Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)



Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)

17 déc. 2012 14h30 HE

Le SCFP au ministre Flaherty : "Cessez de bloquer les améliorations au RPC"

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 17 déc. 2012) - Réunis à Chelsea, au Québec, les ministres provinciaux des finances ont progressé fortement dans le dossier de l'amélioration du Régime des pensions du Canada. Le seul obstacle qui empêche leurs efforts de se concrétiser, c'est le gouvernement fédéral.

« L'insécurité des retraites est une crise nationale en pleine croissance et elle requiert une prise en charge nationale, soutient le président national du SCFP, Paul Moist. Or, au lieu d'aller de l'avant, le gouvernement actuel détruit petit à petit notre système de retraite. Et voilà maintenant que M. Flaherty adopte une position sans précédent dans ce dossier, en exigeant que toutes les provinces s'entendent - un pourcentage plus élevé que celui requis afin d'amender la constitution. »

La Loi sur le Régime de pensions du Canada stipule clairement que l'adoption de modifications au RPC se fait à la majorité des 2/3 des provinces représentant 2/3 de la population. Cette exigence de la loi est respectée, puisque neuf des dix provinces sont ouvertes à l'amélioration du RPC et du RRQ. Or, le ministre Flaherty a déclaré que le gouvernement n'ira pas de l'avant dans ce dossier tant que toutes les provinces n'auront pas donné leur accord.

« M. Flaherty soutient que l'économie va trop mal pour qu'on bonifie le RPC, mais on avait servi le même argument en 1997, lors de la dernière hausse des cotisations, rappelle M. Moist. Et après cette hausse, le taux de chômage au pays a baissé régulièrement. C'est la preuve statistique que l'argument de M. Flaherty ne tient pas. »

« Le seul obstacle à l'amélioration du RPC, poursuit M. Moist, c'est le refus d'agir du gouvernement fédéral. Ce refus s'ajoute à une longue liste de gestes de ce gouvernement irrespectueux envers les aînés, un gouvernement qui laisse tomber les Canadiens lorsque vient le temps de sécuriser leurs retraites. »

Dans le projet de loi budgétaire omnibus de l'an dernier, les Conservateurs ont fait passer l'âge d'admissibilité à la Sécurité de la vieillesse de 65 à 67 ans. Cette politique obligera plusieurs Canadiens à travailler plus longtemps, en plus de pénaliser les gens à faible revenu de façon disproportionnée.

De concert avec plusieurs groupes syndicaux, organismes d'aide aux aînés et gouvernements provinciaux, le SCFP appuie le renforcement du Régime de pensions du Canada et le retour de la Sécurité de la vieillesse à partir de 65 ans.

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