Ministère de la Justice Canada

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23 mai 2013 13h11 HE

Le gouvernement du Canada finance le Sheldon Kennedy Child Advocacy Centre en vue de venir en aide aux enfants victimes de violence

CALGARY, ALBERTA--(Marketwired - 23 mai 2013) - Aujourd'hui, l'honorable Rob Nicholson, C.P., c.r., député de Niagara Falls, ministre de la Justice et procureur général du Canada, a assisté à l'ouverture officielle du Sheldon Kennedy Child Advocacy Centre, un centre d'appui aux enfants, et a annoncé qu'un financement fédéral de près de 350 000 $ sera mis à la disposition du Centre pour aider les jeunes victimes et les membres de leur famille.

« La violence faite aux enfants sous toutes ses formes est un crime effroyable qui a des effets permanents sur les victimes, a déclaré le ministre Nicholson. Notre gouvernement est fier d'appuyer le centre d'appui aux enfants Sheldon Kennedy, dont la mission est d'offrir de l'espoir, ainsi que d'aider et de favoriser la guérison des personnes touchées par la violence faite aux enfants. Le Centre constituera une ressource utile pour répondre aux besoins des jeunes victimes et des membres de leur famille dans le sud de l'Alberta. »

Par l'entremise du Fonds d'aide aux victimes du ministère de la Justice, 349 613 $ seront mis à la disposition du Sheldon Kennedy Child Advocacy Centre sur une période de deux ans.

Les centres d'appui aux enfants (CAE) offrent un cadre sécuritaire et adapté aux enfants dans lequel une équipe de professionnels travaille en étroite collaboration, selon une approche axée sur les enfants, pour aider les enfants et les jeunes victimes ou témoins de violence à se retrouver au sein du système de justice pénale. Le travail réalisé par l'équipe multidisciplinaire d'un CAE peut grandement réduire les préjudices émotionnels et mentaux subis par les enfants.

Le gouvernement du Canada a affecté plus de 90 millions de dollars au cours des six dernières années à des initiatives visant à donner plus de poids aux victimes d'actes criminels au sein du système de justice pénale. De ce montant, 10,25 millions de dollars ont servi à la création ou à l'amélioration de CAE. Jusqu'à présent, des projets d'amélioration ou de création de CAE ont été financés dans plus de 20 villes ou municipalités au Canada.

Depuis 2006, le gouvernement du Canada a adopté de nombreuses mesures pour mieux protéger les enfants, y compris :

  • l'adoption de la Loi sur la sécurité des rues et des communautés, qui prévoit des peines plus sévères pour les infractions d'ordre sexuel contre les enfants et crée deux nouvelles infractions pour les délinquants qui s'entendent ou font un arrangement pour perpétrer une infraction d'ordre sexuel contre un enfant;
  • le renforcement du Registre national des délinquants sexuels;
  • la hausse de l'âge de protection de 14 à 16 ans;
  • l'élimination de la possibilité de détention à domicile pour les délinquants qui commettent des infractions graves ou avec violence, y compris toutes les infractions sexuelles contre des enfants;
  • l'adoption des mesures législatives nécessaires pour obliger les fournisseurs de services Internet de signaler tout incident de pornographie juvénile;
  • le renforcement des peines et l'adoption de mesures pour surveiller les délinquants dangereux.

Cette annonce de financement s'inscrit dans le Plan pour garantir la sécurité des rues et des communautés, qui constitue l'une des quatre priorités fixées par le Premier ministre. Ce plan vise à tenir les délinquants violents responsables de leurs actes, à renforcer les droits des victimes et à accroître l'efficacité de notre système de justice.

Internet : www.canada.justice.gc.ca

(English version available)

Fiche d'information

Les centres d'appui aux enfants

Les centre d'appui aux enfants (CAE) adoptent une approche continue, concertée et collaborative dans le but de répondre aux besoins des enfants et des jeunes victimes d'actes criminels. Les CAE cherchent à réduire au minimum les traumatismes causés par le système de justice pénale en offrant un cadre soucieux du bien-être des enfants et des adolescents qui ont été victimes ou témoins d'actes criminels, ainsi que de celui des membres de leur famille.

Les CAE comprennent une équipe multidisciplinaire formée de spécialistes de l'application de la loi, de services de protection de l'enfance, de services médicaux, de services de santé mentale et de services aux victimes. Les services professionnels offerts par les CAE comprennent des entrevues judiciaires coordonnées, l'examen de l'enfant par un professionnel de la santé, une aide à la victime, notamment en vue du témoignage en cour, l'évaluation du traumatisme et du counseling traumatologique.

Les CAE aident de diverses manières les enfants et les membres de leur famille à se retrouver dans le système de justice. Ils offrent un cadre sécuritaire et confortable durant les entrevues menées par les professionnels de la justice pénale et réduisent au minimum le nombre d'entrevues et de questions auxquelles est soumis l'enfant afin d'atténuer le traumatisme causé par le contact avec le système de justice pénale. Les CAE offrent également de l'information et de la formation aux professionnels du système de justice sur les pratiques exemplaires relatives à la conduite d'entrevues avec des enfants victimes ou témoins d'actes criminels. À titre d'exemple, l'enregistrement des entrevues en format vidéo se révèle une méthode efficace pour recueillir de l'information utile, susceptible d'aider à la fois la jeune victime et le système de justice. Au bout du compte, les CAE améliorent la communication entre les organismes qui offrent un soutien aux jeunes victimes.

Il est démontré que les enquêtes menées par les CAE sont rentables et réduisent le temps nécessaire aux procureurs pour décider de déposer des accusations au pénal. Les parents dont les enfants reçoivent les services d'un CAE sont plus satisfaits du processus d'enquête et des procédures d'entrevue, tandis que les enfants qui bénéficient des services d'un CAE sont généralement satisfaits de l'enquête et sont plus susceptibles de dire qu'ils n'ont pas eu peur pendant l'interrogatoire judiciaire.

Renseignements

  • Julie Di Mambro
    Attachée de presse
    Cabinet du ministre de la Justice
    613-992-4621

    Relations avec les médias
    Ministère de la Justice
    613-957-4207