Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) - Ottawa

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11 juin 2010 12h11 HE

Le président du SCFP félicite les ministres Flaherty et Duncan pour leur "premier pas positif" en faveur des pensions

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 11 juin 2010) - Paul Moist, président national du SCFP, affirme que le gouvernement fédéral et le gouvernement ontarien font un pas dans la bonne direction en reconnaissant que l'État a un rôle de premier plan à jouer dans la sécurité à la retraite des Canadiens et que l'expansion du Régime de pensions du Canada (RPC) est le meilleur moyen pour y parvenir.

« Après une année de consultations pancanadiennes menées par le gouvernement, il est rassurant de constater que le RPC est vu comme une solution stable et efficace à la crise des pensions au Canada », a précisé M. Moist.

Jim Flaherty et Dwight Duncan, respectivement ministres des Finances du Canada et de l'Ontario, ont tous deux appuyé hier une bonification du système du RPC. Les ministres ont vanté les mérites du RPC et l'ont qualifié de système de retraite sûr, transférable et bien géré.

Bien que Paul Moist se félicite que les ministres appuient l'expansion du RPC, il soutient que le programme aura besoin de plus qu'une modeste bonification pour être véritablement efficace.

« Puisque la plupart des Canadiens n'ont pas de régime de retraite au travail, les prestations du RPC devront s'apprécier considérablement pour leur assurer une véritable sécurité à la retraite. Le SCFP recommande que les prestations augmentent jusqu'à concurrence de 22 000 $ par année. »

À l'heure actuelle, le RPC ne donne qu'entre 6 000 $ et 11 000 $ par année.

M. Moist espère aussi que les ministres des Finances garderont à l'esprit d'autres importantes réformes lorsqu'ils se réuniront à l'Île-du-Prince-Édouard ce week-end pour discuter de pensions.

« Même avec le Supplément de revenu garanti (SRG), plus de 200 000 personnes âgées sont toujours pauvres. Une hausse du SRG permettrait de sortir de la pauvreté des centaines de milliers de retraités », croit Paul Moist.

« Il faut aussi une meilleure réglementation pour protéger les régimes de retraite au travail contre les faillites. J'espère que les ministres des Finances auront appris de l'expérience de Nortel. »

Toutefois, M. Moist se dit « prudemment optimiste » quant à l'appui qu'accordent les ministres au RPC. « L'appui à une solution sûre et publique à la crise des pensions au Canada est un premier pas très positif. Au moment où nos ministres des Finances s'apprêtent à se réunir ce week-end, j'espère que d'autres leaders provinciaux appuieront aussi cette très nécessaire expansion du RPC. »

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