Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)

Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)

10 déc. 2014 08h00 HE

Le SCFP demande au gouvernement fédéral de faciliter la réunification des familles des travailleuses migrantes

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 10 déc. 2014) - Les décisions récentes du gouvernement conservateur auront pour effet de séparer des centaines de femmes de leurs enfants, souvent pour plusieurs années, voire de manière permanente. Les changements apportés au Programme des aides familiaux résidants (PAFR) compliquent injustement la vie des travailleuses migrantes qui souhaitent devenir citoyennes canadiennes. Des milliers de travailleuses vulnérables devront en effet être séparées de leur famille plus longtemps pour garder leur emploi.

« Le Syndicat canadien de la fonction publique demande au gouvernement conservateur d'annuler les modifications au PAFR et d'ainsi faciliter la réunification des familles des travailleuses et travailleurs migrants. Des milliers de travailleurs migrants, surtout des femmes, entrent au Canada pour travailler comme aides familiaux auprès d'enfants canadiens. Notre pays ne devrait pas les remercier de leur contribution en les exploitant », a déclaré le président national du SCFP, Paul Moist.

L'exécutif national du SCFP a adopté une résolution d'opposition aux changements abusifs apportés au PAFR. Il réclame de meilleures politiques qui permettront aux aides familiaux d'entrer au Canada accompagnés de leur famille. Cette résolution réclame aussi des modifications au PAFR et au Programme des travailleurs étrangers temporaires afin qu'ils protègent les droits des travailleurs migrants, en plus de répondre aux besoins des employeurs canadiens.

« Il faut modifier ces programmes pour qu'ils respectent les droits des travailleurs migrants, par exemple en rendant les permis de travail ouverts et spécifiques à une occupation donnée. En vertu des programmes actuels concoctés par les Conservateurs, les travailleurs migrants signent le plus souvent un contrat à long terme avec leur employeur, ce qui les rend encore plus vulnérables à l'exploitation ou à une déportation injustifiée », a expliqué Paul Moist.

Le SCFP demande au Canada de signer la Convention concernant le travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques (C189) de l'Organisation internationale du travail (OIT), ainsi que la Convention de l'ONU sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille. Enfin, le syndicat demande au gouvernement conservateur de se conformer à la Déclaration universelle des droits de l'homme dans tout le dossier des travailleurs migrants.

Le SCFP demande l'élimination des programmes actuels de travail temporaire. Au lieu, le syndicat propose que tous les travailleurs étrangers aient accès à l'acquisition de connaissances et aux stages d'apprentissage, à un salaire décent et à la sécurité du revenu, ainsi qu'au statut de résident permanent dès l'entrée au pays. Des investissements accrus dans les programmes sociaux et les services publics, de même qu'un programme d'immigration bonifié, seraient aussi profitables aux travailleurs étrangers.

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