Association des banquiers canadiens

Association des banquiers canadiens

25 mai 2011 13h00 HE

Le président de l'ABC décrit les mesures nécessaires pour maintenir l'avantage bancaire canadien, au profit de l'économie du pays

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 25 mai 2011) - Dans son premier discours en tant que président et chef de la direction de l'Association des banquiers canadiens (ABC), M. Terry Campbell a souligné aujourd'hui l'importance pour le pays de maintenir un système bancaire solide au profit de tous les Canadiens dans le contexte de réglementations financières nationales et mondiales accrues. Dans son allocution, prononcée lors d'un repas organisé par la Chambre de commerce de Toronto, M. Campbell a souligné la grande importance d'un secteur bancaire rentable pour la relance économique du Canada tout en signalant les enjeux politiques internes et internationaux qui doivent être traités afin de veiller à ce que le Canada maintienne l'avantage actuel dont jouit son secteur financier.

" On a tendance à voir l'architecture du nouveau régime – les accords de Bâle III et les normes du Conseil de stabilité financière – comme une chose réglée puisque le cadre fondamental a fait l'objet d'une entente ", a déclaré M. Campbell. " Or, l'initiative est loin d'être terminée : nous nous trouvons au beau milieu d'une mise en œuvre d'une ampleur sans précédent et ce ne sera pas tout. "

Réglementations financières mondiales : besoin de règles de jeu équitables

Après avoir souligné la grande renommée du secteur bancaire canadien sur la scène internationale, M. Campbell a précisé que nous devrions maintenir cet avantage, surtout dans le contexte du nouveau cadre réglementaire international. D'importants travaux sont effectués par les organismes de réglementation internationaux en vue de finaliser les questions de liquidité, de levier financier, de fonds propres d'urgence en cas de non-viabilité, de critères de désignation des institutions financières d'importance systémique, ainsi qu'un éventail d'autres dossiers liés à la réglementation.

" Les pressions en provenance de l'étranger afin que soit appliquée une réglementation accrue à un système bancaire reconnu comme exemplaire ne donnent aucun signe de relâchement. Il importe donc que nos dirigeants canadiens se fassent les porte­parole de l'expérience et de la modération aussi bien en traitant avec les décideurs internationaux qu'au moment de mettre en œuvre ces réglementations au pays ", a ajouté M. Campbell. " L'ABC et ses banques membres désirent collaborer étroitement avec le gouvernement et avec nos organismes de réglementation en vue d'arriver aux résultats justes. Et nous devons nous assurer que toute réglementation additionnelle sera équilibrée et sans conséquences imprévues pour le reste de l'économie. "

Le plafonnement des taux d'intérêt des cartes de crédit pourrait nuire aux consommateurs

Le taux d'intérêt sur les cartes de crédit est un autre enjeu traité par M. Campbell dans son discours. Rappelant que certains appellent au plafonnement des taux d'intérêt sur les carets de crédit, M. Campbell a mentionné que les deux tiers des Canadiens paient la totalité du solde de leur carte de crédit chaque mois (donc ne paient pas des intérêts) et que les cartes de crédit ne représentent que 5 pour cent de la dette totale des ménages. Il a également indiqué que plus de 50 cartes de crédit à faible taux d'intérêt sont offertes au Canada.

" Le système de cartes de crédit canadien doit continuer de se caractériser par la concurrence et par l'ampleur des choix offerts aux consommateurs ", a affirmé M. Campbell. " Le plafonnement arbitraire des taux d'intérêt des cartes de crédit porterait préjudice précisément aux personnes qu'il tente de protéger en réduisant les choix dont elles disposent et en rendant le crédit plus difficilement accessible. Une telle mesure ne sera pas dans l'intérêt principal des consommateurs canadiens. "

Protection de la compétence fédérale sur le secteur bancaire

Se tournant vers les enjeux internes, M. Campbell a noté que l'efficacité mondialement reconnue du système de réglementation canadien ne signifie pas qu'il n'y a pas des améliorations à faire ou des dangers à éviter. Le discours a illustré un point préoccupant, celui des efforts accrus déployés par les provinces pour réglementer les activités bancaires. Par exemple, afin d'assurer une uniformité à l'échelle du pays, le gouvernement fédéral seul devrait établir les politiques des banques dans des domaines comme les cartes de crédit et les réglementations touchant les consommateurs.

" Ne nous méprenons pas : le secteur bancaire relève de la compétence fédérale ", a précisé M. Campbell. " Les efforts déployés par les provinciales pour réglementer le secteur bancaire vont à l'encontre des normes internationales qui visent l'établissement de régimes nationaux rigoureux et cohérents, et elles nuisent à l'efficience de notre économie nationale. Par ailleurs, elles sont déroutantes pour les consommateurs puisqu'elles entraînent un manque d'uniformité et des normes de service qui varient d'une région à l'autre.

M. Campbell a conclu son allocution en soulignant que, malgré le degré d'incertitude qui plane sur le cadre de réglementation international, les banques du Canada ne ménagent aucun effort pour veiller à ce que les Canadiens continuent de profiter du meilleur système bancaire au monde.

Le texte intégral du discours est accessible par le lien suivant : http://www.cba.ca/contents/files/presentations/pre_20110525_tbot_fr.pdf

L'Association des banquiers canadiens représente 52 banques membres, soit des banques canadiennes ainsi que des filiales et des succursales de banques étrangères exerçant des activités au Canada, et leurs 267 000 employés. L'ABC préconise l'adoption de politiques publiques efficaces, favorisant le maintien d'un système bancaire solide et stable au profit des Canadiens et de l'économie canadienne. Également, l'Association encourage la littératie financière pour permettre aux individus de prendre des décisions éclairées en matière de finance. www.cba.ca.

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