Parcs Canada



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10 nov. 2012 10h00 HE

Le gouvernement Harper désigne la participation des Canadiens au Royal Flying Corps comme un événement d'importance historique nationale

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 10 nov. 2012) - Au nom de l'honorable Peter Kent, ministre canadien de l'Environnement et ministre responsable de Parcs Canada, l'honorable Peter MacKay, ministre de la Défence nationale, a annoncé aujourd'hui la désignation de la participation du Canada au Royal Flying Corps lors de la Première Guerre mondiale à titre d'événement d'importance historique nationale.

« Aujourd'hui, cette désignation commémore l'apport considérable du Canada, un pays jeune à l'époque, pour appuyer les Alliés lors de la Première Guerre mondiale, a déclaré le ministre MacKay. Le Canada a entraîné des milliers de pilotes pour le Royal Flying Corps et cette importante contribution militaire a permis au pays de devenir un chef de file mondial en aviation, en plus d'ouvrir la voie à son indépendance en tant que nation. »

Au cours de la Première Guerre mondiale, le Canada a mis sur pied neuf installations, où 11 928 militaires de tous les grades dans la force aérienne ont été entraînés pour le Royal Flying Corps. Après la guerre, nombre de ces militaires ont établi les assises de la formation de l'Aviation royale du Canada. La contribution des aviateurs canadiens a été essentielle au succès des efforts de guerre du Royal Flying Corps. Parmi les membres célèbres du Royal Flying Corps, on compte deux détenteurs de la Croix de Victoria, la plus grande distinction de courage : William Avery Bishop, avec 72 victoires, le deuxième nombre le plus élevé de victoires chez les membres du Royal Flying Corps, et William Barker, qui détient 50 victoires et qui est l'un des militaires canadiens les plus décorés de l'histoire.

« La désignation de la participation du Canada au Royal Flying Corps reconnaît cet apport précieux pour l'évolution de la nation canadienne, tant au pays qu'à l'étranger, a déclaré le ministre Kent. Aujourd'hui, cette désignation d'importance historique nationale rappelle à la population canadienne la manière dont notre patrimoine militaire a forgé le pays tel que nous le connaissons aujourd'hui, de même que la façon dont le Canada a fait sa place sur la scène internationale. »

La Commission des lieux et monuments historiques du Canada a été établie en 1919 et reçoit l'appui de Parcs Canada. Elle conseille le ministre de l'Environnement quant à l'importance nationale des lieux, des personnages et des événements qui ont marqué l'histoire du Canada. Pour le compte du peuple canadien, Parcs Canada gère un réseau pancanadien de lieux qui met en valeur la richesse du patrimoine historique du Canada et permet aux visiteurs de faire des découvertes authentiques et inspirantes.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le document d'information connexe à l'adresse www.parcscanada.gc.ca, sous Salle des médias.

FICHE D'INFORMATION

LA PARTICIPATION DES CANADIENS AU ROYAL FLYING CORPS

Au début de la Première Guerre mondiale, le Canada ne possède pas sa propre force aérienne. Avant que le Royal Flying Corps (Corps royal d'aviation) de la GrandeBretagne établisse des camps d'entraînement au Canada (en janvier 1917), l'unique moyen pour un Canadien de devenir pilote est soit de s'enrôler dans l'armée régulière puis d'essayer d'obtenir un transfert vers le service aérien, soit de se rendre à ses frais en Angleterre et de tenter de s'enrôler directement dans la force aérienne. L'importance de la puissance aérienne s'accroît au fil de la guerre. Les aéronefs sont utilisés pour photographier les défenses de l'ennemi, pour orienter l'artillerie lourde afin de bombarder ces défenses et pour empêcher les aéronefs ennemis de faire de même. Avec le temps, les aéronefs se font de plus en plus importants pour mener les combats et, par conséquent, un plus grand nombre d'aviateurs est nécessaire. À la fin de 1916, on met au point des projets d'expansion du Royal Flying Corps qui visent la création de 35 nouveaux escadrons d'entraînement, situés pour la plupart en dehors de la Grande-Bretagne.

La mise en place du programme d'entraînement du Royal Flying Corps au Canada naît du besoin grandissant d'aviateurs qualifiés et de la volonté des Canadiens de participer à la guerre aérienne. À la fin de la guerre, on compte neuf installations d'entraînement au Canada, et la Royal Air Force (à ce moment-là, le Royal Flying Corps et le Royal Air Service sont fusionnés et forment la nouvelle Royal Air Force) au Canada compte au total une force de 11 928 militaires de tous les grades (993 officiers, 6 158 militaires d'autres grades, 4 333 cadets de l'air et 444 officiers autres qui suivent un entraînement). En l'espace de 20 mois et demi, les responsables des installations d'entraînement du Royal Flying Corps et de la Royal Air Force au Canada recrutent 16 663 personnes et forment 3 135 pilotes (parmi eux, 2 539 pilotes sont envoyés outremer et 356 demeurent au Canada à titre d'instructeurs) et 137 observateurs diplômés, dont 85 sont envoyés outremer. Au moment de l'armistice, la force aérienne compte 240 pilotes et 52 observateurs supplémentaires prêts pour le service outremer.

La participation des Canadiens au Royal Flying Corps apporte une contribution importante à la victoire alliée. Éperonnés par le patriotisme, épris d'aventure et amoureux du vol, des milliers de jeunes Canadiens s'engagent dans la Royal Flying Corps et se distinguent au combat. Ils prennent part à tous les aspects de la guerre aérienne. Parmi les 27 pilotes alliés qui obtiennent au moins 30 victoires militaires, on compte 10 Canadiens, dont le premier as « Billy » Bishop, avec 72 victoires, et le troisième as Raymond Collishaw, avec 60 victoires. De plus, trois Canadiens - Billy Bishop, le major William Barker et le lieutenant Alan McLeod - ont été décorés de la Croix de Victoria, la plus haute distinction de bravoure du Commonwealth.

Dans la foulée de sa participation au sein du Royal Flying Corps, le Canada a été catapulté dans l'ère de l'aviation. Après la guerre, le Canada possède un nombre important de travailleurs qualifiés pour l'industrie de l'aviation, en plus d'être doté d'une école d'aviation bien équipée et offrant les services d'instructeurs compétents. Au pays, on compte plusieurs centaines de pilotes, près de 7 000 mécaniciens qualifiés pour l'industrie de l'aviation et environ 700 aéronefs offerts à bas prix, ce qui permet au Canada de fonder des entreprises de transport aérien et de mettre sur pied une nouvelle force aérienne qui lui est propre.

Par surcroît, la participation des Canadiens au Royal Flying Corps établit une assise pour la création de l'Aviation royale du Canada (ARC). Avant la formation de l'ARC, l'apport du Canada à la défense aérienne consiste en l'éphémère Corps d'aviation canadien, une petite force aérienne canadienne composée de deux escadrons qui relève de la Royal Air Force de la GrandeBretagne et en la présence de Canadiens dans le Royal Flying Corps et le Royal Naval Air Service. Le 18 février 1920, une deuxième force aérienne canadienne voit le jour. Cette force établie « au pays » est formée dans le cadre des activités de la Commission de l'air, et elle est autorisée à nommer six officiers et militaires à des grades provisoires. La nouvelle force aérienne canadienne est alors une organisation provisoire qui offre des cours de recyclage bisannuels de 28 jours aux anciens officiers et aviateurs qui ont servi dans la Royal Air Force pendant la guerre. Les activités du programme débutent au camp Borden, dans les installations construites par la Royal Air Force au Canada pour les entraînements en temps de guerre; William Bishop, ancien as du Royal Flying Corps, est le premier commandant de la force aérienne canadienne. Cette dernière est rebaptisée Aviation royale du Canada en 1924.

Renseignements

  • Adam Sweet
    Attaché de presse
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    Relations avec les médias
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