Environnement Canada

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11 déc. 2008 12h55 HE

Le ministre de l'Environnement du Canada présente un énoncé national à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques

POZNAN, POLOGNE--(Marketwire - 11 déc. 2008) - L'honorable Jim Prentice, ministre de l'Environnement, a présenté aujourd'hui l'énoncé national du Canada aux délégués de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. La 14e réunion de la Conférence des Parties (CdP14) marque le début du compte à rebours d'une année vers une échéance convenue pour un consensus international sur un nouvel accord mondial sur les changements climatiques.

"Le Canada croit qu'une vision commune pour une collaboration à long terme qui nous met sur la voie de la réduction des émissions de carbone est nécessaire. Cette vision commune doit assurer la croissance économique constante et la poursuite du développement durable, tout en réduisant les émissions totales de gaz à effet de serre d'au moins 50 p. 100 d'ici 2050, selon le ministre Prentice. Pour atteindre cet équilibre, il faudra agir de concert dans de nombreux domaines à long terme, dont le renforcement de la capacité d'adaptation et l'augmentation de l'approvisionnement mondial en énergies sûres, abordables et propres."

Le ministre Prentice souligne que tous les principaux émetteurs doivent prendre des mesures mondiales urgentes à l'égard des changements climatiques et de l'économie pour atteindre des augmentations spectaculaires en matière d'efficacité énergétique, pour accroître de façon significative l'utilisation de carburants renouvelables qui émettent peu de carbone et pour encourager la mise au point et le déploiement rapides des technologies de production d'énergie propre.

En collaboration avec nos gouvernements provinciaux et territoriaux, le Canada est résolu à mettre en oeuvre un système de plafonnement et d'échange de crédits à l'échelle de l'Amérique du Nord pour les gaz à effet de serre.

"Le Canada est résolu à réduire ses émissions totales de gaz à effet de serre de 20 p. 100 d'ici 2020, tout en s'assurant que les mesures que nous prendrons dans l'avenir sont comparables à celles des autres pays développés, affirme le ministre Prentice. Nous atteindrons cet objectif en mettant en oeuvre des mesures nationales ambitieuses."

Sur le plan intérieur, le Canada s'est fixé l'objectif de répondre à 90 p. 100 de ses besoins en électricité à partir de sources non polluantes, telles que l'hydroélectricité, le nucléaire, le charbon propre et l'énergie éolienne, d'ici 2020. Nous travaillons aussi en étroite collaboration avec les gouvernements provinciaux en investissant massivement dans les technologies propres, dont les biocarburants de la prochaine génération et la démonstration commerciale à grande échelle de captage et de stockage de carbone.

Selon le ministre Prentice, "Il nous incombe à nous seuls de protéger notre climat. En travaillant ensemble et guidés par notre vision commune d'un avenir où les émissions de carbone seront réduites, je suis convaincu que nous pouvons mettre notre planète sur la voie de la durabilité et du progrès économique."


NOTES D'ALLOCUTION POUR L'HONORABLE JIM PRENTICE

ENONCE NATIONAL A LA 14eCdP

POZNAN (POLOGNE)

LE 11 DECEMBRE 2008

Le texte prononcé fait foi


Je vous remercie, monsieur le Président.

Je suis heureux de représenter le Canada à titre de ministre de l'Environnement. Voilà moins de six semaines que j'ai été nommé par le Premier ministre du Canada, le très honorable Stephen Harper.

Je suis fier que des membres de l'opposition du Parlement canadien se joignent à nous ainsi que des ministres du Yukon et des gouvernements provinciaux de l'Alberta et du Québec.

Et j'ai eu l'occasion, ici à Poznan, de rencontrer plusieurs jeunes canadiens et autochtones, qui partagent avec tous les canadiens de profondes inquiétudes vis-à-vis les changements climatiques.

Tout comme le reste du monde, le Canada est préoccupé par la santé de notre planète et vit déjà avec les conséquences des changements climatiques.

Au cours de ces négociations, nous devons insister sur le sentiment d'urgence et la vision commune pour une collaboration à long terme qui nous met sur la voie d'un avenir à basse teneur en carbone. Nous devons nous assurer que cette vision repose sur le meilleur de la science ainsi que sur les connaissances traditionnelles et la voix des peuples autochtones.

Cette vision commune doit assurer une croissance économique permanente et la poursuite du développement durable, tout en réduisant d'au moins 50 p.100 les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050.

La réalisation de cet équilibre nécessitera une collaboration à long terme dans plusieurs secteurs, dont le renforcement de l'adaptation et l'augmentation d'un approvisionnement énergétique sécurisé, abordable et propre dans le monde.

Le Canada a la capacité de contribuer énormément à la réalisation de ce défi. Par exemple, nous avons fixé des objectifs ambitieux pour répondre à nos besoins d'électricité provenant de sources non émettrices, et nous établissons des partenariats afin d'investir dans d'autres technologies propres comme les biocarburants de la prochaine génération ainsi que le captage et stockage du carbone.

Le Canada s'est engagé à réduire ses émissions totales de gaz à effet de serre tout en s'assurant que ses mesures pour aller de l'avant sont comparables à celles des autres pays développés.

Nous avons l'intention d'établir une relation immédiate avec la nouvelle administration américaine afin de trouver une solution à ce problème qui traverse notre frontière.

Nous sommes engagés à élaborer et à mettre en place un système nord-américain de plafonnement et d'échange de droits d'émissions de gaz à effet de serre.

Nous croyons que des mesures globales efficaces sur le changement climatique et l'économie ne peuvent se concrétiser qu'avec l'engagement et la contribution de toutes les grandes économies.

Entre-temps, nous devons augmenter notre aide aux pays les plus démunis et vulnérables, pour les aider à devenir plus résilientes au changement climatique et à s'adapter à ses pires effets.

Afin de soutenir cet objectif, le Canada a récemment annoncé un financement de 100 millions de dollars aux petits Etats insulaires et à l'Afrique.

Nous devons aussi prendre des mesures concrètes pour garantir que les mécanismes financiers internationaux sont suffisants pour offrir à ces pays l'aide dont ils sont tant besoin.

Inspirés par notre vision commune d'un avenir à basse teneur en carbone et notre collaboration, je suis confiant que nous pourrons mettre notre planète sur une nouvelle voie vers la durabilité et le progrès économique.

Je vous remercie.

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