Journal de Montréal

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19 oct. 2010 15h12 HE

Le Journal de Montréal déplore l'absence de volonté réelle de la CSN de régler rapidement le conflit de travail

Campagne d'appui de la CSN aux employés membres du STIJM

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 19 oct. 2010) -  Ayant pris connaissance du plan d'action en appui au Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal (STIJM) annoncé aujourd'hui par la présidente de la CSN, madame Claudette Carbonneau, la Direction du Journal de Montréal se doit de déplorer l'absence de toute volonté réelle de la part de la CSN d'en arriver à un règlement rapide de ce conflit.

Le médiateur spécial nommé à l'initiative du gouvernement du Québec ayant déposé la semaine dernière une hypothèse de règlement que la Direction estimait honorable et satisfaisante pour les deux parties, elle ne peut que conclure, à la lumière des actions annoncées aujourd'hui, que l'objectif de la CSN est d'enflammer la situation de façon à faire perdurer ce conflit.

Le terreau semble en effet fertile du côté de la CSN pour un enlisement à long terme du conflit, comme en témoignent notamment les sommes importantes versées au fonds de grève du STIJM par la CSN et les autres syndicats participants de la FNC, lesquelles sommes permettent aux membres du STIJM de gagner un montant hebdomadaire non-imposable représentant 70 % de leur salaire net et pouvant atteindre jusqu'à plus de 850,00 $ par semaine (soit plus de 44,000 $ par année), tel qu'il appert des affirmations faites par le syndicat lui-même.

Ce faisant, la CSN et le STIJM tirent profit de la situation problématique qui permet aux salariés en conflit de travail, contrairement à tous les autres citoyens du Québec, de ne pas être imposés sur les prestations issues de fonds de grève également financés par l'ensemble des contribuables canadiens puisque les cotisations syndicales qui ont servi à bâtir ces fonds étaient déductibles d'impôt à l'origine.

La Direction du Journal de Montréal déplore le manque de leadership de la CSN qui, en dépit des négociations tenues, a décidé de ne pas prendre position jusqu'après la tenue du vote des membres du STIJM le 12 octobre dernier, empêchant ainsi la résolution, pourtant à portée de main, d'un difficile conflit pour toutes les parties. Le silence de la CSN et l'attitude de ses dirigeants depuis la semaine dernière nous justifient de questionner les motivations réelles de cette organisation syndicale et de croire qu'elle cherche d'abord à faire avancer un agenda politique qui va bien au-delà des enjeux au Journal de Montréal.

Rappelons que l'hypothèse de règlement soumise au vote contenait pour les syndiqués des gains substantiels avec des indemnités de départ pouvant aller jusqu'à plus de 200,000 $.

Cette ouverture était consentie par l'employeur dans le but de mettre fin au conflit alors que le syndicat refusait toute mise à pied négociée jusqu'à la reprise des négociations devant le médiateur spécial. Ce règlement très honorable était proposé en respect et reconnaissance des nombreuses années de services de la grande majorité de nos employés dans le contexte très défavorable de l'industrie de la presse écrite qui traverse depuis plusieurs années une situation de crise à laquelle personne n'échappe. C'est d'ailleurs dans cet esprit qu'un règlement était intervenu au Journal de Québec en 2008 avec les syndicats des employés de ce quotidien affiliés à la FTQ.

La Direction du Journal déplore la récupération du conflit à d'autres fins par le syndicat de ses employés et la CSN alors qu'ils devraient plutôt reconnaître l'évolution incontournable du marché à laquelle notre industrie doit faire face. Ce faisant, ils ne font que prolonger inutilement un conflit qui aurait dû être réglé depuis longtemps. Nous les invitons donc à assumer la responsabilité qui leur incombe envers leurs membres et la collectivité québécoise et qui va de pair avec les privilèges que leur octroient les lois du travail.

« La présidente de la CSN, madame Claudette Carbonneau, en assumant correctement le leadership qui lui revient compte tenu de son rôle à la tête de cette importante centrale syndicale, doit comprendre qu'il ne faille pas attendre d'être en difficultés financières pour poser les gestes et prendre les actions de saine gestion des entreprises comme ceux que nous avons posés et pris depuis plusieurs années dans l'ensemble de nos plus de 250 publications à travers le Canada. Vivre dans le passé n'est d'aucune utilité et ne permet d'aucune façon de contribuer à l'enrichissement collectif » a déclaré monsieur Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor, tout en soulignant les milliers d'emplois qui ont été créés chez Vidéotron après la fin de la grève des employés en 2003.

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