Deloitte

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16 oct. 2013 11h30 HE

Le guide Equation Nord de Deloitte jette un regard nouveau sur le potentiel économique unique du paysage nordique québécois

Deloitte met à la disposition des entreprises québécoises un guide exhaustif afin de saisir les occasions d'affaires présentes au nord du Québec

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwired - 16 oct. 2013) - Malgré de vastes campagnes de promotion déployées par les divers paliers gouvernementaux faisant miroiter des occasions d'affaires sans précédent pour les entrepreneurs ainsi qu'un accroissement de la demande mondiale pour les métaux de base, les acteurs clés et les parties prenantes manquent toujours à l'appel au nord du 49e parallèle. Ce phénomène n'est toutefois pas lié à la valeur du potentiel économique du nord du Québec, mais plutôt au contexte d'affaires particulier de cette région, qui comporte son lot de risques et de complexité.

Afin d'outiller les sociétés du Québec désireuses de tirer profit du développement du Nord québécois, Deloitte publie aujourd'hui un guide intitulé Équation Nord : formule gagnante pour des affaires prospères dans le nord du Québec. Cette publication cible dix enjeux auxquels seront confrontées les entreprises qui exerceront des activités au nord de la province, en plus de relever les défis qui attendent les investisseurs et les entreprises d'ici.

« La réalisation d'un projet dans le nord du Québec peut se comparer à celle d'un projet dans un pays émergent, cela nécessite une certaine dose de courage », a déclaré Michel K. Landry, associé, Conseils financiers et leader national de l'initiative Équation Nord chez Deloitte.

Deloitte a donc procédé à une série d'entretiens avec des personnalités de la communauté d'affaires étant familières avec les enjeux des régions nordiques, et avec lesquelles le Cabinet a discuté de son point de vue. Le guide offre donc une réflexion approfondie sur les différents secteurs concernés par le développement du Nord québécois, dont celui de l'énergie, des mines, de la finance, des ressources humaines, du droit autochtone et du développement durable.

La construction d'infrastructures : un partenariat entre le gouvernement et les minières

Les projets d'infrastructures d'accès sont encore très peu nombreux sur les 1 200 000 km2 qui couvrent le nord du Québec, et les réseaux en place présentent souvent une sous-capacité ou sont désuets. Il s'agit d'un véritable obstacle au succès de la croissance économique nordique, au moment même où les gouvernements établissent leurs orientations et que plusieurs chantiers sont en attente. C'est la question du partage du financement qui fait l'objet de la grande majorité des discussions entre le gouvernement et les entreprises, lesquelles mènent parfois à d'importants bras de fer. Le Québec ne peut être compétitif en l'absence d'une approche concertée d'aménagement du territoire en matière de distribution d'énergie et d'infrastructures.

Les entreprises doivent trouver de nouvelles sources de financement

Si les marchés boursiers ont déjà été une bonne source de financement pour les minières, l'appel public à l'épargne ne représente plus une option aussi intéressante, les investisseurs n'étant plus au rendez-vous. De nos jours, pour financer leurs projets, les entreprises doivent se tourner vers d'autres sources de financement, telles que les capitaux étrangers, les gouvernements et les institutions financières. Ainsi, dans le financement de gros projets, les investisseurs étrangers font maintenant pratiquement toujours partie du montage financier et sont concernés dès les premiers jours.

Les entreprises québécoises ont besoin d'un cadre législatif clair

Malgré une fiscalité plus complexe comparativement à celle des autres provinces canadiennes, la valeur des crédits d'impôt versés aux sociétés minières en exploration au Québec demeure toutefois un attrait important. Toutefois, afin de créer de la richesse et d'attirer les investissements étrangers, l'industrie a besoin d'un cadre législatif et réglementaire clair, en plus d'un appui de la part des gouvernements pour assurer l'équilibre budgétaire. D'ailleurs, alors que le Québec était considéré à l'échelle mondiale comme le meilleur endroit pour l'investissement minier en 2008-2009, la province glisse aujourd'hui au 11e rang (février 2013).

Le développement durable, entre l'essor économique et l'acceptabilité sociale

Les entreprises qui souhaitent s'établir dans le nord du Québec doivent viser l'engagement des parties prenantes, et ce, dès le départ. Effectivement, sans l'aval des communautés, municipalités, citoyens et membres des Premières Nations avoisinants, un permis d'exploitation octroyé par le gouvernement n'a que très peu de poids. En fait, les entreprises qui obtiennent les appuis locaux nécessaires sont celles qui planifient bien leur démarche et qui saisissent la valeur économique qui se trouve dans la gestion d'une bonne réputation.

La pénurie de main-d'œuvre

Un dialogue sain et transparent avec les divers intervenants peut pallier un problème de taille rencontré par les entreprises qui s'établissent dans le Nord québécois : la pénurie de main-d'œuvre. À titre d'exemple, les populations autochtones, qui comptent plus de six groupes différents au nord du 49e parallèle, constituent un bassin de main-d'œuvre important que les entreprises ont tout intérêt à considérer. Souvent situées à proximité des gisements miniers, les communautés autochtones participent déjà aux négociations relatives à la réalisation des projets avoisinants. Les employeurs doivent toutefois prévoir certains coûts en formation, mais ces coûts deviennent rapidement des investissements dans un contexte où les minières s'établissent pour de nombreuses années.

Principales recommandations de l'étude Équation Nord :

  • Sortir du cadre conventionnel du modèle d'affaires en ne tenant rien pour acquis : les fournisseurs et produits de base ne sont pas nécessairement à portée de la main en région éloignée.
  • Réfléchir à tous les éléments de la chaîne d'approvisionnement.
  • Préparer le terrain, les ressources et la logistique des projets grâce à une planification très détaillée.
  • Ne rien entamer seul. S'entourer de gens d'expérience qui connaissent bien l'environnement des projets, favoriser les partenariats et multiplier les conseils d'affaires.
  • Sortir de la base traditionnelle d'établissement des frais de fonctionnement.
  • Se doter d'une structure financière qui vous permettra d'affronter les risques à long terme comme des périodes de ralentissement économique ou de gestion d'une croissance accrue, c'est-à-dire des changements qui suivent des courbes plus abruptes sur un territoire dépendant des ressources naturelles.

Pour obtenir l'étude entière, veuillez visiter le http://file.marketwire.com/release/ENord-fre.pdf.

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