Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)

Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)

13 janv. 2014 14h40 HE

Le refus des libéraux d'honorer l'entente intervenue avec le SCFP menace le Projet de loi 122

TORONTO, ONTARIO--(Marketwired - 13 jan. 2014) - Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a annoncé aujourd'hui qu'en raison du refus du gouvernement libéral d'honorer son entente vieille d'un an intervenue avec les travailleuses et travailleurs de soutien scolaire, le syndicat ne peut pas soutenir le Projet de loi 122, la Loi sur la négociation collective entre enseignants et conseils scolaires.

Le SCFP a également demandé aux députés provinciaux de tous les partis de retirer leur soutien à ce Projet de loi.

Le président national du SCFP, Paul Moist, s'est joint à Fred Hahn, président du SCFP-Ontario, et à Terri Preston, présidente du Comité du SCFP sur les conseils scolaires, lors d'une conférence de presse qui se tenait à Queen's Park, aujourd'hui.

« Le gouvernement libéral a affirmé que le Projet de loi 122 permettrait d'éviter le genre de chaos que le Projet de loi 115 a provoqué dans nos écoles, » a déclaré M. Hahn. « Nous vous disons aujourd'hui que cela est voué à l'échec parce que, depuis un an, le gouvernement refuse d'honorer et de respecter l'entente qu'il a signé avec le SCFP l'année dernière en vertu du Projet de loi 115. Il a trahi la confiance des travailleuses et travailleurs de soutien scolaire, l'épine dorsale de nos écoles. »

Le SCFP a 627 000 membres et est le plus grand syndicat au Canada. Il négocie avec succès des milliers de conventions collectives chaque année. Le président national Moist a exprimé son incrédulité face à la situation en Ontario :

« C'est du jamais vu. Pourquoi l'Ontario est-elle si déficiente à cet égard? Pourquoi la province n'est-elle pas à la hauteur de l'entente qu'elle a signé? Il nous semble y avoir un manque de volonté politique. »

Le refus du gouvernement de respecter son entente avec le SCFP a entraîné une année de disparité entre les travailleuses et travailleurs de soutien scolaire à l'emploi des conseils scolaires de l'Ontario, a déclaré la présidente du Comité, Terri Preston.

« Le gouvernement est cause d'inégalité dans les écoles, tout le contraire de l'objectif que les ententes centrales s'étaient fixés, » a-elle ajouté. « Des travailleuses et travailleurs de soutien scolaire effectuant le même travail, à pied d'œuvre à un pas l'un de l'autre mais pour différents Conseils, sont traité(e)s différemment. Cela n'a aucun sens. Ce n'est pas juste. Dans le cadre de l'accord que nous avions négocié, cela n'aurait jamais dû arriver. »

Le SCFP a également demandé aux députés provinciaux de tous les partis de retirer leur soutien au Projet de loi 122 jusqu'à ce que le gouvernement respecte l'accord qu'il a négocié, l'an dernier. Nous ne soutiendrons la discussion d'amendements devant être apportés au Projet de loi qu'une fois ceci fait, a déclaré le syndicat.

Fred Hahn a conclu : « Pour nous, c'est une question de bons sens. Nous maintenons qu'il est temps pour le gouvernement de mettre chaque chose à sa place et de finir ce qu'il a commencé. Qu'il prouve d'abord qu'il peut respecter l'entente qu'il a signé avant d'en négocier une autre. Sinon, pourquoi devrions-nous soutenir ce Projet de loi? »

Le SCFP représente 55 000 travailleuses et travailleurs de soutien scolaire des Conseils scolaires publics, catholiques, francophones et anglophones à l'échelle de la province. Ce sont des aides-enseignant(e)s, des secrétaires, des instructrices et instructeurs, des éducatrices et éducateurs de la petite enfance, du personnel consultatif communautaire, des préposé(e)s au service alimentaire, des bibliotechnicien(ne)s, des concierges et autres qui sont l'épine dorsale de notre système d'éducation.

Renseignements

  • Mary Unan
    Communications du SCFP
    416-206-5609

    Craig Saunders
    Communications du SCFP
    416-576-7316