchés commerciaux du poisson et des fruits de mer, ainsi que sur les récents efforts internationaux des gouvernements fédéral et provinciaux visant à promouvoir l'industrie canadienne du poisson et des fruits de mer (p. ex., dans les salons professionnels). Les ministres ont également discuté du Programme de certification et d'accès aux marchés des produits du phoque, qui appuie la chasse au phoque commerciale et qui permettra d'assurer que les produits du phoque issus de la chasse autochtone sont certifiés afin d'être vendus sur la scène internationale, y compris dans l'Union européenne.

Les ministres ont été informés de l'initiative d'énergie propre du gouvernement du Canada et ont discuté des possibilités d'innovation dans les secteurs des pêches et de l'aquaculture. L'innovation et l'adoption de technologies propres peuvent améliorer l'efficacité et la réputation de tout secteur.

Alors que la réunion se terminait, les ministres ont convenu de poursuivre leur collaboration afin de déterminer les approches permettant de faire progresser les priorités et les objectifs communs au cours des prochains mois

Faits en bref

  • Le gouvernement du Canada s'engage à protéger 5 % des zones côtières et marines du Canada d'ici 2017 et 10 % d'ici 2020.
  • De plus, le gouvernement du Canada a récemment annoncé le début de la période de consultation publique d'une durée de 30 jours, concernant le projet d'un Règlement sur la zone de protection marine de Anguniaqvia niqiqyam. Le projet de règlement fera l'objet d'une publication préalable dans la partie I de la Gazette du Canada le 25 juin, pour lancer la période de consultation qui se prolongera jusqu'au 25 juillet 2016.
  • Les exportations canadiennes de poissons et de fruits de mer continuent d'augmenter, affichant des ventes totales de 6 milliards de dollars en 2015. Il s'agit d'un taux de croissance record de 21 %, et d'une hausse de 1 milliard de dollars par rapport à 2014.
  • Près de 50 % des produits de la mer consommés dans le monde proviennent de l'aquaculture. D'ici 2030, on estime que la demande finira par dépasser l'offre de 40 millions de tonnes.
  • Les espèces aquatiques envahissantes ont considérablement réduit certains stocks de poissons indigènes du Canada. En plus de détériorer l'environnement, les espèces envahissantes font perdre des milliards de dollars chaque année en termes de recettes et de revenus du tourisme, d'infrastructures détériorées et de mesures de lutte qui s'avèrent coûteuses.
  • La pêche récréative contribue de façon significative à l'économie canadienne, surtout dans les zones rurales. Pour ne citer qu'un exemple, en se basant sur l'enquête de 2010 sur la pêche récréative au Canada, la pêche sportive a injecté 8,3 milliards de dollars dans les économies locales.

Citations

« Mes collègues des provinces et des territoires et moi-même travaillons ensemble afin de garantir la santé de nos eaux et de nos océans, de même que la prospérité et la durabilité de nos industries de la pêche et de l'aquaculture. En assurant un esprit de confiance et la coopération, nous allons faire des progrès sur d'importantes questions relatives à l'environnement et à la pêche qui profiteront à tous les Canadiens. »

L'honorable Dominic LeBlanc, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne

« La pêche et l'aquaculture sont des composantes vitales de l'économie du Nouveau-Brunswick. La collaboration avec les autres gouvernements nous permet d'accéder aux meilleures données scientifiques possibles et aux pratiques les plus efficaces, pour faire prospérer nos secteurs de manière durable tout en maintenant leur position concurrentielle sur le marché mondial. Je remercie tous les délégués pour avoir travaillé dur et avec diligence ces deux derniers jours et j'espère qu'ils ont apprécié leur séjour à St. Andrews. »

L'honorable Rick Doucet, ministre de l'Agriculture, de l'Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick

Lien connexe

- Stratégie de développement de l'aquaculture du CCMPA

Internet : www.dfo-mpo.gc.ca

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