Agence spatiale canadienne

Agence spatiale canadienne

06 nov. 2014 15h40 HE

Le satellite canadien SCISAT réalise une importante découverte pour la compréhension de l'évolution de la couche d'ozone

LONGUEUIL, QUÉBEC--(Marketwired - 6 nov. 2014) - Grâce au satellite canadien SCISAT, une équipe internationale de scientifiques a constaté une augmentation récente et imprévue du niveau de chlorure d'hydrogène (HCl) stratosphérique dans l'hémisphère Nord.

Les données recueillies au moyen de SCISAT et d'autres satellites et instruments de mesure au sol ont permis à l'équipe scientifique d'établir que la présence accrue de HCl stratosphérique est attribuable au ralentissement de la circulation atmosphérique dans l'hémisphère Nord. Cette découverte pourrait désormais avoir une incidence sur l'analyse scientifique de l'évolution de la couche d'ozone stratosphérique.

Depuis 1989, la mise en œuvre du Protocole de Montréal de l'ONU a contribué à la réduction globale des émissions de chlorofluorocarbures (CFC). Les CFC sont responsables de l'appauvrissement de la couche d'ozone qui nous protège des rayons ultraviolets. En se fractionnant dans la stratosphère, ces substances libèrent des atomes de chlore sous forme de HCl. Dans certaines conditions, le HCl peut se transformer en d'autres molécules contenant du chlore qui détruisent l'ozone.

En bref

  • Lancée en 2003, la mission canadienne SCISAT, que dirige l'Agence spatiale canadienne, a pour objectif de mesurer les quantités d'ozone et d'autres molécules connexes dans l'atmosphère terrestre.
  • Les mesures effectuées par le satellite contribuent également à l'étude de la chimie atmosphérique, laquelle influe sur la qualité de l'air au-dessus du Canada, y compris de l'Arctique.
  • Ces données spatiales permettent de valider la cote air santé et l'indice UV au Canada.
  • SCISAT est reconnu mondialement pour ses mesures de plus de 40 constituants atmosphériques. ABB Inc. a mis au point l'instrument ACE-FTS tandis que Bristol Aerospace Ltd. (aujourd'hui Magellan Aerospace) a construit la plateforme du satellite. Le fonctionnement de l'engin spatial est assuré par les systèmes réalisés par SED. Le professeur Peter Bernath de l'Université de Waterloo agit en tant que chercheur principal de la mission. Mme Kaley A. Walker (Ph. D.) de l'Université de Toronto assume les fonctions de cochercheuse.

Citations

« Les données fournies par SCISAT ont joué un rôle essentiel dans la détermination des altitudes auxquelles ces changements se sont produits. Sans ces mesures du HCl, réalisées dans la basse atmosphère avec une grande fiabilité par l'instrument canadien, nous ne serions pas parvenus à cette conclusion. Aucun autre instrument n'avait jusqu'à maintenant transmis un aussi vaste ensemble de produits de données. »

Peter Bernath, chimiste à l'Université de Waterloo et chercheur principal (CP) de l'instrument ACE-FTS.

« À l'origine, l'instrument était destiné à l'étude de l'ozone et des molécules contribuant à la production et à la destruction de l'ozone. Nous avons maintenant réussi à élaborer d'autres produits de données qui nous permettent de contribuer à des travaux menés dans d'innombrables domaines. »

Kaley A. Walker, physicienne chimiste à l'Université de Toronto.

« Pour nous, l'instrument s'est révélé un énorme succès commercial de même qu'une réussite scientifique d'importance pour les chercheurs canadiens. Nous avons fait un très bon coup. Les 20 millions de dollars que le Canada a investis dans l'instrument se sont traduits par des ventes surpassant les 100 millions de dollars. C'est remarquable - L'équipe au complet peut se féliciter d'un succès aussi retentissant. »

Marc-André Soucy, Directeur de l'industrie de la télédétection chez ABB Inc.

Liens connexes

Page Web de l'Agence spatiale canadienne sur SCISAT et l'instrument ACE-FTS

Article dans Nature (en anglais seulement)

Twitter : @csa_asc

Suivez-nous dans les médias sociaux!

Renseignements