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30 janv. 2012 10h28 HE

Le marché canadien de l'habitation est un ballon et non une bulle-Sherry Cooper, de BMO, rend public un rapport spécial

- On prévoit une activité modérée et des prix stables tout au long de 2013.

- Les faibles taux d'intérêt devraient maintenir l'accessibilité, pour permettre au revenu des ménages de rattraper les prix.

- Les ventes sont actuellement vigoureuses en Alberta, en Saskatchewan, à Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi qu'à Montréal, Toronto, Winnipeg, Halifax et Ottawa.

- Le marché antérieurement surchauffé de Vancouver se calme.

- BMO conseille aux propriétaires d'opter pour une durée d'amortissement de 25 ans.

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwire - 30 jan. 2012) - Le boom de l'habitation au Canada est plus susceptible de connaître un ralentissement qu'une correction, selon un nouveau rapport spécial rendu public aujourd'hui par la Direction des études économiques de BMO.

« À l'exception de quelques régions, les évaluations restent seulement modérément élevées dans le pays, particulièrement lorsqu'on tient compte des faibles taux d'intérêt, de la démographie, des coûts de construction, de la réglementation en matière d'affectation des sols et de l'afflux de capitaux étrangers », a déclaré Sherry Cooper, économiste en chef, BMO Groupe financier. « Les faibles taux d'intérêt devraient maintenir l'accessibilité pendant un certain temps, pour permettre aux revenus de rattraper les prix élevés et rétablir les évaluations appropriées. »

Un ballon et non une bulle

Selon le rapport, des évaluations élevées impliquent le risque d'une correction importante en cas de choc, comme une montée en flèche des taux d'intérêt, une grave récession ou des investissements étrangers en perte de vitesse. « En l'absence de l'un de ces déclencheurs, une correction marquée est toutefois peu probable », a laissé entendre Mme Cooper. « À notre avis, le marché national de l'habitation est davantage comme un ballon que comme une bulle. Tandis qu'une bulle éclate toujours, un ballon se dégonfle souvent lentement en l'absence d'une "épingle". Dans la plupart des régions, lorsque les évaluations ne sont que modérément élevées, l'air devrait s'échapper lentement, alors que les revenus en hausse rattrapent les prix élevés, ce qui permettra aux évaluations de revenir à la normale avant les taux d'intérêt. »

Mme Cooper a ajouté que bien que la dette des ménages au Canada ait été un objet de préoccupation, les niveaux d'endettement par rapport au revenu ne sont pas aussi inquiétants que certains le laissent entendre et ne déclencheront vraisemblablement pas de correction importante. « Contrairement à ce que soutiennent certains rapports, les Canadiens sont loin d'avoir le fardeau de la dette des Américains au sommet de leur bulle immobilière. Même aujourd'hui, après quatre années de désendettement aux États-Unis, les ratios d'endettement des ménages sont moins élevés au Canada. »

Le coût de l'habitation n'est pas hors de portée

Mme Cooper a fait observer qu'à l'échelle nationale, le coût de l'habitation n'est pas hors de portée pour l'acheteur typique. « En raison des faibles taux d'intérêt, l'acheteur typique d'une maison consacre encore un peu plus du tiers de son revenu disponible aux versements hypothécaires, une proportion qui est à peine supérieure aux normes à long terme. »

Elle a ajouté que les taux d'intérêt ne resteront pas indéfiniment bas et que même une augmentation modérée de deux points de pourcentage pour les porter à des niveaux plus normaux limiterait l'accessibilité et ralentirait le marché. Toutefois, pour les propriétaires actuels, des augmentations de taux modérées ne devraient pas nuire sensiblement à l'accessibilité étant donné qu'environ 68 % des prêts hypothécaires ont une durée fixe - nombre d'entre eux de cinq ans ou plus - et que la plupart des emprunteurs à taux variable passeront vraisemblablement à un taux fixe lorsque les taux commenceront à grimper.

Katie Archdekin, chef des produits hypothécaires, BMO Banque de Montréal, a prévenu que même dans un contexte de faibles taux d'intérêt, les Canadiens devraient se préparer financièrement à l'éventualité d'augmentations futures.

« Peu importe les taux d'intérêt actuels, il est important que les propriétaires et les acheteurs futurs soient prudents et fassent une simulation de crise de leur prêt hypothécaire face à une hausse de taux pour s'assurer qu'ils ont les moyens de respecter leur engagement. Selon la règle empirique, le total des frais d'habitation ne devrait pas représenter plus du tiers du revenu total du ménage. » Mme Archdekin a ajouté que les Canadiens qui ont l'intention d'acheter une maison devraient envisager une période d'amortissement d'au plus 25 ans, qui leur permettra d'économiser des milliers de dollars en frais d'intérêt pendant la durée de leur prêt hypothécaire et de se libérer plus rapidement de leurs dettes.

Voici quelques autres constatations à l'échelle nationale et régionale :

  • La proportion de propriétaires au Canada est à des sommets sans précédent, ayant progressé d'environ quatre points de pourcentage dans la dernière décennie pour s'établir aux environs de 70 %, ce qui supérieur au taux actuel aux États-Unis, soit 66,3 %, et même au taux le plus élevé enregistré aux États-Unis, soit 69,2 %.
  • Le boom national de l'habitation a déjà ralenti, car les ventes canadiennes de maisons n'ont augmenté que de 4,6 % en 2011, tandis que le marché antérieurement surchauffé de Vancouver se calme. Les ventes ont diminué considérablement à Vancouver et restent calmes dans l'ensemble de la Colombie-Britannique.
  • Les ventes restent vigoureuses en Alberta et en Saskatchewan en raison de forts taux d'immigration en provenance des autres pays et des autres provinces, et de la vigueur de la croissance économique stimulée par les investissements. L'Alberta jouit de la création d'emplois dans le secteur privé la plus rapide de trois décennies.
  • La demande reste robuste dans quelques grands centres à l'extérieur de ces trois provinces, notamment Montréal, Toronto, Winnipeg, Halifax et Ottawa.

On peut télécharger l'intégralité du rapport (en anglais seulement) à l'adresse www.bmocm.com/economics.

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